LE FMI ENCOURAGE LA CORRUPTION D'OBIANG EN GUINÉE ÉQUATORIALE

SCANDALE FINANCIER : Riche à titre personnel selon FORBES, d'une fortune évaluée à plus de 600 millions de dollars, le président OBIANG NGUEMA MBASOGO qui n'entend pas mettre un sou de sa poche pour financer le pays vient de pleurer et d'obtenir du FONDS MONÉTAIRE INTERNATIONAL une aide de 282,8 millions de dollars...

Le programme soutenu par le FONDS MONÉTAIRE INTERNATIONAL vise à maintenir la stabilité macroéconomique et financière, tout en améliorant la protection sociale en favorisant la diversification économique, en renforçant la gouvernance et en luttant contre la corruption, tout cela est une bonne nouvelle lorsque l'on sait qu'en guinée équatoriale, la protection sociale est inexistante pour les pauvres, l'accès aux médicaments impossible en raison de leur coût et aussi de leur rareté, ne parlons pas de la corruption équato-guinéenne reconnue mondialement, sachant qu'en ce qui concerne la bonne gouvernance, c'est celle d'une dictature.

Comment avec une telle situation connue de tous, un Organisme international comme le FONDS MONÉTAIRE INTERNATIONAL qui regroupe 189 pays dont le but est de « promouvoir la coopération monétaire internationale, garantir la stabilité financière, faciliter les échanges internationaux, contribuer à un niveau élevé d’emploi, à la stabilité économique et faire reculer la pauvreté"  peut se porter au secours d'un pays dont les sous-sol sont riches à foison de gaz et de pétrole avec accès à la mer et un nombre d'habitants  d'un peu plus de un million, soit celle d'une grande ville et qui est celui qui est obligé de demander une aide internationale en se positionnant à la 134ème place en matière de PIB dans le monde selon le FMI ou le 28ème pays d'Afrique, juste avant Madagascar... alors que l'index MUNDI la place en 54ème position à côté de la République Tchèque...Cherchez l'erreur...

Pendant que la corruption institutionnalisée bat son plein en Guinée équatoriale comme on vient de le voir récemment encore par la démonstration faite en FRANCE devant le Tribunal correctionnel et la Cour d'Appel de Paris, faute d'avoir une justice qui existe dans le pays pour pouvoir juger les crimes et délits des dirigeants coupables de corruption transnationale ou de blanchiment d'argent sale sont jugés à l'étranger, ainsi nous avons assisté à des audiences pendant lesquelles 3 avocats nous ont fait la démonstration permanente que le vice-président jetait l'argent par les fenêtres en toute impunité, car ce délit n'existe pas à leurs yeux et encore moins en guinée équatoriale, pays qui est à bout de souffle et qui a fait fuir tous les investisseurs à un point tel que dans le 3ème pays producteur d'Afrique, le gaspillage familial d'OBIANG et de son clan les a réduit à la mendicité devant les 0rganisations de financement international, comme le FONDS MONÉTAIRE INTERNATIONAL et la BAD.

Il faut féliciter les lobbyistes du dictateur pour avoir réussi à "enfumer" pour ne pas dire aveugler le 18 décembre 2019, le Conseil d'administration du FONDS MONÉTAIRE INTERNATIONAL (FMI) qui a approuvé en fermant les yeux sur tout ce qui se passe dans le pays en matière économique et de corruption, en donnant un accord de trois ans au titre de la Facilité élargie du Fonds (FEP) du FMI d'un montant de 282 millions de dollars, en se surpassant dans la crédulité en accordant 130% du quota de la Guinée équatoriale dans le Fonds.

Chapeau en matière de gabegie, et risible lorsque l'on lit que ce programme permettra de soutenir le programme économique triennal des autorités, qui vise à réduire davantage les déséquilibres macroéconomiques, ce qui devrait obligatoirement entraîner l'impossibilité pour les hommes politiques au pouvoir de diriger des sociétés dans lesquelles ils pillent les richesses et ne laissent rien pour le peuple dont 80% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté.

Tout le fonctionnement économique est sans contrôle, ce qui a nécessité d'éradiquer toute forme d'opposition par des arrestations et détentions arbitraires, les confiscations de biens et de patrimoine, la torture et les assassinats et pour ceux qui ont eu de la chance, de pouvoir échapper à cette dictature en rejoignant les 250.000 équato-guinéens qui ont fuit à l'étranger, et ce sont eux qui mériteraient une aide du FONDS MONÉTAIRE INTERNATIONAL et non le dictateur, sa famille et son clan pour continuer leur gabegie qui a plongé la population dans la misère avec l'école et les soins payants pendant que les dirigeants vont se faire soigner ou envoient leurs enfants faire des études à l'étranger.

