OBIANG TENTE LES GRANDES MANOEUVRES POUR CACHER SES CRIMES

La COALITION CORED qui représente 19 partis politiques et associations d'opposants en exil, ainsi que les 310 personnes qui ont été assassinées par le régime du dictateur OBIANG NGUEMA MBASOGO pour se maintenir au pouvoir et les 250.000 équato-guinéens qui ont fuit à l'étranger, tente de faire croire qu'il est un démocrate alors que de nouvelles preuves accablantes viennent de nous être apportées.

On ne compte plus les manoeuvres délictueuses du dictateur OBIANG NGUEMA MBASOGO pour se faire passer pour un ange... alors qu’il fait la démonstration permanente qu’il bafoue en permanence les droits de l’homme et les libertés individuelles, après avoir mis en prison dès le lendemain de l’élection le seul et unique député opposant à son régime dont il est le président sans interruption depuis 39 ans, voici qu'après avoir fait condamner à de lourdes peines de plus de 40 ans de prison des hommes et des femmes qui avaient osé manifester, ne se sentant plus, alors que de nombreuses vidéos nous ont montré la torture infligée dans les prisons et les commissariats, le dictateur a tenté avec son parti et son arsenal de communiquants de se faire décerner des prix en matière de droits de l'homme, organisant des rencontres à l’ONU, des conférences de presse pour accréditer son souci de rechercher la paix alors qu'il a plus de 9000 mercenaires pour assurer sa sécurité en plus de l'armée régulière envers laquelle il n'a aucune confiance en raison du fait qu'ayant fait juger très rapidement son oncle le président Francisco MACIAS NGUEMA, il avait du faire exécuter en urgence absolue la sentence de mort par des soldats marocains, la troupe équato-guinéenne ayant refusé d'exécuter le jugement expéditif rendu par un tribunal miliaire pour installer le dictateur actuel.

OBIANG recherche la paix, mais il finance la guerre comme on a pu s'en rendre compte en remettant :

- deux millions de dollars US à Michel Am-NONDOKRO DJOTODIA, chef de la formation paramilitaire Séléka,

- un million en espèces au général de l'ancienne Séléka NOUREDDINE ADAM, populairement connu comme "le seigneur de la guerre".

pour déstabiliser le régime de Centrafrique et qui ont même servi à acheter les armes qui ont permis d'attaquer les soldats de la MINUSCA (Mission multidimensionnelle Intégrée de Stabilisation des Nations Unies en Centrafrique), ce qui constitue un crime de guerre ainsi que l'ont rappelé S.E. M Jean-Pierre Lacroix, et S.E M Smail Chergui, Commissaire de l'Union africaine pour la paix et la sécurité.

Il faudra que le dictateur nous explique comment se fait il qu'ayant violé la constitution qui ne lui permettait pas de se présenter plus de deux fois et ayant obtenu 93,7 pour cent des voix aux élections présidentielles et 99 pour cent aux élections sénatoriales, municipales et à la députation, il ait besoin d'avoir 9000 mercenaires en plus de son armée. Avec un score pareil il devrait être aimé et adoré de son peuple... L'explication est difficile à trouver... Craint-il des représailles de ses voisins pour ses fournitures d'armes à des opposants, cela est curieux pour un homme qui dit rechercher la paix... et qui finance l'achat d'armes...

