LE DICTATEUR OBIANG EST VENU À L'ONU FAIRE UN TOILETTAGE DE SES CRIMES

ONU SOIT QUI MAL Y PENSE, LE DICTATEUR OBIANG EST VENU À L'ONU FAIRE UN TOILETTAGE DE SES ACTIONS CRIMINELLES POUR SE MAINTENIR COUTE QUE COUTE AU POUVOIR PENDANT QUE LA CORED DEMANDE LE RETOUR A LA DÉMOCRATIE ET LA RÉUNION D'UNE GRANDE CONFÉRENCE NATIONALE RÉUNISSANT TOUS LES PARTIS POLITIQUES Y COMPRIS CEUX EN EXIL

L'exercice habituel du dictateur OBIANG NGUEMA MBASOGO consiste à venir chaque fois qu'une occasion s'y prête à l'ONU pour créer un rideau de fumée par des discours devant la communauté internationale pour faire oublier ses crimes.

Alors que son régime est dictatorial et sanguinaire, le dictateur ose venir à l' ONU dénoncer les menaces destinées à « déstabiliser le système de gouvernance pacifique et démocratique de son pays ", ce qui est le comble... car s'il y a un pays dans lequel la démocratie et la gouvernance sanguinaire a remplacé la gouvernance pacifique, c'est bien en république de guinée-équatoriale.

La CORED composé de 19 partis politiques et associations en exil ose affirmer haut et fort que la gouvernance n'est ni pacifique, ni démocratique ainsi qu'en font foi les 310 personnes assassinées par le régime, la torture des opposants et leur assignation à résidence ou en détention pour les empêcher de participer aux élections font partie de la panoplie des moyens déployés par OBIANG et les différentes lois d'amnistie ont été des pièges pour faire revenir les opposants et les assassiner,

En ayant fait assassiner plus de 310 opposants qui lui ont barré la route pour se maintenir au pouvoir, le mandataire équato-guinéen en raison des faits qui lui sont reprochés, a commis "un crime contre l'humanité".

Non le mot n'est pas trop fort, car il faut savoir qu' un crime contre l'humanité est une incrimination établie par la Charte de Londres créée en 1945 qui désigne une « violation délibérée et ignominieuse des droits fondamentaux d'un individu ou d'un groupe d'individus inspirée par des motifs politiques, philosophiques, raciaux ou religieux ".

La cause est entendue, nous avons dans ce texte (article 6) tous les éléments du crime contre l'humanité qui sont réunis, puisque cette action a visé une catégorie de personnes visées en raison de ses opinion politiques hostiles au régime du dictateur et dont l'élimination par le dictateur OBIANG est uniquement motivée par la nécessité qu'il puisse se maintenir au pouvoir.

Se maintenir au pouvoir avec sa famille et son clan constitue le théorème de base gravé dans le marbre par le dictateur qui est prêt à tout pour rester au pouvoir.

Mais assassiner tous ceux qui ont voulu lui barrer la route pour se maintenir au pouvoir pendant 38 ans, cela n'a pas été suffisant, car il a fallu corrompre, autrement dit "acheter" les voix des électeurs en pratiquant le clientélisme et le favoritisme des militants de son parti présidentiel en institutionnalisant la corruption, tout en organisant un système électoral basé sur la triche au plus haut niveau de l'Etat, par le fait d'avoir des listes électorales fantaisistes qui ont permis de constater que dans un grand nombre de bureaux de votes il y avait plus de votants que d'inscrits, et qu'une seule personne pouvait voter pour une vingtaine d'autres ou plus, sans que cela puisse poser le moindre problème de conscience.

Mais comme cela ne suffisait pas, il a fallu assigner à résidence les opposants à résidence pendant la période électorale afin qu'ils ne puissent pas aller voter, monter des accusations fantaisistes pour les attraire devant les tribunaux afin de les priver de droits civiques, si besoin est les torturer pour essayer de les faire changer d'avis ou d'aller encore plus loin si nécessaire.

L'opinion internationale et l'Union européenne ont observé de loin toutes ces manoeuvres, car il ne fallait pas s'approcher sous peine d'indisposer le mandataire qui choisissait lui même pour valider ses élections ses observateurs internationaux qu'il avait selon l'expression fait trier sur le volet...

