La révolution n'est pas un accident, c'est une nécessité

Hier soir, après une allocution remplie de minutes creuses et de verbiage pompeux dont seul l’Elysée a la recette, nous avons assisté au spectacle d’un homme dont l’incompétence nous fait honte. HONTE. Emmanuel Macron ne veut pas lâcher le pouvoir. Il veut gagner du temps

Hier soir, après une allocution remplie de minutes creuses et de verbiage pompeux dont seul l’Elysée a la recette, nous avons assisté au spectacle d’un homme dont l’incompétence nous fait honte. HONTE. Emmanuel Macron ne veut pas lâcher le pouvoir. Il veut gagner du temps : sur le dos des malades contaminéEs par le COVID-19, sur le dos des 20 millions de personnes atteintes de maladies chroniques en France qui voient leurs soins reportés ou même supprimés. Il est en panique, il cherche ses mots, bégaie, ânonne, malgré un prompteur. Il sonne creux. Il sonne faux. Mais il a bonne mine, c’est surtout ça.

Les personnes INVISIBILISÉES dont Macron ignore même leur existence, en ne les nommant pas dans son allocution, sont destinéEs à être des laisséEs pour compte. Dans sa tête ils sont déjà sacrifiéEs. Ah qu’elle est loin la conférence de reconstitution du Fonds Mondial où il était de bon ton de parler des putes ! HONTE.

CRA – EHPAD – PRISONS sont des lieux de torture morale et physique où le COVID-19 représente un risque majeur.

Les persécutions commencent contre celles et ceux que le pouvoir ne veut pas nommer, car sans nom, la personne n’a pas d’existence réelle.

Basta le blabla LREM-macroniste ayant comme perspective morbide un arrivisme individualiste au détriment de tout éthique et dont la morgue de Rungis en est le triste exemple.

L’homme et le système macroniste sont au bord du gouffre. Nous y entrainant sans remords puisque depuis cette prise de parole du 13 avril 2020, à 20 heures, il entrevoit déjà la fin de son régime.

Il nous faut poser aussi la question de la responsabilité de celles et ceux qui composent le Conseil Scientifique, crée le 11 mars pour conseiller le gouvernement. Cautionnent-ils cette folie mortifère ? Quels sont leurs stratégies, leurs débats, leurs propositions tangibles ?

Act Up-Paris exige, sans concession, avec les associations, collectifs et organisations alliéEs :

  • La régularisation inconditionnelle des personnes sans-papiers, comme c’est déjà le cas au Portugal,
  • La prise en charge systématique des mineurEs isoléEs,
  • La fermeture des CRA et l’hébergement en hôtels, dans des immeubles réquisitionnés, des bureaux réaménagés ou dans des structures appropriées, pour les familles ou toutes personnes qui y sont détenuEs, de même que pour les travailleurs dans les foyers laissés à eux-mêmes,
  • La continuité des politiques de Réduction des Risques et de prise en charge des usagerEs de drogues qui sont dans des squats ou à la rue

Nous exigeons également, puisqu’il faut bien reprendre son souffle avant d’en redemander :

  • Des masques, des gants, des blouses, du gel pour les personnels soignants et tout matériel nécessaire comme les ventilateurs pour renforcer les services de réanimation,

  • Des tests PCR pour les personnes asymptomatiques en contact avec des positifs au COVID-19,

  • Une aide directe et systématique avec un suivi psycho-social régulier pour les sans-toit, les crèves la faim et toutes celles et ceux qui sont pousséEs et maintenuEs à la marge,

  • Idem pour les travailleurSEs du sexe trans migrantes dont l’absence de revenus rend le confinement quasi impossible, en plus des effets de la loi de pénalisation du client, et qui, jusqu’à ce jour, n’ont pas vu leurs demandes aboutir auprès de Marlène Schiappa, silencieuse donc complice,

  • Un apport financier massif, immédiat et tangible avec un chiffrage en milliards d’euros et une planification dans le temps du système de santé et de prise en charge psycho-sociale, sans discriminations.

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