Pour le président OBIANG NGUEMA MBASOGO, la visite par des ONG des prisons et des commissariats en entrouvrant les portes de la prison black Beach à Malabo , ainsi que celles du commissariat Central de Malabo baptisé "Guantanamo", nom prédestiné et rapporté par ceux qui ont subi la torture ne saurait nous faire oublier les manoeuvres dénoncées par des prisonniers qui nous ont révélé le subterfuge habituel qui consiste à transporter les prisonniers qui ne sont pas présentables, car torturés ou présentant de graves séquelles, dans les sous-sol du palais présidentiel en les remplaçant par des militants du parti présidentiel en parfaite santé, le tout orchestré par des journalistes "achetés" le mot n'est pas trop fort, pour organiser des promenades touristiques dans les prisons en oubliant tous les films qui circulent sur les réseaux sociaux et qui nous ont démontré que la torture existe, comme ce fut constaté récemment encore avec le cas de Carmelo NSUE AYONO, militant actif tué sauvagement ou encore avec Santiago EBEE ELA dont on a pu découvrir les atroces brulures mortelles dues à l'application de fer à repasser sur le corps et pour lesquelles le président OBIANG a donné pour seules explications sur les antennes de RFI et de FRANCE 24, que l'intéressé était mort à l'hôpital.

A propos de ces visites factices des prisons, le dictateur OBIANG NGUEMA MBASOGO, plus ancien chef d'Etat d'Afrique ne nous a pas fait oublier l'assassinat d' Elias Manuel MAO SICACHA, ce médecin président de la Croix Rouge de Guinée équatoriale assassiné à l'âge de 65 ans, auteur d'un rapport accablant qu'il devait remettre à la Croix-rouge internationale et qui est mort sur le chemin de l'aéroport... et qui porte le numéro 17 de la liste des 310 personnes assassinées par le Régime.

Une démonstration sur la persistance de la torture en guinée équatoriale sera prochainement faite en FRANCE devant le Tribunal correctionnel de PARIS dans l'affaire qui oppose la CORED à Teodoro NGUEMA OBIANG MANGUE, fils du dictateur nommé vice président par son père. Parmi le défilé de témoins prévu on entendra le témoignage de Roberto BERARDI arrêté arbitrairement pendant plusieurs années et torturé par le fils OBIANG pour lui arracher sa signature pour justifier les mouvements de comptes suspects de Teodoro NGUEMA OBIANG MANGUE qui a pillé les biens et les comptes de la société créée par Roberto BERARDI pour investir en Guinée équatoriale, par la création d'un compte bancaire "bis" qui a servi à des achats compulsifs de Teodorin entre autres aux USA et pour lesquels il voulait faire porter la responsabilité de ces détournements par ce chef d'entreprise italien qui viendra raconter avec des témoins que le fils OBIANG l'a non seulement torturé, mais a fait exécuter devant lui des prisonniers pour l'impressionner et obtenir sa signature par la force. 

Alors que la situation de la guinée équatoriale est devenue catastrophique sur le plan économique, on est heureux d'apprendre que le journaliste James NGUMBU MUNGANGA appelle par téléphone le président de la CORED avant de prendre son vol de retour en première classe depuis l'aéroport de MALABO et qui s'exclame en n'ayant que 11 billets d'avion en première classe pour les 18 journalistes qu'OBIANG a voulu cajoler et remercier pour n'avoir rien vu sur ce qui se passe en guinée équatoriale.

Alors que le dictateur OBIANG fait intercepter les courriers diplomatiques formels de l'ambassade de FRANCE à MALABO qui dénoncent le racket fiscal des entreprises françaises, américaines et allemandes, que les décisions de justice rendues en FRANCE ne sont pas appliquées par l'ambassadeur en violation de la convention de Vienne, que la revente de l'immeuble de l'avenue FOCH par le fils OBIANG à son père acquéreur pour la République de Guinée équatoriale constitue suite à la décision du tribunal correctionnel de PARIS, un cas de recel, que de surcroit le montant de la plus-value de l'immeuble versée au fisc français d'un million d'euros, ne constitue en aucun cas l’impôt sur la réelle plus-value sur la revente d’un immeuble acheté pour 25 millions et estimé à plus de 100 millions lors de la revente, le tout concernant l’immeuble de l’avenue FOCH pour lequel l'ambassadeur a décidé de braver la décision du quai d'Orsay en transférant unilatéralement du boulevard de Courcelles à l'avenue FOCH son ambassade malgré le refus signifié par écrit par les autorités françaises, tout ceci pour faire un amalgame d’une prétendue immunité de ce lieu qualifié d’ambassade avec l’immunité des poursuites du vice président d’opérette Teodoro NGUEMA OBIANG MANGUE en saisissant la Cour Internationale de Justice pour gagner du temps et faire illusion  devant l’opinion internationale en accusant la France.

