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Billet de blog 30 avr. 2017

J'ai fait un rêve...

De quelle terreur s'agit-il de sortir puisqu'il n'y en a pas une, mais deux?

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J'ai fait un rêve…

Oui, un rêve, un vœu : l’arrêt de cette mascarade sans limites appelée « Elections présidentielles ». Où un Front, qui n’a rien de national ( avec 7, 6 millions de voix pour une population de 67 millions d’habitants), fait des acrobaties prolétariennes et républicaines ; où la »Marche » du candidat de notre pseudo liberté le conduit à Oradour-sur-Glane et au Mémorial d la Shoah, histoire de récupérer des voix et de se démarquer du négationnisme de son adversaire ; où le futur ex-Président de la République, totalement déconsidéré, ose donner des consignes de vote ; où les saltimbanques médiatiques ne cessent de faire résonner la grosse caisse de la peur et de leur sincère effroi, à l’idée d’un gros pourcentage d’abstentions ou de vote blanc.

Et tandis que se distille l’épouvante « Ne pas voter pour l'un des candidats, c’est faire le lit du fascisme », on voit surgir l’improbable : un gaulliste qui rallie le parti des collabo, des pétainistes. Merci Monsieur Dupont…Aignan, vous faites la démonstration ad hoc et le FN ne récupèrera qu’une toute petite partie de vos voix.

 A la télévision, deux grandes dames blondes( !), l’une ici en France, au pied d’une usine en lutte car en passe d’être délocalisée, ira voter pour « Elle », l’autre aux USA a joyeusement écrit « Trump » sur le hayon arrière de son véhicule.  Belle économie de moyens pour légitimer la totale perversion des consciences !

Alors, oui, les résistants de la France occupée,  qui ont donné ou risqué leur vie contre la peste brune, ont de quoi se retourner dans leur tombe. Tout comme Guy Debord qui a bien entrevu jusqu’où risquait d’aller la Société du spectacle : l’effacement et l'absorption du réel au seul et unique profit de la représentation  et des « images » !

 Si les sociaux-démocrates du PS, tout comme ceux de l’Allemagne de 1932, portent la responsabilité historique de ce qui nous arrive, qu’ils aient au moins la décence de se taire et de ne pas nous demander d’opter pour de faux choix : l’ubérisation totale de notre société  et/ou l’article16 !

La guignolade en cours, serrant le cœur, affolant ou désespérant les gens, a de quoi faire songer : demain, serons-nous à ce point submergés par le mensonge, la falsification, la terreur que nous ne puissions construire des contre-pouvoirs à l’immense toile d’araignée qui cherche à s’abattre sur nous ? Gageons que non. Gageons que nous saurons trouver et inventer des forces pour contrecarrer un pouvoir ( dur ou aux allures soft) qui vise à se croire sans limites.

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