VIOLATION DE LA CORRESPONDANCE DE L'AMBASSADE DE FRANCE EN GUINÉE EQUATORIALE

AGAPITO MBA MOKUY Ministre des Affaires Etrangères essaie de vendre l'idée d'un complot de la FRANCE et de la SUISSE au niveau même de la Cour internationale de justice en se servant d'une officine créée par OBIANG et d'un espion, réfugié politique gabonais résidant en France M. Jean-Pierre ESSONO MENIE qui vient de publier un courriel confidentiel de l'Ambassade de France en Guinée équatoriale.

Un croquis vaut mieux qu'un long discours....

A notre plus grande surprise, nous avons pris connaissance d'une correspondance confidentielle de l'Ambassade de France en Guinée Equatoriale publiée intégralement et comportant deux pages sur le site internet  :
http://www.laotravoz.info/
sous l'intitulé : une dégradation marquée du climat des affaires, M. Jean-Pierre ESSONO MENIE responsable du site publie intégralement un document à caractère confidentiel d'une Ambassade, en violation de l'article 226-15 du code pénal qui stipule que le fait, commis de mauvaise foi, d'ouvrir, de supprimer, de retarder ou de détourner des correspondances arrivées ou non à destination et adressées à des tiers, ou d'en prendre frauduleusement connaissance, est puni d'un an d'emprisonnement et de 45000 euros d'amende. Est puni des mêmes peines les correspondances transmises ou reçues par la voie des télécommunications.

voir les documents :

http://www.laotravoz.info/Exclusivite--Refus-des-societes-Francaises-Total-et-Bouygues-de-payer-les-impots-L-ambassadeur-de-France-en-Guinee_a2056.html

pièce probante téléchargeable sur le site en cliquant sur la fenetre : doc041116_04112016175309.pdf DOC041116-04112016175309.pdf  (884.42 Ko)

Ainsi, M. Jean-Pierre ESSONO MENIE a publié in extenso l'image recto verso d'un " courriel formel " de l'Ambassade de France en République de Guinée équatoriale en date du 29 octobre 2016, destiné à la Direction Afrique et Océan Indien du Quai d'Orsay, sous la référence CF-2016-781928 dont le rédacteur serait M. Yves BRANQUET et qui comporte le nom et prénom de S.E l'Ambassadeur de France en Guinée équaoriale comme signataire en deuxième page et ce sans la signature ni le cachet de l'Ambassade, ce qui est le cas généralement lorsqu'il s'agit d'un courriel, sauf s'il y a la signature électroque.

Les documents, publiés sur le site internet LAOTRAVOZ, dont le nom de domaine à été créé par M. Santiago ONDO OBIANG (OBIANG comme par hasard) est domicilié 15 CALLE CAMERUN à MALABO, site placé sour la responsabilité éditoriale de M.  Jean-Pierre ESSONO MENIE.

S'agissant d'un courriel les documents publiés  ne comportent ni la signature de l'Ambassadeur ni le cachet de l'Ambassade...

À l'examen de cette affaire, plusieurs suppositions sont possibles :

1-  Il s'agit d'un faux et d'une opération montée de toute pièce par Jean-Pierre ESSONO MENIE et Agapito MBA MOKUY qui, comme par hasard au même moment et sur le même site internet, publient la déclaration, avec la photo du ministre, le titre et la déclaration suivante :« On ne peut plus mépriser un Etat africain comme la Guinée équatoriale ». M. Agapito MBA MOKUY, chef de la diplomatie équatoguinéenne, revient sur les saisies des biens, en France et en Suisse, du Vice-président Téodoro NGUEMA OBIANG MANGUÉ. Le 3 novembre, la justice suisse a saisi 11 véhicules de luxe appartenant à M. Téodorin NGUEMA OBIANG, le Vice-président du pays et fils...", etc.

sources : http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/11/09/on-ne-peut-plus-mepriser-de-la-sorte-un-etat-africain-comme-la-guinee-equatoriale_5028079_3212.html

2- Il s'agit d''un vol de document avant signature et cachet de l'Ambassadeur dans l'Ambassade par un complice qui pourrait être un employé local agissant dans une mission de contre espionnage, si c'est une personne de l'Ambassade, ce serait un cas de haute trahison avec toutes les conséquences de droit.

