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Billet de blog 10 nov. 2021

On abat l’arbre, mais on garde la forêt ?

«Cessons d’en parler, oublions-le!» nous dit-on à propos des nauséabondes provocations de Z. Mais, voilà, on ne cesse d’en parler! Peut-être que l’arbre en dit long sur ce qui se trame derrière les buissons, au cœur des taillis, une quasi veille d’élections. Peut-être est-ce la forêt entière, qui est en train de ployer sous la montée d'une vision d’extrême droite du monde.

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« Aimer un étranger comme soi-même implique
de s’aimer soi-même comme un étranger. »

Simone Weil (1909-1943), philosophe

D’aucuns, plutôt à gauche, nous mettent en garde, en partie à juste titre : il faut recentrer notre attention sur des causes, des luttes sociales d’importance et ne pas succomber au buzz médiatique. Des journalistes ont fait leur mea culpa, en déclarant qu’ils n’avaient pas vu venir le danger : l’audimat Z. va baisser ! Est- ce le cas ? Non, puisqu’ils ne sont pas les patrons des chaînes. Juste des lampistes à la courte mémoire ou sans mémoire historique du tout, peu capables de contrer des propos fallacieux..

 D’autres, disposant de quelques repères, tentent de nous rassurer : nous sommes face à un remake, le scénario s’est déjà deux fois présenté : Mitterrand favorisant la montée d’un Jean-Marie Lepen pour faire obstacle à la droite classique, puis le chiffon rouge du FN agité sous nos nez afin qu’Amen soit dit à Macron. Certes, la gauche est en miettes, mais le  RN est en baisse depuis les dernières législatives. Ne restons pas obnubilés par cette entourloupe médiatique ni par de grossières provocations. Recentrons courageusement nos forces en vue du grand prochain western entre un Jupiter, cow-boy sauveur et un (simple) imposteur. C’est confondre le ressemblant à l’identique.  La crise politique s’est aggravée et ce qui restait d’espérance s’est amenuisé.

 Enfin, à droite de préférence, on garde la tête haute : la République sait se défendre et n’ira pas jouer la carte de la « préférence nationale » ni du « patriotisme social » proclamé par les reconvertis du FN en RN.  L’habituel pas vu, pas pris !  La xénophobie et les violences de la police ? Le douteux passé de certains ministres, accoquinés avec des franges antidémocratiques ? Pas grave ! Pas dramatique non plus, ces langues se délient aujourd’hui pour dire tout haut ce que pensaient bien des citoyens, sous le régime de Vichy. La France est pays d’équilibre. Elle saura toujours s‘en sortir. Il suffit que les vaches soient bien gardées.

  Il y a bien eu quelque agitations et protestations émanant du landerneau judéo français. Accuser le capitaine Dreyfus, comme un vulgaire antisémite d’antan, quand même ! Dédouaner Pétain sans vergogne et prétendre qu’il a sauvé des juifs, comme ça, en vrac! C’est aller trop loin ! Monsieur Z. a dépassé les limites ! Il est vrai  qu’on ne peut quand même pas dire n’importe quoi en matière de persécutions des juifs en France ni passer à la trappe tous ceux qui sont partis en fumée. Nulle voix, pourtant, pour préciser qu’il s’agissait en réalité de « la baronne de L.., la marquise de V, le colonel S…  et une douzaine de hauts fonctionnaires » (1), effectivement mis à l’abri par Pétain. Ni pour rappeler que sont partis massivement en camps d’extermination ou conduits au poteau d’exécution, avant tout des juifs émigrés et des résistants, français ou pas.

On s’est donc indigné, mais de manière sélective. Pas un mot concernant les  soi disant bienfaits du colonialisme,  une autre contre-vérité de taille proférée par le trublion Z. Il y a eu, n’est-ce pas, les attentats ! Et de bien réels crimes antisémites, ces derniers toujours attribués à la terreur islamiste, même si ce ne fut pas toujours le cas.

