LA CORED DÉNONCE LES KIDNAPPINGS D'OPPOSANTS EN EXIL PAR OBIANG NGUEMA MBASOGO

LA CORED DÉNONCE LES KIDNAPPINGS D'OPPOSANTS EN EXIL PAR LE DICTATEUR OBIANG NGUEMA MBASOGO et la présentation faite selon laquelle le dictateur pratiquerait " le respect pour les Droits humains", alors qu'il pratique les assassinats et enlèvements d'opposants, réfugiés politiques en exil.

L'ambassadeur de Guinée équatoriale à Bruxelles, Carmelo Nvono-Ncá, est venu récemment au ministère belge des Affaires étrangères le 15 mars 2019 pour rencontrer la chef de protocole du ministère, Françoise Gustin, et la directrice adjointe du Département d'Afrique subsaharienne, Isabelle Maduda pous essayer de faire croire à la fausse amnistie du président OBIANG qui a laissé en prison de nombreux prisonniers politiques mais a laissé sortir de prison après 5 années de détention, Cipriano Nguema Mba, opposant réfugié politique en Belgique en 2013 kidnappé ensuite au NIGERIA selon les méthodes d'OBIANG, qui est le chantre du panaficanisme, des enlèvements, de la torture et des assassinats et qui est venu avec les mains de fer ensanglantées siéger au Conseil de sécurité, ce qui est une honte pour l'humanité.

Récemment encore, car les criminels récidivent dans leurs méthodes, la COALITION CORED a fait part à la communauté internationale et à toutes les autorités judiciaires internationales, de l’enlèvement de deux personnalités membres de la COALITION CORED réfugiées politiques en Europe, l'un en Espagne, l'autre en Italie et qui ont été enlevés au qui devaient être devant la Cour d'Appel de PARIS pour représenter les parties civiles dans l’affaire des biens mal acquis qui est venue une première audience devant la Cour, le 13 février 2019.

Il s’agit de Messieurs :
- Francisco MICHA OBAMA, équato-guinéen, réfugié politique en Espagne
- Fulgencio OBIANG ESONO, équato-guinéen, réfugié politique en Italie

tous deux, invités par des hommes d’affaires italiens à venir au TOGO, ils ont dès leur arrivée été séquestrés et mis dans un avion Falcon affrété par l’Etat équato-guinéen dans lequel se trouvait le ministre de la sécurité équato-guinéen, avec pour destination MALABO.

En décembre 2013, Interrogé sur RFI par le journaliste français Adrien de Calan,  le porte-parole du ministère belge des Affaires étrangères a confirmé la capture et la détention du réfugié politique en Belgique de l'équato-guinéen Cipriano Nguema Mba.

« Ce Monsieur jouissait de la protection en Belgique », a déclaré Jurgen Van de Veyer, « parce qu’il est un réfugié politique et, pour cette raison, nous suivons cette affaire de tout près. Nous sommes intervenus aussi bien auprès des autorités nigérianes que des autorités de la Guinée équatoriale pour bien leur expliquer qu’il jouit de cette protection en Belgique"...

Le journaliste de RFI a précisé que Cipriano Nguema était en voyage d’affaires au Nigeria quand il a été enlevé une première fois avant d’être livré aux Autorités de son pays.

À l'époque, ni le Nigeria, ni la Guinée équatoriale ne se sont exprimées officiellement sur cette affaire. Déjà, en 2010, selon une technique et une méthode éprouvée et mise au point par OBIANG, 4 anciens officiers avaient été enlevés  au Bénin avant d’être rapatriés et exécutés, Malabo avait gardé le silence pendant plusieurs semaines et avait d’abord nié les faits.

Le gouvernement belge « mobilisé sur ce dossier » avait d’ores et déjà convoqué à l'époque le triste sire Carmelo Nvono-Ncá, l’Ambassadeur de la Guinée équatoriale à Bruxelles pour tenter d'obtenir des explications sur cet enlèvement de réfugié politique, une méthode spécifique propre au dictateur assassin OBIANG NGUEMA MBASOGO qui ne se contente pas en Guinée équatoriale d'emprisonner les opposants pour obtenir leur ralliement par la torture ou plus si nécessaire... ce qui explique les disparitions et le recensement provisoire de plus de 310 personnes qui ont été assassinées par le dictateur OBIANG pour lui permettre de se maintenir au pouvoir avec sa famille.

Accusé de complot contre l’État et de détournement de fonds en 2003, déjà enlevé au Cameroun, puis incarcéré à la prison d’Evinayong d’où il s’était évadé en 2010, l’ex lieutenant-colonel, payeur receveur de l’armée, Cipriano Nguema Mba, avait alors confié avoir subi, pendant 13 mois, des séances de tortures et des interrogatoires musclés. Ses proches ont craint pour sa vie et ont tiré le signal d'alarme de toutes les instances internationales et aux ONG pour que ses droits soient respectés.

