Violences physiques en France : ouvrez les yeux, amis de Médiapart !

La rédaction de Mediapart a perdu son objectivité en ne parlant que des violences policières sans condamner les autres formes de violences physiques en France, et en particulier celle des "casseurs" lors des manifestations. Je soutiens la condamnation de toute violence, pas seulement celle des forces de l'ordre, qui n'est qu'un symptôme et non la cause de cette violence qui croît en France.

Violences policières: ouvrez les yeux!

c'est avec ce titre que François Bonnet analyse la seule violence qui apparemment le révolte, celle des forces de l'ordre :

"Ce basculement organisé dans la violence et la criminalisation d’un mouvement social devrait provoquer un vaste débat public."

Est-ce que je vais moi, ô honte, soutenir le policier qui a éborgné un jeune à Rennes, ou celui qui a mis dans le coma un malheureux manifestant pacifique avec une grenade de désencerclement.

Bien sur que non, mon propos est inverse : il faut voir l'ensemble du paysage, pas un seul acteur de cette violence croissante de la société française et condamner TOUTES les violences physiques.

Que la ligne éditoriale de Mediapart soit opposée à la loi Travail, c'est bien leur droit et aussi celui de tous ceux qui manifestent pacifiquement contre cette loi dans la rue.

Mais comment les rédacteurs de Mediapart ne veulent pas voir la violence de plus en plus grande des casseurs de plus en plus nombreux et les condamner aussi fermement ?

Faut il en déduire que pour s'opposer au gouvernement, au premier ministre et au président, il faut sciemment oublier dans son indignation les actes de violence gratuits ciblés contre les forces de l'ordre ?

La violence policière, c'est d'abord et avant tout le symptôme d'une violence de plus en plus grande de la société française, et une tolérance de plus en plus grande des intellectuels et des éditorialistes qui comptent comme ceux de Médiapart face à cette violence commune qui monte dans notre société. A commencer par l'ultra-violence des terroristes de DAECH en France bien sur, qui refusent aux français de vivre comme ils ont choisi de vivre : libres, égaux et fraternels ! c'est à dire dans un pays en paix, entre les croyants et les non croyants, entre la droite, la gauche et le centre.

"Celui qui croyait au ciel celui qui n'y croyait pas
Un rebelle est un rebelle deux sanglots font un seul glas
Et quand vient l'aube cruelle passent de vie à trépas

Celui qui croyait au ciel celui qui n'y croyait pas
Répétant le nom de celle qu'aucun des deux ne trompa
Et leur sang rouge ruisselle même couleur même éclat

Celui qui croyait au ciel celui qui n'y croyait pas"

Aragon "La rose et le réséda"

Comment le néolibéralisme a défait la démocratie

"Les violences policières lors des manifestations contre la loi sur le travail s'inscrivent dans un cycle plus large de régression démocratique qui affecte toutes les libertés fondamentales"

Les libertés fondamentales, c'est l'idéologie de DAECH qui les cible, en particuler les 7 et 9 janvier ainsi que le 13 Novembre, il ne faudrait pas que Christian Salmon fasse semblant de l'oublier.

Je sais bien que la réaction face au terrorisme islamiste, la réaction des démocraties peut être liberticide comme observé aux Etats-Unis après le 11 Septembre.

On peut et on doit lutter contre l'ultra-libéralisme sans cautionner la violence des "casseurs".

Lutter contre les démagogies qui menacent la démocratie aujourd'hui la France, c'est lutter contre les violences physiques, quels que soient leurs auteurs, y compris si ces auteurs font semblant d'être de votre avis, comme celà est le cas dans les manifestations contre la loi Travail.
 

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