3-  Il s'agit d'une interception de documents officiels, codés ou non, lors d'une transmission par voie hertzienne, internet, fax ou par la valise diplomatique...

Quoiqu'il en soit, une enquête s'impose, car s’il y a eu interception de documents, c'est en violation de la Convention de Vienne sur les immunités et privilèges diplomatiques, ce qui serait effectivement une violation du droit international, une chose dont la Guinée équatoriale est coutumière.

La violation des traités ou du droit international ne fait pas peur à la Guinée équatoriale... n'a-t-elle pas signée une Convention à l'ONU pour l'abolition de la torture, alors que cela est pratiqué couramment, ainsi comme l'ont montré récemment encore des exemples vidéos sur internet avec le témoignage d'un rescapé de cet enfer qui a subi la torture à la prison de black Beach, puis c'est M. Roberto BERARDI, qui nous a renseignés sur les us et coutumes des pratiques du régime d'OBIANG : des tortures qui continuent à se pratiquer même dans les sous-sol du palais présidentiel, pendant que, dans le même temps, la Croix rouge visite les prisons dans lesquelles des militants du parti présidentiel prenaient la place des prisonniers qui n'étaient pas présentables en raison des sequelles de tortures dont leurs corps était couvet.

Pour mémoire, M. Agapito MBA MOKUY est le chef de la diplomatie équatoguinéenne qui a "compromis", le mot n'est pas trop fort, les relations diplomatiques avec la France.

En effet, c'est M. MBA MOKUY qui est l'inventeur du tristement célèbre Prix UNESCO-OBIANG NGUEMA MBASOGO pour la recherche en sciences de la vie, qui fut très controversé, au point que la communauté internationale a fini par n' accepter ce prix de 3 millions de dollars qu'à la condition que le nom du dictateur OBIANG soit enlevé dans le nom du Prix.

Récemment encore, ce prix, contesté en raison également de la précarité des soins dispensés en Guinée équatoriale et de l'absence de résultats de la politique de santé qui a fait que tous les cadres et dirigeants - OBIANG en tête - vont se faire soigner à l'étranger..., a fait parler de lui par la découverte d'une copie du chèque de 3 millions de dollars, émis non pas par le trésor public, ni par la fondation OBIANG, qui devait financer ce prix, mais par une société étrangère, avec un chèque émis sur une banque domiciliée à Malte, ce qui fait que l'UNESCO a été questionné sur l'origine de ce versement qui paraît douteux... A ce sujet, l’UNESCO n'a toujours pas fait connaitre sa réponse...

Il est vrai que la France s'était opposée, dès l'origine, à ce prix qui semblait n'être que de la poudre aux yeux pour la communauté internationale et qui a fini de prouver les errements et dysfonctionnements d' un régime vautré dans la corruption et la décadence de ses dirigeants...

C'est également M. AGAPITO MBA MOKUY qui a donné l'ordre à Mme Mariola BINDANG OBIANG, ambassadrice de la Guinée équatoriale en France, à l'époque, d'aller installer des plaques d'identification et le drapeau de l'Ambassade de laGuinée équatoriale du 29 boulevard de Courcelles au 42 avenue Foch dans un immeuble saisi par la justice française... alors qu'à de multiples reprises, le quai d'Orsay avait refusé ce transfert...

On comprend les manoeuvres engagées par les autorités équato-guinéennes et leur désaroi, après l'excellence des arguments avancés par la FRANCE devant la Cour de Justice Internationale de LA HAYE, en mettant en avant le fait que le requérant Obiang fils, n'avait ni le statut de diplomate, ni celui de Chef de l'Etat, et que l'Ambassade de Guinée équatoriale en FRANCE n'avait jamais obtenu l'accord du Quai d'Orsay pour s'installer au 42 Avenue FOCH à PARIS et encore moins dans un immeuble saisi par la Justice,          

Il est patent que M. AGAPITO MBA MOKUY, Ministre des Affaires étrangères de la Guinée équatoriale essaie de discréditer par avance le jugement qui risque d'être rendu par la Cour Internationale de Justice, d'autant qu'il est en poste depuis l'affaire des biens mal acquis qui a vus se succéder une dizaine d'avocats, il est donc coutumier de cette détérioration par tout ce qui précède, le fait d'avoir été "le génial inventeur" du prix UNESCO GUINÉE ÉQUATORIALE pour la recherche en sciences de la vie qui a connu le succès international en matière d'opposition à sa remise que l'on sait.