Pour mémoire, un réfugié – au sens de la Convention du 28 juillet 1951 relative au statut des réfugiés - est une personne qui se trouve hors du pays dont elle a la nationalité ou dans lequel elle a sa résidence habituelle ; qui craint avec raison d’être persécutée du fait entre autres de ses opinions politiques ; et c'est le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR ou HCR dans l'espace francophone) qui dépend de l'ONU qui a pour but de défendre les droits et la sécurité des réfugiés et des demandeurs d'asile. 

OBIANG qui se vante de siéger au Conseil de Sécurité de l'ONU se moque complètement du HCR en osant pratiquer ces kidnappings d'opposants en exil bénéficiaires du statut de réfugié politique...

Cinq ans après le kidnapping, c'est l'ambassadeur Carmelo Nvono-Ncá qui s'est fait débouter devant la Cour Internationale de Justice de LA HAYE dans l'affaire de la fausse immunité diplomatique du fils OBIANG, qui a voulu venir faire le beau devant la presse et les autorités belges et au lieu de présenter ses regrets et excuses pour cette violation du droit international, est venu se proclamer "libérateur" en allant informer en personne les autorités diplomatiques belges de la récente grâce accordée au citoyen équato-guinéen Cipriano Nguema Mba, à qui avait été concédé le statut de réfugié politique en Belgique et qui, malgré cela, avait décidé de retourner en Guinée équatoriale de façon illégale, ce qui est un mensonge de plus de NVONO-NCA qui en niant le kidnapping se déshonore ainsi que le régime qui a commis en torturant Cipriano Nguema Mba, un crime contre l'humanité ainsi que l'a défini à l'époque M. Koffi Annan, le secrétaire général de l'ONU :

"LA TORTURE EST UN CRIME CONTRE L'HUMANITÉ QUE RIEN NE SAURAIT JUSTIFIER ET QUE DOIT COMBATTRE LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE, la torture est un des actes les plus vils que l'être humain puisse commettre; c'est aussi une des violations des droits de l'homme les plus insidieuses. Pratiquée dans le plus grand secret, elle n'a pour témoins que ceux qui croupissent dans des cellules avoisinantes et risquent d'en être les prochaines victimes. Trop honteuses ou trop traumatisées pour parler, les victimes de la torture craignent souvent aussi de subir d'autres sévices si elles cherchent à se faire entendre. Alors qu'elles meurent souvent de suites de leurs blessures, leurs tortionnaires bénéficient, pour leur part, de conspirations du silence et des mécanismes juridiques et politiques des États qui pratiquent la torture. Même lorsque des cas de torture sont révélés au grand jour, les enquêtes sont souvent entravées par ceux qui estiment qu'elles feraient inutilement ressortir des horreurs appartenant à un passé très lointain et que des poursuites pourraient déstabiliser une société, en particulier une démocratie fragile. C'est ainsi que la torture perdure comme moyen de répression; c'est ainsi que la torture sert à intimider délibérément le public, notamment les courageux avocats, journalistes, ONG et autres qui essaient de combattre les abus; et c'est ainsi que l'impunité prend racine.

Telle est précisément la raison pour laquelle la communauté internationale doit rester ferme dans sa lutte contre la torture. Tout autant que la paix et le développement, l'Organisation des Nations Unies défend le droit de vivre à l'abri de la torture et d'autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, et oeuvre pour que les auteurs de tels crimes soient traduits en justice.

La lutte contre la torture est menée sur de nombreux fronts. La Charte des Nations Unies, la Déclaration universelle des droits de l'homme, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et, en particulier, la Convention contre la torture, fournissent une protection juridique. Le Statut de la Cour pénale internationale qualifie la torture de crime contre l'humanité. L'éducation est un autre pilier de la lutte contre la torture. Les programmes d'assistance technique mis en place par l'ONU aident les pays à créer des infrastructures nationales pour la protection et la promotion des droits de l'homme et à former les agents de l'État, notamment les membres des forces de police et le personnel judiciaire, pour qu'ils prennent conscience de leurs responsabilités en matière de défense des droits de l'homme. En outre, le Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme a renforcé sa collaboration avec diverses autres entités du système des Nations Unies, dont le Comité contre la torture, le Rapporteur spécial et le Programme des Nations Unies pour la prévention du crime et la justice pénale.

