AU PROCES DES BIENS MAL ACQUIS LA CORED REPRÉSENTE 19 PARTIS ET ASSOCIATIONS EQUATO

La coalition Cored qui représente 19 partis politiques et associations Équato-guinéens dans la procédure des biens mal acquis engagée devant le tribunal correctionnel de Paris, s'est constituée partie civile aux côtés de l'association Sherpa et de l'Association Transparency international France tient à dénoncer les manœuvre de distraction du régime du Président Obiang Nguema Mbasogo

 

La coalition Cored qui représente 19 partis politiques et associations Équato-guinéens dans la procédure des biens mal acquis engagée devant le tribunal correctionnel de Paris, s'est constituée partie civile aux côtés de l'association Sherpa et de l'Association Transparency International France tient à dénoncer les manœuvre de distraction du régime du Président Obiang Nguema Mbasogo pour que son fils ne soit pas jugé en France.

Alors qu'en Guinée équatoriale le droit de manifester est interdit et réprimé comme on a pu le voir récemment avec la grève des étudiants et celle des chauffeurs de taxi, la Cored dénonce la manifestation organisée par le gouvernement équato-guinéen lundi 19 juin 2017, qui a fait une note dans chaque ministère pour que les fonctionnaires se rendent devant les locaux du parti présidentiel, en vue d'organiser ensuite une marche de protestation devant l'ambassade de France en Guinée équatoriale à Malabo.

La Cored déclare inadmissible le faite de paralyser toute l'administration équato-guinéenne pendant toute une journée, pour apporter son soutien à un voleur présumé mais qui a d'ores et déjà reconnu des faits identiques pratiqués de la même manière dans d'autres pays et pour lesquels il a du s'acquitter de 30 millions de dollars pour éviter une confiscation totale de ses biens et une peine de prison ferme.

Par conséquent, la Cored demande à la population de ne pas participer à cette manifestation.

Ce qu'il y a de bien dans les pays où règne la dictature, c'est que les dictateurs ou les membres de leur famille ont toujours besoin de donner des explications à l'opinion publique et à la presse avant le jugement, dans des déclarations ou des conférences de presse mais qu'en aucun cas ils ne viennent exposer leurs arguments en personne devant le tribunal.

On a vu que Teodoro Nguema Obiang Mangue est un spécialiste des vidéoconférences. En aucun cas, qu'il soit ministre vice président ou simplement citoyen il ne se rendra en personne chez un juge, car bien entendu il n'a rien à se reprocher et en plus il n'a aucune explication à donner...

Comme un voleur il se cache, et demande aux robes noires des avocats de venir le remplacer pour venir raconter ses méfaits sous forme de contes de fée sur le thème "tout est bien qui finit bien, tout le monde est content, tout le monde est heureux…"

Teodoro se cache et ne viendra jamais devant un tribunal, car il sait que sa cause est indéfendable et par conséquent perdue d'avance.

Ainsi dans cette affaire des biens mal acquis, ce qui est intéressant, c'est d'entendre avant qu'ils ne viennent devant le tribunal l'exposé de tous leurs motifs déballés devant la presse dans non pas une, mais deux CONFÉRENCES DE PRESSE, organisées en catimini pour ne pas dire en toute discrétion, avec des journalistes ou plutôt des soit disant amis quand ils ne sont pas fonctionnaires équato guinéens, triés sur le volet, dans des lieux aussi prestigieux que l'ambassade de l'avenue Foch aux robinets en or, dotée aussi d'une salle de jeux, d'un salon de coiffure et d'une discothèque ou d'autres lieux encore plus bizarres qui n'ont rien à voir avec une ambassade... mais que le ministre de la communication ou plutôt de la "désinformation", venu spécialement de Malabo aura oublié de faire visiter aux journalistes amis invités pour la circonstance… lesquels n'ont rien trouvé à dire où plutôt à écrire pour l'instant sur ce sujet…