On est stupéfait lorsque l'on voit que le FONDS MONÉTAIRE INTERNATIONAL prêche dans un désert en pensant améliorer la protection sociale et le développement du capital humain; promouvoir la diversification économique; et favoriser la bonne gouvernance, accroître la transparence et lutter contre la corruption, le tout dans le but primordial de parvenir à une croissance économique durable et inclusive alors qu'au bout de 40 ans de pouvoir sans interruption, l'absence d'eau potable promise sur l'évier, l'électricité avec des coupures et même l'essence et le gas-oil viennent à manquer dans ce pays pétrolier, et ce en raison bien évidemment de l'absence totale de contrôle de l'opposition, tout cela fonctionne avec les contrôleurs habituels de mauvaise gestion qu' OBIANG mettra en place pour superviser sa carence et qui devront fermer les yeux, sinon...

Comment le FONDS MONÉTAIRE INTERNATIONAL peut oser donner un dollar aux responsables de ce pays, qui dans le cadre des biens mal acquis par la déforestation massive des espaces verts de la forêt tropicale équato-guinéenne et de la rançon demandée aux entreprises comme on vient encore de l'apprendre avec le témoignage de ROBERTO BERARDI devant le Tribunal de Paris, que les responsables de ce pays n'hésitent pas à commettre des crimes pour s'enrichir et faire taire toute protestation même à l'étranger en organisant des assassinats et des enlèvements d'opposants réfugiés politiques à l'étranger encouragés encore récemment dans ces basses besognes par le parti présidentiel du président OBIANG qui est le porte parole de la pensée profonde du dictateur qui ne supporte pas la moindre critique.

Le FONDS MONÉTAIRE INTERNATIONAL pense pouvoir changer quelque chose en remettant un chèque en blanc au dictateur, pendant que des miettes sont données en matière sociale par la première Dame qui truste toute l'industrie alimentaire, pendant que le président OBIANG NGUEMA MBASOGO, en tant que président directeur général de la société GEOPETROL supervise toute l'activité dans ce domaine qui a donné lieu à l'ouverture de multiples comptes bancaires à l'étranger, tandis que son fils Gabriel, ministre de l'énergie contrôle tout le secteur pétrolier avec tout ce que cela entend en matière d'enrichissement et de pauvreté... afin de venir "pleurer" des aides internationales pour continuer le gaspillage financier avec des autoroutes et bâtiments publics désertés et une capitale nouvellement créée qui est une ville morte et sans âme.

Le système réclamé par le FONDS MONÉTAIRE INTERNATIONAL préconisant un régime de déclaration des avoirs pour les hauts fonctionnaires est une passoire trouée, il faut que les dirigeants politiques soient concernés en déclarant leurs avoirs, mais en même temps en étant écartés de la gestion des entreprises, le cumul ayant entraîné des dérives inacceptables, l'idée de favoriser la transparence du secteur des hydrocarbures, y compris la publication de tous les contrats pétroliers et gaziers actifs ne sert à rien si c'est le Président de la république qui est le PDG de GEOPETROL et l'un de ses fils ministre du pétrole.

Il faut que tous les responsables politiques abandonnent toutes leurs fonctions dans les entreprises pour laisser la place à des citoyens capables de mener à bien le redressement économique, car effectivement il est essentiel d'accroître la transparence, d'améliorer la gouvernance et de lutter contre la corruption pour améliorer les résultats socio-économiques. Comme le reconnait le FONDS MONÉTAIRE INTERNATIONAL, la priorité devrait être accordée au renforcement du cadre de lutte contre la corruption en s'attaquant aux conflits d'intérêts, toutes choses impossibles sans le contrôle d'une véritable opposition qui a du fuir pour ne pas se faire assassiner et qui doit revenir pour participer à la reconstruction du pays et aux contrôles nécessaires à une bonne gestion du pays réellement participative et non pas dictatoriale comme c'est le cas actuellement.

La preuve de la mauvaise gestion du pays venant d'être donnée par l'obligation pour le pays de mendier ici ou là des aides alors que le pays à un PIB de 12,49 milliards de dollars en 2017, la mauvaise tenue des comptes publics empêchant d'avoir des données plus précises et les chiffres publiés par la BANQUE MONDIALE sur lesquels s'appuie le FONDS MONÉTAIRE INTERNATIONAL sont affligeants par leur imprécisions, qu'il s'agisse du PIB, des inscriptions à l'école primaire avec des chiffres en pointillé et pratiquement inexistants lorsque l'on parle du ration de la population pauvre.

Et comme si cela ne suffisait pas, récemment encore pendant que le fils OBIANG se vautrait sur son yacht de plus de cent millions de dollars récemment la Guinée équatoriale avait accepté de verser aux autorités genevoises 1,3 million de dollars en «frais de procédure pour récupérer le yacht du vice-président qui en même temps qu'il est général, prétendait qu'il s'agissait d'un navire de guerre... dans le même temps, la BANQUE AFRICAINE DE DÉVELOPPEMENT, au vu de la demande qui lui est présenté et devant l'impossibilité de la république de guinée équatoriale de trouver des fonds pour développer le secteur prioritaire de la pêche, a débloqué 55,518 millions d’euros au profit de la Guinée équatoriale, pour la mise en œuvre du “Projet d’appui au développement des chaînes de valeurs du secteur de la pêche et de l’aquaculture (PASPA)”, pour augmenter et valoriser la production de poissons, à travers le développement durable de la pêche industrielle, de la pêche artisanale et de l’aquaculture. On attend de voir les filets de pêche sur le yacht...