Ne parlons pas des ennuis de TOTAL, d'ORANGE, de la SOCIÉTÉ GÉNÉRALE et de bien d'autres..., et de cette corruption endémique dont l'affaire des biens mal acquis n'est qu'une modeste illustration, mais qui n'a que trop duré et qui paralyse l'économie du pays, le slogan "il ne faut pas investir en guinée équatoriale tant qu'OBIANG, sa famille et son clan seront au pouvoir" a fait le tour du monde et a ruiné le pays, la corruption institutionnalisée du Président, de la Première dame et de ses fils étant une calamité nationale, le dictateur ayant à lui seul accumulé selon FORBES une fortune personnelle de plus de 600 millions de dollars, correspondant à un salaire ou profit de plus de 40.000 dollars par jour, entraînant son pays à la 171ème place sur 180 du classement sur la « corruption perceptions 2017 » de Transparency International 

Au moment même ou le dictateur tente de nouvelles manoeuvres pour venir serrer avec sa main ensanglantée celle du Président français Emmanuel MACRON, la COALITION CORED qui représente 19 partis politiques et associations en exil dénonce cette manoeuvre politicienne destinée à permettre à ce régime corrompu de survivre par des artifices montrant son souci des droits de l'homme alors qu'ils sont bafoués en permanence et demande si c’est le cas, d’être reçue également pour montrer preuves en mains ce que nous affirmons y compris en demandant à nouveau le déclassement du dossier « secret défense » pour cause d’intérêts pétroliers à l’époque, de André BRANGER , coopérant ressortissant français carcassonnais, conseiller du ministre équato-guinéen du Plan en charge de statistiques dont les résultats calamiteux ne devaient en aucun cas être connus, ce qui lui a valu d’être assassiné le 11 février 1993 pour le réduire au silence en le faisant rejoindre la liste des 310 personnes assassinées par le régime dans laquelle il figure sous le numéro 272.

Compte tenu de ce qui précède, la COALITION CORED demande en urgence pour faire échapper la Guinée équatoriale au chaos :

- la mise en place immédiate pour les plus démunis, de centres de distribution de nourriture et de soins gratuits pour la population, dont 80 pour cent vit en dessous du seuil de pauvreté dans ce pays 3ème pays producteur de pétrole d'Afrique,

- l’école gratuite pour tous les enfants, 42 pour cent d’entre eux n’étant pas scolarisés selon Human Rights Watch dans son rapport de juin 2017,

- la création d'une COMMISSION D'ENQUETE INTERNATIONALE SUR LES CRIMES CONTRE L'HUMANITÉ ET LES CRIMES DE GUERRE COMMIS PAR LE RÉGIME,

- la libération immédiate de tous les prisonniers politiques,

- la liberté de la presse, la Guinée équatoriale occupant comme pour l’indes sur la corruption de Transparency International, la 171ème place sur 180 au classement mondial de la liberté de la presse 2018 de Reporters sans frontières,

- le retour dans leur pays de tous les mercenaires, la sécurité du pays devant être assurée par l'armée équato-guinéenne

- la mise en place immédiate (sous la surveillance d'organisations internationales avec une force militaire assurant la sécurité des opposants), d'un régime de transition démocratique avec la participation de tous les partis politiques y compris ceux en exil.

Une page d'histoire doit se tourner pour mettre fin à près d'un demi siècle de dictature en permettant une meilleure répartition des richesses au profit du peuple et le retour à des élections libres et démocratiques pour que vive enfin dans le calme et la paix tous les citoyens de la République de Guinée équatoriale.

Salomon ABESO NDONG

Président de la CORED

 

 

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