Grosso modo, le pétainisme affiché de Monsieur Z  dérange, mais pas son racisme invétéré. Et pas plus la substitution d’arabe à juif en guise de bouc émissaire. Guère étonnant, dans la mesure où les voix « juives », les plus médiatisées, n’ont en matière de « représentativité » que la qualité d’un adjectif accroché à un sigle ou à un statut de « célébrité ». Avec notamment le CRIF, regroupant environ 10 % des juifs de France (évalués à 700 000), qui est devenu franchement d’ultra droite, loin de l'obédience communiste à l’origine de sa fondation, en 1942-43. Pas de quoi pavoiser ! (2)

 Quoiqu’il en soit, le clone Trump a dépassé le seuil en matière de révisionnisme historique. De quoi faire pâlir les Rassinier, Faurisson et consorts. Se rend-il compte qu’il risque, dans la foulée, de déstabiliser les place et distinction accordées aux  descendants de l’extermination nazie, aux experts d’une  « Shoah », si mal nommée, aux respectables institutions, qui proclament leur volonté de stopper définitivement la barbarie autour d’un « plus jamais ça ! » que l’actualité dément tous les jours?

Bien du monde se retrouve ainsi décoiffé, chahuté par le bonimenteur Z., sans avoir perçu combien on a contribué à le mettre en vedette ou simplement laissé s’avancer. On s’effare, on est bouleversé, sans voir qu’il ronge et rogne les plates bandes « civilisationnelles » dont nombre d’essayistes se gaussent sans avoir été inquiétés. Sans entrevoir qu’il joue la même vieille mélodie du « plus français que moi, tu meurs ! » ; refrain pratiqué par des générations entières de français juifs, obsédés par « l’intégration » promise et garantie par Napoléon. Une intégration que notre très chère République a transformée au cours du temps en « assimilation » de tout émigré, rebaptisé aujourd’hui « migrant »(3). Une obsession reprise notamment par des juifs d’Algérie, appelés familièrement pieds-noirs, longtemps déconsidérés et toujours en éternel mal de reconnaissance. Une hantise qui les conduit à vouloir éliminer toute ressemblance avec ce qui pourrait être perçu, de près ou de loin,  comme « arabe ». D’où, la croisade de Z. contre tout prénom qui ne dépendrait pas du tout chrétien calendrier des saints. Les humiliations subies sont mères de tous les vices, dont l’envie ou le besoin de vengeance. Et puis, c’est toujours le proche frère Abel qui vient faire de l’ombre à Caïn. C’est toujours notre voisin de palier qui nous dérange le plus ! 

En cela, il ne faut pas obligatoirement être d’origine juive, descendant d’émigrés de l’Europe de l’est, d’Arménie, du Maghreb ou d’ailleurs. Les français « de souche », maltraités par la crise polymorphe que nous traversons depuis des années et fascinés par le FN, n’échappent pas au phénomène. On tape sur le plus proche, même si l’on a partagé avec lui fut un temps, un sort peu enviable. Du moment qu’on est juste un tout petit peu « au-dessus » ! Emmanuel Todd n’a pas tort de signaler que le mépris de classe se répercute du haut en bas, tout au long de la hiérarchie sociale. Mépris jeté par les classes supérieures à la « vile multitude », le peuple,  toujours désignée comme « fauteurs de troubles », et qui se reproduit dans les couches inférieures à l’égard de plus pauvre ou misérable que soi.

C’est pour toutes ces raisons que l’audimat de messire Z. n’est pas près de disparaître. Une vieille habitude, « l’étranger »,… à son village, à sa classe, à sa « culture », à sa patrie ! Les- pas- comme-nous, dehors ! Z. viendrait nous dire, après la dette et le PIB,  qu’ils sont responsables du délitement du service public, de la pauvreté- précarité qui monte en flèche (à contrario des chiffres officiels), de la violence exacerbée des forces de l’ordre et même, pourquoi pas, responsables du contrôle systématique des citoyens de ce pays qui n’ont rien à se reprocher (voire, il suffit d’attendre un peu), qu’on viendrait néanmoins l’applaudir. Ne reste plus à ceux qui subissent la folie enragée du néolibéralisme financier qu’à souscrire et encourager les prochaines fadaises qu’il nous concocte. A quand la destruction de la planète et la détérioration du climat par la faute d’étrangers à notre belle « civilisation » ?  Plus visibles, plus désignables que la moindre banque ou multinationale, que le plus petit lobby politique qui les représente. Nul tribunal ne les condamne pour crime contre l’humanité. Les conférences internationales sont là pour l’éviter.