En guise de bateau de pêche, on lira pour s'informer l'article intitulé : "OBIANG RÉCUPÈRE SON YACHT DE MILLIARDAIRE ET DEMANDE UNE AIDE DE LA BAD" ;

https://blogs.mediapart.fr/abeso-ndong-salomon/blog/080919/obiang-recupere-son-yacht-de-milliardaire-et-demande-une-aide-de-la-bad

Le multimillionnaire président de la république de guinée équatoriale OBIANG NGUEMA MBASOGO et son fils TEODORO NGUEMA OBIANG MANGUE, vice président ont été obligés de mendier 55 millions d'euros au profit de la guinée équatoriale pour développer l'agriculture et la pêche pendant que TEODORO NGUEMA OBIANG MANGUE s'offre un yacht de plusieurs centaines de millions de dollars et qu'OBIANG avec sa fortune personnelle de 600 millions de dollars selon FORBES, ne met pas un seul euro sur la table pour aider son pays.

Curieusement le programme des autorités s'appuie sur les efforts déployés par le pays ces dernières années pour réduire les déséquilibres macroéconomiques et s'attaquer aux problèmes de gouvernance et de corruption macro-critiques auxquels est confrontée la Guinée équatoriale.

Effectivement, le président OBIANG NGUEMA MBASOGO s'est attaqué aux problèmes de gouvernance en emprisonnant le seul et unique député d'opposition qui avait réussi à se faire élire malgré les dispositifs de "triche électorale" mis en place par le parti présidentiel depuis l'accession au pouvoir du dictateur ce qui lui a permis de rester au pouvoir sans interruption depuis 40 ans avec un pouvoir sans partage en s'appuyant sur un faux multipartisme qui lui a permis d'obtenir des scores supérieurs à 90%, ce qui est une sorte d'aveu sur l'absence de démocratie dans le pays, notamment lorsque l'on fait fuir les opposants et que l'on viole la Loi fondamentale qui ne permet pas de se présenter plus de deux fois consécutivement aux élections présidentielles.

Tout ceci se termine par un rêve pieux lorsque l'on lit que "les réformes visant à améliorer l'environnement des affaires et à promouvoir la diversification économique sont également essentielles pour soutenir une croissance économique durable et inclusive", alors que l'on a tout fait pour faire partir les entreprises par l'impôt révolutionnaire dénoncé dans une note d'une ambassade interceptée par le pouvoir équato-guinéen et publié sur l'un de leur site internet, que les passeports de dirigeants d'entreprises ont été confisqués pour leur faire signer des redressements fiscaux, que la signature du Président de la république n'a aucune valeur, que ce soit au bas d'un contrat ou d'un décret d'amnistie comme on vient encore de le voir.

C'est le déshonneur complet pour la famille OBIANG qui signe - par cet acte de mendicité d'un pays aux richesses incomparables par rapport à d'autres pays africains, tant auprès du FONDS MONÉTAIRE INTERNATIONAL que de la BAD (Banque Africaine de Développement) et acté devant la communauté internationale apportant ainsi la preuve de la corruption familiale qui dirige ce pays avec son clan d'une main de fer sans partage qui ose se moquer du FONDS MONÉTAIRE INTERNATIONAL, lorsque Gabriel OBIANG LIMA ministre  justifie de lui même qu'il n'a pas besoin de l'aide en question en affirmant devant l'agence REUTERS "La Guinée équatoriale n'est pas un pays qui a besoin de 200 millions de dollars", sous entendu avec le pétrole "nous faisons cette somme en deux mois"... autrement dit cette demande ne sert à rien et prive d'autres pays de l'aide qu'ils auraient pu avoir !

En ce qui concerne les fonds débloqués par le FONDS MONÉTAIRE INTERNATIONAL ou par la BAD on peut craindre que comme d’habitude, faute d'avoir une véritable opposition pour contrôler la bonne utilisation des fonds dans ce pays ou la corruption atteint des sommets, que cet argent fasse comme le reste, il finira par l'enrichissement personnel d'une famille qui se vautre dans le luxe pendant que 80 pour cent de la population vit en dessous du seuil de pauvreté.

Tant que l'opposition en exil constituée de plus de 250.000 personnes qui sont à l'étranger ne seront pas de retour au pays, elles porteront le message qu'elles ne peuvent pas revenir pour apporter leur énergie et l'expérience acquise à l'étranger dont certains occupent des postes importants qui seraient très utiles au pays, elle n'apporteront pas leur soutien à la relance d'une économie minée par la corruption en raison de la dictature et de l'absence de démocratie qui règne en république de Guinée équatoriale avec le leitmotiv: "tant qu'OBIANG, sa famille et son clan seront au pouvoir, il ne faut pas venir investir en guinée équatoriale".

 

 

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