COVID-19 : Plus de 9 000 morts auraient pu être évitées en France

Le bilan de l'épidémie COVID-19 peut être fait. Dans les hôpitaux, le % moyen de décès est de 18% avec deux cas extrêmes, un maximum de 23.4% en Moselle et un minimum de 12.7% dans les bouches du Rhône. Si le taux de mortalité des Bouches du Rhône est appliqué, 30 % de plus de 30 000 décès – soit plus de 9000 morts – "auraient pu être évités". La HAS est responsable de ce bilan.

Les données Santé Publique France permettent de visualiser le pourcentage de décès par rapport au nombre d'hospitalisés par département en France au 20 Mai 2020 :

Santé Publique France le 20 Mai 2020 (https://geodes.santepubliquefrance.fr) Santé Publique France le 20 Mai 2020 (https://geodes.santepubliquefrance.fr)

En appliquant aux autres départements le même taux de mortalité dans les hôpitaux que celui constaté dans les Bouches du Rhône (13), 30 % des plus de 17 290 décès – soit plus de 5000 morts – enregistrés dans les hôpitaux par Santé Public France au 20 mai 2020, "auraient pu être évités" si le protocole Raoult et les autres outils de contrôle de l'épidémie mis en oeuvre à l'IHU Méditerranée avaient été appliqués dès le 18 Mars.

Si l'on ajoute les décès en Ehpad, le nombre de morts au 21 Mai est de 28 215 et le nombre de personnes hospitalisés est de 17 583. En utilisant le taux moyen de décès de 18%, on peut anticiper un nombre total de décès en France supérieur à 30 000 (précisément 31 379), en supposant que l'épidémie s'arrête aujourd'hui, ce qui bien sur est une hypothèse minorante et fausse.

Plus de 30% des plus de 30 000 décès, en tout plus de 9000 morts "auraient pu être évitées".

Ce qui a permis d'obtenir les meilleurs résultats est donc de traiter au plus tôt, avec une prise en charge éventuellement en ambulatoire, c'est ce que l'IHU de Marseille a montré en obtenant un taux de mortalité de seulement 0,5%.

Ces données confirment avec des chiffres incontestables le danger du maintien des décrets du 26 Mars et du 11 Mai suite aux recommandations de la Haute Autorité Sanitaire limitant l'usage de l'hydroxychloroquine en cas d'hospitalisation et uniquement dans les cas les plus graves.

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