En rajoutant un anticommunisme attendu,  une nostalgie des origines  (lesquelles ? Celles du ventre de la mère, de l’Ancien Régime, du paradis perdu biblique, des plaines de la Mitidja et du gaulois chevelu ?), on y est presque. Les idéologues fascistes du 19 et 20°S., et d’autres plus contemporains, auxquels le camelot Z  se réfère sans le dire, sont aux premières loges (3). Les métèques, on les mate ou on les met dehors et tout ira bien. Toujours cette promesse de remettre la nation d’aplomb en épurant comme il se doit. Supériorité d’un pays, d’un continent qui a tracé la voie pour tous les autres. Que pas une tête- de vrai démocrate, de vrai républicain, et de sang impur- ne dépasse. Elle risquerait de faire de l’ombre et même d’avilir le blason du pouvoir dominant et de la France rayonnante. Tout individu qui se respecte ne doit-il pas lui faire allégeance ? Y aura-t-il au moins un poste de secrétaire d’Etat pour notre authentique complotiste?

Plaisanterie à part, c’est bien parce que Z. vient flatter des fantasmes enfouis,  qu’il ne faut pas le minimiser. Les rivières ont beau être souterraines, elles sont toujours là, prêtes à ressurgir quand s’aggrave la « crise » et que le véritable ennemi est difficile à cerner. On savait « de quoi Sarkosy est le nom » et depuis, la situation ne s’est pas améliorée. La peur et la demande de sécurité conduisent à toutes les soumissions. En temps de crise, on sauve les meubles et « nos » salaires, on range au placard, dans une remise, tout ce qui ne concerne pas les protections minimales. On protège, autour de « nos valeurs » et de « notre » production, « nos enfants », ceux d’ailleurs on verra après ! Tant pis pour les cadavres en Méditerranée, pour les émigrés à Calais et tous ceux mis en camps de rétention, livrés à la rue ou aux barbelés. La douce montée du fascisme, revêtue du costume Z. nous attend au coin du  bois.

Sinon, pour éviter le pire, il y a un éventuel autre candidat, notre président actuel, susceptible de remporter la mise en profitant des excès de messire Z. Un candidat « respectable » capable, lui, de rétablir un peu de vérité historique- l’innocence de Dreyfus, la reconnaissance partielle des crimes coloniaux- et, en même temps,  tout aussi capable  de nous fourguer une pleine mallette de contre vérités et de mensonges. C’est lui qui  sauvera l’honneur de ses concitoyens. Il a  bien le droit, n’est-ce pas, d’être  un peu maréchaliste, puisqu’il n’est point pétainiste! Comme de nombreux français, juifs compris, combattants de la guerre de 14-18, incapables de voir venir le danger et persuadés qu’un homme fort ira leur « servir de bouclier» (5).

