Ah, mais, c’est pas pareil !

Quand l'histoire se répète, ce n'est pas toujours une farce, mais bien souvent une semblable tragédie aux allures plus soft que le nazisme.

Histoire d’aller prendre une bonne douche pour se désinfecter, les nazis confiaient, fut un temps, serviette et savonnette afin de s’assurer de la docilité des masses de gens à gazer.

 Histoire d’offrir de meilleures conditions d’hébergement, les autorités du gouvernement Biden ont proposé aux récents émigrés du continent latino américain de convenables centres d’accueil pour s’assurer de leur consentement à franchir le pont qui les ramène direct dans une portion de terre mexicaine soumise à la pire des violences.

 Comparaison n’est pas raison, dira-t-on. Certes, puisque dans un  cas, c’est pour pénétrer avec obéissance dans les salles de la mort, dans l’autre c’est « juste une expulsion » de territoire, sans souci du devenir de femmes, d’enfants déjà mis en péril auparavant.

Le procédé n’est-il pas pour autant identique ? Mentir, tromper son monde pour remplir l’objectif et obtenir un résultat massif à moindre coût, tout en évitant refus, révolte et débordement.  En grattant bien, nous pourrions trouver aux quatre coins du monde d’autres similitudes, inclus, fut un temps au sein de notre défunt empire colonial, de semblables procédés de « transfert » de populations au nom de la préservation de leur conditions d’existence tout en s’épargnant de quelconques insubordinations.

 Non seulement le nazisme n’a pas arrêté de faire des émules, sous des formes éparses, fragmentaires,  mais il fut lui-même le résultat d’un management industriel à toute épreuve dont on ne peut pas dire qu’il se soit arrêté depuis.

 Alors proclamer un « plus jamais çà ! » supposerait  que l’on veuille bien considérer les rouages et les fondements d’une société qui la conduisent à vouloir assainir son plancher, à se débarrasser des « indésirables » chaque fois qu’elle est en crise !

 

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