PEINE DE PRISON FERME DE 4 ANS AVEC MANDAT D'ARRET REQUISE CONTRE LE FILS OBIANG

LES PEINES REQUISES PAR LE PROCUREUR DE LA RÉPUBLIQUE CONTRE TEODORO NGUEMA OBIANG MANGUE SONT AGGRAVÉES : 4 ANS DE PRISON FERME AVEC DEMANDE DE DÉLIVRANCE D'UN MANDAT D'ARRÊT INTERNATIONAL.

COMPTE RENDU D'AUDIENCE DE LA COUR D'APPEL DE PARIS DU LUNDI 16 DÉCEMBRE 2019

LES PEINES REQUISES PAR LE PROCUREUR DE LA RÉPUBLIQUE CONTRE TEODORO NGUEMA OBIANG MANGUE SONT AGGRAVÉES : 4 ANS DE PRISON FERME AVEC DEMANDE DE DÉLIVRANCE D'UN MANDAT D'ARRÊT INTERNATIONAL.              

Dans le procès de TEODORO NGUEMA OBIANG MANGUE dans l'affaire des biens mal acquis qui se tient devant la Cour d'Appel de PARIS, l'audience du lundi 16 décembre 2019 a été celle des plaidoiries des avocats des parties civiles et des réquisitions du Procureur de la République qui a reconnu la place que devait jouer la COALITION CORED en tant que partie civile qui avait tout à fait sa place sans ce procès et le rôle qu'elle devait avoir dans le cadre de l'indemnisation des victimes de la dictature dont on sait qu'il est désormais impossible de pouvoir restituer les avoirs au pays en l'absence de régime démocratique en place.

Les nombreuses accusations fondées qui ont donné lieu en première instance à la condamnation de TEODORO NGUEMA OBIANG MANGUE à des amendes et peines de prison avec sursis ainsi qu'à la confiscation des voitures et de l'immeuble de l'avenue FOCH et de son contenu ont été étayées et soutenues par les avocats de SHERPA, Me WILLIAM BOURDON et de la CORED avec Me JEAN-PIERRE SPITZER.

Le fait pour les avocats du fils OBIANG (Me EMMANUEL MARSIGNY, THIERRY MAREMBERT et SERGIO ABESO TOMO), de vouloir mettre l'écart la CORED faute d'avoir une ancienneté de plus de 5 ans n'est pas un motif sérieux et encore moins valable, car il a été fait état et prouvé que les parties civiles dont la COALITION CORED qui regroupe plus de 20 partis politiques et associations en exil a en son sein des partis et associations qui ont plusieurs décennies d'existence légale, ce qui était une association est devenu une Fédération.

Les faits reprochés concernant l'enrichissement de TEODORO NGUEMA OBIANG MANGUE en tant que ministre des forêts devenu multi-millionnaire trouvent leur financement dans la société du fils OBIANG, la SOMAGUI FOREST qui a organisé la déforestation massive de la forêt équato-guinéenne, laquelle catastrophe a été observée par satellite, ce qui constitue un crime contre l'environnement et les générations futures qualifié "d'ÉCOCIDE" qui s'est traduit par le blanchiment, auquel s'ajoute l'impôt révolutionnaire imposé aux entreprises contre confiscation du passeport des dirigeants, la détention arbitraire de chefs d'entreprises pour leur arracher leur signature par la torture ou des assassinats effectués devant eux pour les obliger à signer pour ne pas avoir à subir le même sort (affaire BERARDI), la séquestration de réfugiés politiques kidnappés à l'étranger par ailleurs parties civiles dans le procès des biens mal acquis (Francisco MICHA OBAMA, équato-guinéen, réfugié politique en Espagne et Fulgencio OBIANG ESONO, équato-guinéen, réfugié politique en Italie) lesquels sont actuellement dans la prison de BLACKBEACH à MALABO.

On a entendu les doléances du président de la CORED, sequestré, torturé, condamné à mort par le régime qui a pu être exfiltré par la pression internationale et que le pouvoir équato-guinéen vient récemment de tenter de faire assassiner à son domicile à LONDRES comme le pouvoir l'avait fait à MADRID contre d'autres témoins dénonçant l'exil forcé de 250.000 équato-guinéens venus se réfugier sur tous les continents et notamment en augmentant le flux migratoire vers l'Europe, lesquels ne demandent qu'à retourner au pays le jour ou un véritable régime démocratique sera mis en place, or la corruption et le blanchiment font partie des armes financières qui ont permis au président actuel et à sa famille de se maintenir au pouvoir sans interruption depuis plus de 40 ans.

Depuis le jugement de la 32ème Chambre du Tribunal correctionnel de Paris, malgré le sérieux avertissement donné par le Tribunal assorti d'une peine de 3 ans de prison et 30 millions d'amende avec sursis, ainsi que la confiscation de tous ses biens meubles et immeubles, le fils OBIANG n'a fait que continuer voir augmenter ses achats compulsifs basés sur le blanchiment que ce soit en SUISSE, au BRÉSIL, le tout dans la parfaite impunité ce qui est une véritable provocation.

Le témoin cité par la défense en soutien du fils OBIANG, en la personne de LUCAS ABAGA NCHAMA l'ex ministre des Finances, de l'Économie et de la Planification révoqué le 8 avril 2019 a fait une prestation de serment assortie d'un témoignage catastrophique en raison du rôle qu'il avait joué en tant qu'ancien gouverneur de la banque des États d'Afrique centrale (BEAC) dont il fut le gouverneur de 2010 à 2017 qui devait valider tout les virements importants effectués à l'étranger pour le fils OBIANG sauf ceux du Trésor Public, ce qu'il a reconnu à l'audience et qui n'a fait qu'aggraver l'appréciation que l'on pouvait avoir sur les mouvements de fonds effectués au profit du fils OBIANG avec un rappel sur la manière dont il venait chercher des fonds à la SOCIÉTÉ GÉNÉRALE DE BANQUE avec des hommes armés.

Tout cela aggravé par le fait qu'il est impossible aujourd'hui de parler de corruption en guinée équatoriale, le mot est interdit et le premier qui en parle et non celui qui la commet peut aller directement en prison... ou pire, en allant rejoindre la liste des 310 personnes dont la liste ne fait qu'augmenter et qui ont été assassinées pour permettre au régime de se maintenir au pouvoir, raison pour laquelle les seuls endroits pour en parler et sanctionner ces faits qui relèvent de la criminalité transnationale sont les tribunaux étrangers... en attendant qu'un nouvel ordre judiciaire impartial et indépendant puisse fonctionner en guinée équatoriale.

C'est ce qui a entraîné le Procureur de la République près la Cour d'Appel de Paris, tenant compte du fait que la question soulevée concernant l'immunité diplomatique du fils OBIANG avait entraîné un rejet de la Cour Internationale de Justice (CIJ), et que son poste de ministre de l'agriculture et des forêts, ni celui de deuxième vice-président, ni celui de premier vice-président, ni celui de général ne pouvaient lui permettre de bénéficier de la moindre immunité diplomatique, il a requis et demandé à la Cour d'appel la condamnation de TEODORO NGUEMA OBIANG MANGUE à :

- 4 ans de prison ferme avec délivrance d'un mandat d'arrêt international

- 30 millions d'euros d'amende

- confirmation de la confiscation de tous les biens (véhicules, meubles et immeuble de l'avenue FOCH)

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