Tout en nous efforçant de prévenir la torture, nous devons faire tout notre possible pour venir en aide aux victimes. En 1999, le Fonds de contributions volontaires des Nations Unies pour les victimes de la torture a versé des dons d'une valeur totale de plus de 5 millions de dollars à 130 organisations qui accordent notamment une aide juridique et humanitaire à quelque 60 000 victimes dans le monde entier. Le Fonds, alimenté exclusivement par des contributions volontaires, est de plus en plus sollicité. J'engage donc les gouvernements, les organisations privées, les institutions et les particuliers à y contribuer généreusement.

Nous devons tous lutter contre la torture et pour la justice. Alors que nous continuons d'édifier une communauté internationale fondée sur la conscience, la responsabilité et l'action collective, il est bon de rappeler la question posée par Fiodor Dostoïevski dans Les Frères Karamazov : Imaginez que vous êtes en train de tisser la toile de la destinée humaine, l'ultime objectif étant de rendre les gens heureux et de leur faire goûter enfin paix et repos, mais que, pour ce faire, il soit essentiel et inévitable de torturer à mort une minuscule créature ... Le feriez-vous? Notre réponse doit être un "non" ferme et catégorique. Le tissu de la destinée humaine au XXIe siècle doit être fondé sur la dignité et les droits de l'homme pour tous."

OR VOICI COMMENT SUR LE SITE DU GOUVERNEMENT, PLACÉ SOUS LA RESPONSABILITÉ DE Eugenio Nze OBIANG, ministre de l'information spécialiste de la transformation de l'information qui lui a valu la renommée internationale de ministre de la désinformation :

"Du fait de son historique de corruption dans le pays, Nguema Mba avait été mis à disposition de la justice, mais face aux constantes sollicitudes du gouvernement belge et à l'occasion du 50è anniversaire de l'indépendance de notre pays, S.E. Obiang Nguema Mbasogo lui a accordé la grâce, ainsi qu'à 167 autres détenus. Il a été immédiatement libéré..."

Le ministre et l'ambassadeur d'OBIANG en BELGIQUE ont fait rire la communauté internationale par ce récit partisan et mensonger aggravé par le fait qu'ils ont osé affirmer en oubliant les 310 personnes assassinées et plus ainsi que les prisonniers politiques morts en prison depuis le début de cette année EN PARLANT D'UN "NOBLE GESTE" ALORS QU'IL S'AGIT "D'UN KIDNAPPING" ET "D'UNE VIOLATION DE TERRITOIRE ET DU DROIT INTERNATIONAL", EN ALLANT EN DEHORS DE LA GUINÉE ÉQUATORIALE, EN VIOLANT LES DROITS MONDIALEMENT RECONNUS PAR L'ONU CONCERNANT LES RÉFUGIÉS POLITIQUES ET LE RESPECT DES FRONTIÈRES, AUTREMENT DIT LE DROIT DES ETATS, ET CE GRACE À DES COMPLICITÉS INAVOUABLES !

Il faut vraiment se moquer du monde pour oser écrire et dire comme en essayant de nous convaincre, que : « Ce noble geste démontre le respect pour les Droits humains et pour les excellentes relations que la Guinée équatoriale entretient avec le Royaume de Belgique et l'Union européenne en général. », a assuré l'ambassadeur... (sic)

UN ENLÈVEMENT DE RÉFUGIES POLITIQUE À L'ÉTRANGER PAR LE DICTATEUR OBIANG + LA TORTURE + DES ANNÉES D'EMPRISONNEMENT, VOILA COMMENT OBIANG ET SON NERVIS OSE DÉMONTRER LE RESPECT POUR LES DROITS HUMAINS... ALORS QU'IL VIENT DE RÉCIDIVER EN ENLEVANT ET KIDNAPPANT ENCORE DEUX RÉFUGIÉS POLITIQUES DE DEUX PAYS MEMBRES DE L'UNION EUROPÉENNE...

QUELLE HONTE POUR LA GUINÉE ÉQUATORIALE DONNÉE PAR CE MINISTRE DE L'INFORMATION ET CET AMBASSADEUR, CAR CIPRIANO NGUEMA MBA EST LA PREUVE VIVANTE QUE LA TORTURE EXISTE EN GUINÉE ÉQUATORIALE ET QUE LES ENLÈVEMENTS DE RÉFUGIÉS POLITIQUES EN EXIL À L'ÉTRANGER SONT UNE PRATIQUE COURANTE DU RÉGIME D'OBIANG DONT IL FAUT SAVOIR QUE SI LES 250.000 ÉQUATO-GUINÉENS QUI ONT FUIT LE RÉGIME AVAIENT PU VOTER LORS DES ÉLECTIONS PRÉSIDENTIELLES, OBIANG NGUEMA MBASOGO N'AURAIT JAMAIS PU RESTER PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE.

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.

L'auteur a choisi de fermer cet article aux commentaires.