LA CORED FÉLICITE LE NOUVEAU PRÉSIDENT DE LA RDC FELIX TSHIILOMBO TSHISEKEDI

LA CORED FÉLICITE LE NOUVEAU PRÉSIDENT DE LA RDC FELIX TSHILOMBO TSHISEKEDI, AINSI QUE LE PRÉSIDENT JOSEPH KABILA ÉLU EN 2006 ET EN 2011, D'AVOIR EU LA SAGESSE DE RESPECTER LA CONSTITUTION EN QUITTANT LE POUVOIR APRÈS DEUX MANDATS CONSÉCUTIFS CE QUI N'EST PAS LE CAS DU PRÉSIDENT OBIANG NGUEMA MBASOGO INSTALLÉ AU POUVOIR DEPUIS 39 ANS SANS INTERRUPTION.

La COALITION CORED qui représente 20 partis politiques et associations en exil ainsi que le 250.000 personnes qui ont fuit le régime du président OBIANG NGUEME MABASOGO, et les 310 personnes assassinées pour permettre au régime actuel de se maintenir au pouvoir, prend note avec satisfaction qu'en RDC, la Cour Constitutionnelle a statué sur les résultats définitifs de la présidentielle du 30 décembre et dont le le président de l'Institution, BENOIT LWANDA BINDU a confirmé la victoire en "proclamant élu à la majorité simple président de la République démocratique du Congo FÉLIX TSHILOMBO TSHISEKEDI ».

Le fait de respecter la Constitution ou la Loi Fondamentale du pays en ne se présentant pas plus de deux fois est un acte démocratique normal qu'il faut néanmoins saluer, en raison du fait qu'il contribue à la stabilité démocratique et  politique du pays conforme aux aspirations de la population qui a adopté la Constitution, ce qui n'est pas le cas en république de Guinée équatoriale ou la Loi Fondamentale, autrement dit la Constitution que le président actuel a lui même rédigé de sa propre main prévoit que le président de la République ne peut pas se présenter plus de deux fois consécutives et que malgré cela le mandataire actuel a dépassé ce cap en se représentant et prétend même pouvoir briguer après encore un nouveau mandat.

Pour cela, il a éradiqué l'opposition en place par un faux multipartisme, de fausses tables rondes de dialogue, la dissolution du seul et unique parti d'opposition et l'emprisonnement du seul et unique député qui n'a même jamais eu la possibilité de siéger, l'arrestation arbitraire et la détention des militants d'opposition, allant même jusqu'à les torturer jusqu'à ce que mort s'en suive, ou les assassiner ou mieux encore en les faisant disparaître, pour que les familles ne trouvent pas trace des mutilations, tout ceci est épouvantable et constitue ce que l'on appelle "des crimes contre l'humanité".

Mais comme cela ne suffit pas au dictateur actuel qui n'entend partager son pouvoir à aucun prix et ne supporte pas la moindre critique, est allé jusqu'à faire assassiner des opposants en exil, en Espagne, au Royaume-Uni, et même à organiser des kidnappings de membres de la CORED qui doivent être partie civile dans l'affaire des "biens mal acquis" qui aura lieu prochainement en FRANCE devant la Cour d'Appel de PARIS.

Selon l'adage "à qui ces crimes profitent" la convergence de ces actions pour un seul et même bénéficiaire qui sous traite ces actions, nous mène vers un seul et unique personnage, habitué à nier les vérités les plus évidentes, comme il l'a fait récemment encore devant les journalistes de RFI et de FRANCE 24 en niant la torture en prison d'un opposant mort selon lui à l'hôpital... qui ne peut que se reconnaître

Toutes ces actions n'ont qu'un seul but, faire disparaître par tous les moyens les opposants actifs en exil, afin qu'aucune ombre ne vienne se profiler sur la dictature qu'il exerce sans partage depuis un demi-siècle, si l'on compte l'activité sombre qu'il a mené à côté de son oncle MACIAS NGUEMA qu'il a fait juger dans un procès sommaire par une cour militaire qui l'a jugé sans possibilité d'appel pour ne pas dire qu'il l'a fait assassiner pour prendre le pouvoir à sa place, sachant que le peloton d'exécution composé de soldats équato-guinéens a refusé d'accomplir cette sombre tâche qu'il a dû sous-traiter à des tirailleurs marocains.

En fait, il apparait que la longévité au pouvoir est la seule arme juridique que possède un chef d'État en exercice pour bénéficier durant toute sa vie de l'immunité en matière de crimes, de détournements, de corruption, de biens mal acquis, de triche électorale, de clientélisme, aussi l'on comprend mieux les raisons pour lesquelles le Président OBIANG NGUEMA MBASOGO souhaite se maintenir au pouvoir jusqu'à son dernier souffle, pour transmettre ensuite le pouvoir, avec un système électoral qui permet d'avoir des scores inimaginables dans une démocratie, à l'un des membres de sa famille pour perpétuer, comme au temps de la royauté, le pouvoir transmis par le sang dans tous les sens du terme.

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