Les Affaires EPAD et EDF : une menace pour l'hyper-président ?

Ce sont deux nominations décidées par l'hyper-président, ce sont deux Etablissements à capitaux publics, l'EPAD et l'EDF, dans les deux cas, une polémique a suivi. Dans les deux cas, l'hyper-président a du reculer face au tollé diffusé par les médias, et surtout face à la "rumeur du peuple" irrésistible.

jean-sarkozy.jpg2010-01-21T185228Z_01_APAE60K1GFI00_RTROPTP_1_OFRBS-FRANCE-EDF-PROGLIO-20100121.JPG

Ce sont deux nominations décidées par l'hyper-président, ce sont deux Etablissements à capitaux publics, l'EPAD et l'EDF, dans les deux cas, une polémique a suivi. Dans les deux cas, l'hyper-président a du reculer face au tollé diffusé par les médias, et surtout face à la "rumeur du peuple" irrésistible.

J'ai l'impression en effet qu'il existe depuis peu un nouveau pouvoir, un vrai contre-pouvoir, qui pour l'instant est le seul à faire reculer notre hyper-président : non pas les médias classiques (radios, télés), non pas notre bien-aimé Médiapart, mais la rumeur souterraine du peuple entretenue par Internet, qui est hors contrôle.

J'ai l'intuition qu'après l'affaire de la nomination de Jean Sarkozy à l'EPAD, l'affaire de la nomination avec la double rémunération de Proglio à EDF est finalement le prolongement de la première affaire. Et sans doute que l'on peut en tirer une leçon : les limites du pouvoir arbitraire de l'exécutif ont peut-être été atteintes dans les deux cas. L'hyper-président devra dorénavant en tenir compte dans sa manière d'exercer son pouvoir presque absolu, il va sans doute vouloir supprimer ce contre-pouvoir comme il a eu l'habitude de le faire systématiquement. Mais il ne tient qu'à nous d'exploiter cette formidable arme de défense dans la perspective de 2012. Vive la République, vive la France.

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.