Nous, résident.e.s des quartiers où les exilé.e.s ont de plus en plus de difficultés à exercer leurs droits les plus inaliénables, comme celui d’avoir un toit, de manger à sa faim, de se sentir en sécurité, d’avoir accès à des soins de santé, de régulariser sa situation administrative, nous, témoins directs de leur désarroi, ne pouvons pas admettre que notre pays restreigne les droits de ces personnes. Pire, l’énergie déployée par la France à leur égard ne vise en aucune façon à les accueillir mais bien à les éconduire, les expulser, au mépris de la loi parfois, des violences institutionnelles et policières étant exercées à l’encontre de ces personnes vulnérables qui cherchent tout simplement un asile.
Au moment où des migrant.e.s trouvent la mort sur des embarcations précaires en Méditerranée, au moment où le bateau d’une ONG, l’Aquarius, erre le long des côtes européennes avec à son bord 630 exilé.e.s pour trouver un port d’attache, tandis que les gouvernements italien et français restent sourds à ces appels au secours, au moment où les institutions européennes ne sont pas à la hauteur de la situation, nous, militant.e.s, choisissons de porter un message d’hospitalité, de solidarité envers ces exilé.e.s, pour réconcilier notre pays avec certaines de ses valeurs fondatrices, de liberté, égalité et fraternité !
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