A ce sujet, et une stupidité s'ajoutant à une autre, l'Ambassadeur de la République de Guinée équatoriale en France, S; E. M. MIGUEL OYONO NDONG MIFUMU qui semble ne pas connaître la Convention de Vienne, a fait valoir que les visas du personnel de l'Ambassade dont celui de l'Ambassadeur de FRANCE à Malabo ont été délivrés avenue Foch, et qu'ainsi c'est bien une reconnaissance formelle du changement d'adresse de l'Ambassade de Guinée équatoriale qui doit être validée par les autorités françaises...

Ne parlons pas non plus des plaintes des fournisseurs qui n'arrivent pas à se faire payer leurs factures par l'ambassade de la  Guinée équatoriale...

Il en est de même dau pays, ainsi en Guinée équatoriale, la démonstration vient de nous être faite avec l’opérateur Orange, qui à fait saisir récemment un Boein de la Guinée équatoriale, à Lyon, pour être payé de dettes vielles de plusieurs années...

Idem également pour Total, qui avait du arrêter la distribution du carburant en Guinée équatoriale, vu que d'importantes factures étaient impayées, entraînant ainsi une pénurie de carburant, que la société Gépétrol, qui devait remplacer Total, n'a pas réussi à régler le problème d'approvisionnement.

Idem pour la Société générale dont on sait ce que le fils OBIANG en a fait par ses exigences en cash, lequel a fait fuir la direction de l'époque... la Société générale a essayé de revendre la banque, mais pas une banque dans les 54 états n'a voulu la reprendre dans ce pays, gangrainé par la corruption.

Tout cela fait que l'on peut affirmer, sans problème, que M. Agapito MBA MOKUY est responsable personnellement de la détérioration des relations diplomatiques avec la France, raisons pour lesquelles son président et lui même n'arrivent pas malgré ses multiples demandes dont il vient de fair état, à se faire recevoir officiellement en France, que ce soit au quai d'Orsay ou à la présidence de la République, et ce tant que des manoeuvres comme celles que l'on vient de dénoncer auront lieu, même si, pour tromper l'opinion publique, des conférences de presse et des voyages de presse sont organisées par le journaliste, réfugié en France d'un pays ou règne la dictature qui s'est mis depuis plusieurs années au service d'un autre dictateur, qui s'appelle OBIANG et de l'Ambassade de Guinée équatoriale et de son ministre des Affaires étrangères pour le prix UNESCO, comme on a pu l'entendre sur les ondes d'Africa numéro 1, présenté comme une personnalité compétente il est venu faire maladroitement le service après-vente du dictateur et il n'a même pas pu donner le nombre exact de plaignants qui ont porté plainte initialement dans l'affaire des biens mal acquis qui doit être jugée en France début janvier 2017.

En résumé, si l'on veut qu'il y ait de bonnes relations internationales, il vaudrait mieux que M. Agapito MBA MOKUY démissionne, car ce n'est pas en faisant distribuer des médailles et des décorations aux ambassadeurs des pays présents en Guinée équatoriale et en mettant à son service certains journalistes et certains organes de presse... que les relations internationales pourront s'améliorer...

Dans un pays ou les droits fondamentaux sont bafoués en permanence, ce vol ou détournement de correspondance d'une Ambassade prouve une fois de plus que les règles de droit n'existent pas dans ce petit pays dirigée d'une main de fer par le dictateur sanguinaire OBIANG NGUEMA MBASOGO avec l'aide de sa famille, et de son clan, au point rappelons le d'avoir assassiné plus de 310 personnes qui ont voulu leur barrer la route pour se maintenir au pouvoir. Tous ces crimes, détournements sont effecués en toute illégalité comme les dernières élections viennent de le prouver, le dictateur OBIANG ayant violé la constitution en se présentant plus de deux fois aux élections présidentielles, a fait un score incroyable à inscrire au livre des records de la triche, puisque de nombreux bureaux de vote avaient plus de votants que d'inscrits lesquels n'ont pas manqué de voter massivement en sa faveur, pour lui permettre d'atteindre - et cela est franchement risible - 97,1% des suffrages.

 

 

 

 

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