Aujourd'hui faute d'argument, l'ambassadeur de la république de Guinée équatoriale s'est réfugié dans "la théorie du complot". Il soupçonne la France et la Cored et les associations d'avoir organisé un complot contre la Guinée équatoriale... cette affirmation est pour le moins complètement farfelue, le fils d'Obiang traîne dans le monde entier des casseroles dans pratiquement tous les endroits où il passe... ils agit toujours de la même façon…

Et cela sera démontré à l'audience... le véritable complot c'est celui de tous les traîtres et des assassins qui permettent à la famille Obiang de se maintenir au pouvoir sans interruption depuis 37 ans, en utilisant pour aboutir à ce résultat tous les moyens : la triche électorale, l'assignation à résidence des opposants, la violation de la constitution, y compris l'élimination physique des opposants, tout cela pour arriver à un score pour le président élu avec ce système, de 97,1% des suffrages... avec des bureaux de vote ou il y a plus de bulletins de vote que d'inscrits et ou une seule personne peut voter pour 25 autres…

C'est à ce niveau qu'il existe ce fameux complot dénoncé par l'ambassadeur de la république de Guinée équatoriale en France, effectivement il existe ce complot, il est entre ceux qui sont au pouvoir et ceux qui sont au gouvernement ou dans une ambassade pour faire en sorte que ce pouvoir soit maintenu…

L'ambassadeur de la république de Guinée équatoriale ne peut pas non plus ignorer le "racket fiscal" qui est pratiqué par l'administration équato-guinéennes envers les entreprises françaises, américaines et allemandes puisque c'est lui-même, qui par le biais d'une officine qui relaye  tous les messages de l'ambassade, a surement par distraction, publié un e-mail confidentiel de l'ambassadeur de France à Malabo adressé au Quai d'Orsay qui a été intercepté pour ne pas dire volé ou détourné dans lequel ces pratiques scandaleuses sont dénoncées, ce qui est un message fort reçu par les entreprises du monde entier : "il ne faut pas venir investir en guinée équatoriale, tant qu'Obiang, sa famille et son clan seront au pouvoir".

Ce que souhaite avant tout la Cored, c'est la justice, or comme en Guinée équatoriale la justice n'existe pas, il faut qu'elle soit rendue ailleurs.

L'ambassadeur de la république de Guinée équatoriale en France sait très bien au fond de lui-même et par la lecture du dossier de procédure que le fils d'Obiang est un (présumé) voleur... Des pages et des pages de faits précis relevés à l'encontre du fils d'Obiang au cours des années d'instruction menée par les juges en témoigne...

Tout cela fait tellement peur au fils Obiang qu'il n'ose même pas venir pour écouter les méfaits qui lui sont reprochés…

Tout le système de défense de la famille Obiang repose sur un principe très simple : le fils ne peut pas être jugé, car si le président lui laisse la place, c'est le président alors qui pourrait être jugé non seulement pour des détournement ou des biens mal acquis, mais aussi pour des faits de tortures, des faits de crimes (310) y compris contre l'humanité et même de haute trahison.

Permettez à la justice de faire son travail, et vous allez voir que toutes ces crimes s'enchaînent, les uns avec les autres et que cette affaire des biens mal acquis  avec le fils Obiang, n'est que le plat d'entrée d'un vaste repas dans lequel on découvrira même cette fois-ci, preuve à l'appui le cannibalisme d'un odieux personnage qui est au pouvoir depuis trop longtemps et et qui croyait pouvoir prendre la force de ses adversaires en les absorbant comme des aliments…

C'est la raison pour laquelle, le dictateur a mis les grands moyens en déléguant plus d'une cinquantaine de personnes pour venir en France perturber les audiences et tenter de faire passer des messages dans les médias selon une technique d'intoxication qui lui est chère et pour laquelle il a déjà ici un certain nombre de serviteurs que nous avons clairement identifiés.

