L'Etat fait une croix (rouge) sur les droits de l'enfant !

En cette veille de la Journée Internationale des migrant-e-s, les actions se multiplient. Hier soir, certain-e-s d'entre nous étaient avec le collectif La Chapelle debout devant la Comédie Française pour obtenir la régularisation de quelques 200 personnes sans-papier, d'autres dénonçaient l'injustice subie par les mineur-e-s isolé-e-s étranger-e-s en posant des banderoles devant le DEMIE de Paris.

Le DEMIE (dispositif d’évaluation des mineurs étrangers isolés) animé par La Croix Rouge Française assure la mission que l’État lui a confiée par délégation. Il lui incombe conventionnellement de conduire une évaluation des mineur-e-s en exil nécessitant une aide sociale : hébergement, prise en charge éducative, suivi sanitaire, inscription scolaire. Or, cette mission se traduit en fait par l’exclusion d’un très grand nombre de jeunes étranger-e-s dont la minorité est souvent très arbitrairement contestée.  

 Aujourd’hui de nouvelles banderoles ont été posées place Jean Pierre Timbaud à 150 mètres du DEMIE :

 

 © accueil de merde © accueil de merde

MINEUR-E-S A LA RUE CROIX ROUGE COMPLICE 

 et sur les grilles du Demie où tous les matins des mineur-e-s attendent et espèrent d’être sélectionné-e-s pour obtenir un rendez vous et potentiellement un hébergement.

 © accueil de merde © accueil de merde

MINEURS ÉTRANGERS LA CROIX ROUGE FRANÇAISE TRIE ET EXCLUT 

Nous  réclamons que l’Aide sociale à l’enfance remplisse totalement sa mission en protégeant tou-te-s les mineur-e-s qui sans aide sont en danger. Nous alertons contre cette maltraitance des mineur-e-s et demandons le respect de la législation relative à l’enfance en danger et la protection inconditionnelle  des mineurs quelle que soit leur nationalité.

 © accueil de merde © accueil de merde

 

 

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