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Billet de blog 12 avr. 2016

Nuitdebout: aube ou crépuscule?

Petite réponse à l'article "Nuitdebout, crépuscule des bobos" édité sur le site"Jusqu'ici tout va bien"

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D’abord des évidences : les bobos (blancs, blacks et bronzés de toutes sortes) habitent Paris ; les pauvres (blacks, blancs et métis de toutes sortes) non, sauf dans quelques petites poches restantes (pour le moment) dans une capitale livrée depuis longtemps à la spéculation immobilière et aux loyers exorbitants.

Qu’en France – et ailleurs- on ne se mélange pas, c’est sûr, non pas à cause d’une couleur de peau, mais en raison de son appartenance sociale, en d’autres termes pour des raisons de classes. A New-York par exemple, la bourgeoisie « black » fréquente les mêmes lieux que les blancs, partagent les mêmes intérêts et votent s’il le faut à droite.Aussi, continuer à reprendre le refrain des Indigènes de la République qui, c’est certain, fait du racisme à l’envers, ne peut faire que les choux gras de ce merveilleux capitalisme qui applique à la lettre et avec constance «  Diviser pour régner » !  Faut-il rappeler ici que le voile est une aliénation, la loi contre le voile une oppression discriminatoire et le reste du baratin ?

Ensuite concernant les interventions lors des Nuitdebout et l’absence manifeste de d’une organisation réelle avec d’autres mouvements en lutte : elles ne sont que le reflet des préoccupations de ceux qui sont, il est vrai des «privilégiés » (relatifs !) en comparaison des migrants, des zones de relégation que constituent les banlieues, des salariés qui dorment dans leur voiture et des enfants qui demandent au père Noël un paquet de spaghetti en plus (je n’invente pas ). Où que ce soit, les gens défendent d’abord leurs petits ou grands intérêts ! Il faut une sacrée dynamique et du temps pour qu’enfin l’ensemble de ceux qu’un système cynique utilise comme « chair à canon, chair à patron, chair à matraque » puisse faire quelque chose d’organisé et de cohérent.
Alors ne crachons pas dans la soupe : les « ego » trônent depuis longtemps dans les mouvements associatifs, dans les medias, sur les réseaux sociaux, dans les assemblées, dans les partis politiques, nous le savons tous, nous le subissons tous, avec en sus une tonne de mensonges, parfois élégants, parfois sordides, pour nous égarer !

Il nous juste du courage et de la patience pour faire face aux drogues d’aujourd’hui : le fric, la folie du pouvoir et l’illusion mythique de l’individualisme !

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