Pour faire durer le plaisir pendant 38 ans, il a fallu modifier la Constitution et même la violer puisqu'elle limitait à deux mandats consécutifs le nombre de mandats successifs que le président de la république ne pouvait en aucun cas dépasser, sauf à violer la Loi fondamentale, autrement dit la Constitution.

Aussi il est particulièrement surprenant de voir que M. TEODORO OBIANG NGUEMA MBASOGO, Président de la Guinée équatoriale, ose venir à l'ONU et surtout pour qu'il puisse venir parler de la Charte des Nations Unies qu'il foule du pied dans son pays avec son gouvernement à longueur d'année.

Il est incroyable qu'il ose affirmer en tant que donneur de leçons que : " tous les gouvernements doivent s’efforcer d’assurer le bien-être de leurs citoyens, dans le respect des droits de l’homme, de la démocratie et du développement." toutes choses qu'il ignore en tant que chef d'Etat, et ce donneur de leçons ose parler de droits de l'homme dans un pays ou l'on pratique la torture dans les rues, les prisons et même à l'intérieur du palais présidentiel.

Le même ose parler de démocratie qui n'est pas une denrée rare dans son pays, mais une denrée inconnue, avec les élections truquées comme on vient de le rappeler, l'absence de liberté de la presse, deux télévisions une pour le père, l'autre pour le fils... et ce donneur de leçons vient tenir des propos mensongers devant la communauté internationale avec un aplomb incroyable qui est la marque des dictateurs.

Frisant le ridicule, le dictateur a osé parler de "l’ingérence de certains pays dans les affaires intérieures des États" oubliant que la guinée équatoriale viole en permanence la convention de Vienne comme on a pu le voir par le transfert d'un lieu à un autre de l'ambassade de guinée équatoriale en France avenue FOCH, sans avoir l'autorisation du pays d'accueil, ou bien en interceptant les courriers formels de l'ambassade de France en guinée équatoriale, etc...

Quand aux accusations du dictateur OBIANG NGUEMA MBASOGO qualifiant les accusations contre ses dirigeants « injustes, gratuites et sans égard à la souveraineté nationale", la CORED ose affirmer que cette souveraineté nationale ne permet pas aux dirigeants de faire n'importe quoi, ni dans leur pays, ni ailleurs, et encore moins de se faire prendre avec des valises pleines de dollars comme ce fut le cas pour la famille OBIANG, ni de jeter par les fenêtres l'argent du pays, alors que 70% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté et que 40% des enfants ne sont pas scolarisés.

Ce qui est incroyable, c'est que le mandataire équato-guinéen spécialiste des réalisations immobilières et de la création d'infrastructures qui lui ont permis tout en remplissant son bas de laine personnel, de cacher la misère du peuple équato-guinéen à la communauté internationale en oubliant le domaine social, a lancé à la tribune de l'ONU un appel à travailler « au progrès et au bien-être de l’humanité »... Qu'il commence dans son pays en respectant les accords signés à l'ONU sur l'abolition de la torture, et en respectant la Charte de l'ONU dans le domaine de la démocratie et de la santé financés par une meilleure répartition des richesses afin de lutter contre la pauvreté et non en s'appropriant à titre personnel ces richesses pour lui, sa famille et son clan.

Présente au Conseil de sécurité de l'ONU, heureusement à titre temporaire, en occupant un siège non permanent dédié à l' Afrique, la situation du mandataire équato-guinéen est fortement encadrée par la communauté internationale, la guinée-équatoriale ne peut plus jouer le moindre rôle avec le pouvoir qui est en place depuis 38 ans et qui n'a pas réussi pendant tout ce temps à permettre à la population d'accéder au progrès et au bien-être auquel elle a droit.

Aujourd'hui plus de 200.000 opposants ont fui ce régime pour avoir la vie sauve en ayant pour la plupart tout perdu pour avoir la vie sauve. Seule une grande conférence nationale avec la participation de tous les partis politiques, y compris ceux en exil permettra le retour à la démocratie et à la reprise économique et sociale du pays laissé à l'abandon par le mandataire actuel.

 

 

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