Grâce à son acolyte, le  charlatan Z., le président Jupiter, du haut de son Olympe,  n’aura plus qu’à rassembler (y compris au sein de la soi disant « communauté » juive légèrement fissurée), autour d’un juste combat contre l’antisémitisme, contre tous les terrorismes, il n’aura qu’à proposer de «  marcher » ensemble, au nom d’une volonté de paix et de justice partagée. Macron saura nous éviter le pire ! Réconciliation autour Du Président, du moment que le soutien indéfectible à un Etat colonial qui prétend parler au nom des autres soit respecté et maintenu. Histoire de tirer un trait  définitif sur l’ancienne tradition de nombre de juifs de France d’être plutôt du côté des opprimés et donc fatalement à gauche. D’une pierre deux coups ! Par là même, on enterre définitivement les deux pleines pages de signatures parues dans le journal Le Monde, il y a exactement 20 ans. Qui  faisaient entendre un « Pas en notre nom !» émanant de simples citoyens juifs de France, encore habités par des valeurs éthiques, fort judaïques au demeurant. Des voix qui n’acceptaient pas qu’une part de leur identité soit confisquée au profit d’une géostratégie désastreuse au Proche Orient, détruisant le droit inaliénable d’un peuple à vivre sur sa propre terre. Des françaises et français juifs, descendants pour certains de déportés ou de juifs traqués, qui n’ont cessé de réfuter la fausse équation antisionisme = antisémitisme ! Qui constatent que la chasse à l’arabe ressemble à s’y méprendre à la chasse aux juifs et qui savent reconnaître un clone Papon dans le préfet Lallemand. Des descendants de juifs venus des quatre coins de la planète qui ne se gobergent pas du mythe du peuple élu et de ses infinies capacités créatrices pour avaler les couleuvres d’un bienséant philosémitisme masquant des relents  mal identifiés d’antisémitisme. Des citoyens et citoyennes qui ne se font pas prendre au piège  d’une appartenance qu’on cherche à rendre, somme toute, a-historique, tout comme pour l’islam,  confortant en cela tous les antisémites et racistes possibles ! Et qui refusent de se retrouver pris dans la nasse d’une même configuration !

Nous pourrions adresser à Z. un ironique merci pour déchirer ainsi, peut-être à son corps défendant, le voile d’une fable bien implantée dans les esprits : la fiction d’une « communauté », qu’elle soit  juive ou musulmane, dans une  France qui serait débarrassée à tout jamais d’idéologie vichyssoise.

Nous pourrions également saluer une seconde démonstration : un patronyme, un lointain héritage culturel venu de communautés à jamais disparues, ne peuvent  « représenter » et symboliser à tout jamais des vertus d’humanisme, ni un label de justice et de fraternité.  Ce que tout citoyen français, qui se pense exempt de penchants pétainistes, nationalistes, devrait méditer. Et sans « oublier ces temps où les français se s’aimaient pas et même s’entretuaient», comme le désirait Georges Pompidou ! Ni oubli, ni vengeance, car, malgré les revendications identitaires effrénées qui courent aujourd’hui, on ne peut tirer un trait sur ce qui constitue notre seule et unique appartenance : celle d’être humain. 
La «  haine de soi » transformée en haine de l’autre, différent mais si proche qu’il en devient le danger suprême, n’habite pas que monsieur Z. Elle concerne quiconque est tenté par la même illusion : vouloir extirper le « mal » en désignant de bien mauvaises cibles. Le phénomène Z. et ce qu’il incarne de passions mortifères, est là pour nous le rappeler. 
Reste que la montée gravissime et dangereuse  de l’extrême droite en France, bien au-delà de ce triste sire, est affaire de toutes et de tous. Il convient d’y faire face avec grande rigueur.

Adèle 47

1- Cités dans « Le temps des illusions » d’Henri du Moulin de la Barthète.
2-dont cette dernière position du CRIF qui frise l’ineptie : classer, en 2° rang d’une collecte de messages antisémites sur les réseaux sociaux, la « haine d’Israël », juste après une recension de crimes réels et avant la négation de l’extermination nazie ! La dite « haine » en lieu et place de critiques ! 
3- une simple reprise et variante du » vagabond »,  chassé de son terroir natal par la misère et surtout pour les besoins de l’industrialisation ; des sans foi ni loi poursuivis et réprimés pendant plusieurs siècles dans notre douce France.
4- Théoriciens allemands et français qui continuent à alimenter des contemporains (Renaud Camus,« Le grand remplacement », Houellbecq etc…) 
5- Argument de défense de Pétain à son procès, repris par Z ., que l’accès aux archives allemandes a démenti.

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