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Billet de blog 29 mars 2017

LA GUINÉE ÉQUATORIALE N'EST PLUS UN ETAT DE DROIT

En Guinée équatoriale la Justice et toute son organisation peuvent être réduites à néant et tous ses membres débarqués par un simple décret présidentiel comme on a pu le voir récemment. Obiang Nguema Mbasogo, a encouragé les équato guinéens à se faire justice eux mêmes, allant même jusqu'à leur dire que la légitime défense serait systématiquement reconnue.

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La dictature atteint des sommets en Guinée équatoriale, pays dans lequel le mandataire du palais présidentiel s'est emparé du pouvoir en violant la constitution en se présentant plus de deux fois, et en mettant en détention administrative ou pénitentiaire les opposants pendant les élections présidentielles, ce qui lui a permis de bourrer les urnes avec plus de votants que d'inscrits, pendant que dans le même temps les frontières étaient fermées et internet coupé.

Voilà pour la démocratie dans ce pays ou la radio télévision et les medias sont entre les mains du locataire du pouvoir, qui en raison de ce qui précède mérite une expulsion pure et simple, sachant que la deuxième chaîne de télévision est entre les mains de son fils Teodoro Nguema Obiang Mangue dont on aura appris par une attestation signée de sa main, qu'il avait embauché sans le déclarer un directeur de la communication internationale pour masquer toutes ses turpitudes pendant plusieurs années et qu'il a tout simplement oublié de le payer, lequel aujourd'hui a engagé des actions judiciaires jusqu'à ce jour sans succès pour obtenir son dû pour lui permettre de vivre et de se soigner et dont on peut espérer qu'il nous racontera dans le menu détail ce qu'il a pu voir au pays ou 310 personnes et plus ont été assassinées pour permettre au régime d'Obiang Nguema Mbasogo, à sa famille et à son clan, de se maintenir au pouvoir.

Quand on dit qu'il n'y a plus de justice en Guinée équatoriale, ce n'est pas une formule toute faite, Obiang a emprisonné les enfants des opposants en exil pour faire pression sur leurs familles, il fait espionner l'opposition en exil par des journalistes qui sont en réalité des réfugiés politiques qui travaillent en sous-main comme le directeur de la communication internationale qui s'est démasqué faute d'avoir été payé, ce qui permet à certains d'entre eux de ce "cabinet noir" d'avoir un faux statut puisqu'ayant soit disant fui une dictature, ils se sont mis au service d'une autre dictature, celle d'OBIANG autour de leur quartier général de l'avenue FOCH, sanctuaire de la corruption qui sera prochainement déballée devant le tribunal correctionnel de Paris devant lequel on nous expliquera que les robinets en or sont les marques d'une ambassade et le symbole des biens mal acquis par un vice-président qui a toutes les qualités.

En fait non seulement le poste de directeur de la communication internationale d'Obiang est un emploi dissimulé, ce qui doit être normalement sanctionné pénalement, mais c'est aussi celui de Teodoro Nguema Obiang Mangue en tant que vice président qui est un emploi de président dissimulé, car il n'échappe à personne que le pouvoir est entre ses mains et que rien de ce qui se fait en guinée équatoriale ne peut être mis en place sans son consentement... Obiang pour sa part inaugurant les chrisantèmes en faisant des promenades permanentes dans le pays et à l'étranger avec tous les moyens de l'Etat pour assurer la promotion des prochaines élections municipales et législatives.

Cette absence de justice légale constatée par le mandataire du pouvoir en personne est une injure à la démocratie car elle permet à tout moment d'arrêter les membres et chef de parti de l'opposition dite légale comme cela a pu être observée, l'autre étant priée de vivre dans la clandestinité et de ne pas se faire découvrir sous peine de mort.

Aujourd'hui le dictateur Obiang n'arrive plus à faire fonctionner le système judiciaire, car la délinquance est encouragée par la corruption au plus haut niveau de l'Etat qui est arrivée à son comble, car 70 pour cent de la population vit en dessous du seuil de pauvreté, or la nécessité de pouvoir s'alimenter pour vivre est une première nécessité qui fait oublier tout le reste y compris le problème de la santé qui est très préoccupant. Faute de ressources de base, certains sont amenés à voler, tel Cosette dans les misérables pour pouvoir manger.

Le dictateur nous explique que ces difficultés sont dues à la chute du prix du baril du pétrole, pendant que dans le même temps la gabegie financière du pays éclaté aux 4 coins du monde, avec des yachts qui sont soit disant des navires de guerre de l'Etat, des automobiles de très grand luxe qui sont destinées à permettre au personnel de se rendre à son travail... etc... et tout cela pendant que le peuple crève de faim, c'est une véritable honte pour ce régime.

Ces faits sont aggravés par le fait que pour assurer sa sécurité, car il n'y a que cela qui compte pour lui, le dictateur Obiang a recruté 450 mercenaires venus d'Ouganda, autant du Zimbabwe et d'autres d'Ukraine... bien entendu payés par les ressources financières du pays, comme si l'on ne pouvait pas se suffir de l'armée équato-guinéenne pour assurer la sécurité de ce tyran qui ruine le pays par des dépenses futiles et inutiles.

La réalité est toute autre, pour assurer la sécurité préventive du dictateur Obiang, il y a  dans la prison de Blackbeach plus de 500 prisonniers qui sont déclarés comme délinquants mais qui sont en réalité des mineurs et qui sont privés de tout, d'école et de formation, de soins médicaux, de services sociaux, lesquels ne demandent qu'à rentrer chez eux.

A la demande de la CORED, lors de la tentative d'organisation de la table ronde à Genève qui n'a jamais pu avoir lieu, car le dictateur avait prétendu que l'on voulait le faire venir là-bas pour l'assassiner, alors qu'il se rend en Suisse fréquemment pour des raisons qui restent à éclaircir (banque, médecin selon la rumeur), il avait été demandé la mise en place d'une VERITABLE AMNISTIE, or l'on constate que le lieutenant colonel Cipriano Nguema Mba qui a été livré par le Nigéria au dictateur Obiang a disparu et aurait été assassiné ou serait caché dans les prisons secrètes d'Ogiang dont certaines sont sous les palais présidentiels.

En illustration de ce qui précède, et preuve à l'appui on peut voir en images video une illustration de ce qu'est devenue la justice qu'elle soit faite dans les commissariats ou les prisons ou tout simplement dans la rue, par l'armée, la police, les citoyens ou tout un chacun qui peut s'armer désormais d'un bâton pour frapper qui bon lui semble avec la bénédiction présidentielle qui n'a pas hésité à dire que si besoin est, la légitime défense sera automatiquement reconnue au bourreau qui aura achevé sa victime.

Ces faits ne pouvant rester sous silence, il faut que chacun puisse se rendre compte de ce qui se passe dans ce qui était un beau pays et qui s'appelait la République de Guinée équatoriale pour laquelle plus de 200.000 opposants ont fui ce pays pour l'exil en allant se réfugier aux 4 coins du monde et qui ne demandent qu'à revenir le jour ou le dictateur, sa famille et son clan auront été chassés du pouvoir par la démocratie, ce qui permettrait le retour des migrants en Guinée équatoriale pour la remise en route politique, économique et sociale du pays.

voir la video : LA JUSTICE CHEZ OBIANG NGUEMA MBASOGO 310

https://www.youtube.com/watch?v=N0mL8nsve3g&t=14s&spfreload=10

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