Ma réponse au Premier Ministre

"Ceux qui se laissent aller à colporter, sans aucune précaution, ces ragots et ces calomnies, ont-ils encore une conscience?" Ces propos sont ceux du Premier Ministre François Fillon, ils ont été tenus le Mercredi 7 Juillet 2010, à Matignon, avec une grande solennité : le premier ministre est entouré par le président de l'Assemblée à sa gauche et le président du Sénat à sa droite. Ces propos sont adressés aux journalistes de Mediapart, mais aussi et par extension aux abonnés de Mediapart qui financent ces colporteurs, et donc en particulier à ma modeste personne. Je me permets donc de répondre directement aux propos du Premier Ministre en lui écrivant ma réponse sur mon blog : "Monsieur le Premier Ministre : Oui, j'ai encore une conscience. Non, je n'ai plus confiance dans votre gouvernement.

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"Ceux qui se laissent aller à colporter, sans aucune précaution, ces ragots et ces calomnies, ont-ils encore une conscience?"

 

Ces propos sont ceux du Premier Ministre François Fillon, ils ont été tenus le Mercredi 7 Juillet 2010, à Matignon, avec une grande solennité : le premier ministre est entouré par le président de l'Assemblée à sa gauche et le président du Sénat à sa droite. Ces propos sont adressés aux journalistes de Mediapart, mais aussi et par extension aux abonnés de Mediapart qui financent ces colporteurs, et donc en particulier à ma modeste personne. Je me permets donc de répondre directement aux propos du Premier Ministre en lui écrivant ma réponse sur mon blog :

 

"Monsieur le Premier Ministre : Oui, j'ai encore une conscience. Non, je n'ai plus confiance dans votre gouvernement.

 

Le contrat d'un gouvernement est un contrat de confiance avec les citoyens. Les gouvernants doivent donc donner l'exemple de la probité, du respect des lois et des procédures démocratiques. Ainsi les citoyens comprendront que la politique n'est pas sale, que la politique n'est pas vaine. Le pire pour l'avenir de la démocratie serait que le citoyen devienne indifférent à la vie publique.

 

Ceux qui se laissent aller à cautionner, sans aucune réserve, les mensonges et les dérives à l'éthique républicaine d'un membre du gouvernement, sont ils encore dignes de représenter la République ?

 

Monsieur le Premier Ministre, je vous demande de penser à ceux qui ont incarné dans l'histoire de France ce principe de dignité, par exemple à la vie politique de Pierre Mendès France ... les futures jeunes générations prendront votre déclaration du 7 Juillet 2010 comme le parfait contre-exemple de ce principe de dignité."

Je remercie Antoine Perraud de Mediapart pour ses conseils de lecture sur le personnage de Pierre Mendès France qui m'ont permis de répondre au Premier Ministre ...

PS : le lien vers la vidéo du 7 Juillet 2010

 

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