Nous avons déjà dénoncé le fait que le fantôme du fils du dictateur Obiang Nguema Mbasogo était défendu à Paris par trois robes noires devant le tribunal correctionnel. Cette escadrille d'avocats qui coûte une fortune depuis des années n'a qu'un seul but, faire diversion et empêcher la tenue du procès par tous les moyens imaginables qui ont été dévoilés au cours des deux conférences de presse qui viennent d'avoir lieu.

Merci d'avoir donné aux avocats de la partie civile la possibilité de connaître leurs arguments avant l'audience  au lieu d'en donner la primeur au tribunal comme cela est souhaitable dans les pays civilisés.

C'est vrai que dans les pays de la dictature comme la république de Guinée équatoriale, pays où la justice n'existant pas, il vaut mieux faire savoir le contenu du procès avant qu'il n'ait lieu.

Ce qui va suivre démontre l'inutilité pour les avocats de trouver des prétextes futiles pour essayer de retarder le procès.

Il est bon de savoir que tout ce qui pourrait être dit devant la presse et plus tard devant le tribunal est nul et non avenue en ce qui concerne les biens mal acquis, car un fait demeure et s'impose à tous : Teodoro Nguema Obiang Mangue a reconnu avoir détourné des fonds dans le cadre d'une affaire identique des biens mal acquis devant le procureur aux États-Unis.

Il a tellement bien reconnu les faits qu'il a accepté et négocié devant le juge américain pour avoir acheté des biens mal acquis (avion, villa, véhicules, etc.) avec de l'argent « provenant d'actes illicites, de vols, d'extorsions et de détournements de fonds publics »

C'est ainsi que l'intéressé a conclu avec la justice américaine un accord dans lequel il renonce à 30 millions de dollars d'avoir aux États-Unis...

La cause est entendue, les faits ont été reconnus par l'intéressé, même si il ne s'est pas déplacé et qu'il a fait cela en utilisant la vidéo conférence, une pratique qui permet aux voleurs d'être certain de ne pas se retrouver avec des menottes aux poignets à la suite de leur rencontre chez le juge.

Les faits qui sont reprochés au prévenu Teodoro Obiang sont les mêmes dans leur principe que ceux qui ont été reconnus aux États-Unis.

Dès lors les justifications et gesticulations des avocats et des ministres de l'information et de la justice de la Guinée équatoriale, venus en renfort en soutien de l'ambassadeur de Guinée Equatoriale en France n'ont servi à rien... En fait, ils ont essayé comme d'habitude de noyer le poisson, mission ordonnée par le dictateur Obiang qui a fait fuir plus de 200000 personnes à l'étranger et qui pour se maintenir au pouvoir en a assassiné plus de 310 qui viennent d'être recensées.

Comme nous l'avons déjà indiqué, finalement nous venons de découvrir grâce aux avocats que ce dossier pénal financier cachait derrière lui un procès criminel pour lequel il faut savoir que Teodoro ainsi que son père le dictateur Obiang finiront bien par être rattrapés par la justice des hommes.

Les parties civiles qui ont été obligées de fuir se régime pour vivre à l'étranger pour sauver leurs vies, attendent que la justice soit rendue pour qu'une véritable démocratie puisse être mise en place dans le pays pour le retour non seulement de la liberté et de la démocratie, mais aussi pour que tous les opposants en exil puissent revenir dans leur chère Patrie. C'est le sens de cette action devant les tribunaux français dont on attend la confirmation de la lucidité des analyses menées jusqu'à ce jour et qui visent à mettre hors d'état de nuire l'un des membres de la famille du dictateur assassin OBIANG NGUEMA MBASOGO, car en Guinée équatoriale, 70 pour cent de la population vit avec moins de 1 dollar par jour, et tout le peuple équato guinéen attend une meilleure répartition des richesses...

ET CE SERAIT JUSTICE.

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