ESPACE DE PAROLE SYRIEN ( Non Censuré)- L’hôpital meurtrier d'Alep .

Message de Said Hilal Al Charifi, journaliste syrien (quotidien "Tishreen") vivant à Damas. Il réagit ici aux nombreux articles parus dans la presse française concernant le bombardement de l’Hôpital "Al Quds" dans le sud d'Alep (zone de combat dite "non securisée") où un pédiatre aurait trouvé la mort. Cet espace est ouvert à tout syrien qui voudrait dire son point de vue sur la question.

- ESPACE DE PAROLE SYRIEN (non censuré) - Message de Saïd Al Charifi (www.tishreen.news.sy)

L'hôpital détruit à Alep, parlons-en!

Disons d'abord que cette opération false-flag a été conçue pour désavouer les armées russes et syriennes aux yeux de l'opinion publique occidentale, après leurs grands exploits à Palmyre et leur détermination de reconquérir le reste du pays occupé par les djihadistes étrangers et leurs collabos syriens.


Cela dit, cet hôpital a fait couler beaucoup de larmes le monde parce qu'il offrait, soit disant, des soins médicaux à de gentils combattants islamistes qui ne faisaient du mal à personne, à part tout de même dans leur volonté annoncée de détruire la république laïque syrienne pour la remplacer par un qalifat islamique où la charia serait scrupuleusement respectée!
Cet hôpital qui a été équipé par MSF et était géré par le front al nosra, (branche franco-turco-syrienne d'Al-Qaida en Syrie) servait, selon des témoignages crédibles, de relais avec un hôpital au sud de la Turquie pour le commerce des organes humains. 
Une infirmière qui a fuit cet établissement en 2014 a révélé à un confrère que je cite ci-dessous, que le service des organes etait administré uniquement par un personnel étranger : saoudiens, turcs, tunisiens, mais pas l'ombre d'un syrien.
Par contre, les syriens et les syriennes qui y venaient chaque jour pour la première et la dernière fois dans leurs vies,  etaient de malheureux kidnappés, menés en cagoule, par la force et passer au bloc opératoire pour être démembrés.
Le nombre de personnes déclarées disparues à présent, dépasserait les 20000 sur Alep. Seraient-elles passées par cette horrible machine à mort dénommée impertinement "hôpital" ?

Il est important de rappeler que cinq grands hôpitaux ont été attaqués, depuis 2012 à Alep, par des véhicules piégés, conduits par des kamikazes, notamment saoudiens, sans que ces crimes, qui ont coûté la vie à plus de mille personnes ne soient relayés par les médias aux ordres. 

Enfin bref, un  ennemi de moins  ne fera pas mal à une Syrie déterminée à se débarrasser de tous ces occupants étrangers , quels que soient leurs activités sur le terrain. Ils sont tous ennemis de l'humanité avant même d'être ennemis du peuple syrien, traditionnellement ouvert et tolèrant.

En ce qui concerne la vidéo pathétique, qui parle du "dernier pédiatre" "tué par les forces armées du régime de Damas" et relayée par tous les médias de l'OTAN, je suis en mesure de vous affirmer que les pédiatres qui sont en exercice dans les zones, sous contrôle de l'État à Alep actuellement, sont exactement au nombre de 200,  dont 20 en postes dans l'hôpital specialisé en pédiatrie.

Voici à titre d'exemple quelques noms :
- Esra'a khalaf, femme pédiatre, alépine, chef de l'Office de la croix rouge à Alep.
- Joseph Balbian
- Reem Khayata
- Mansour Halabi
- Ahmad Alcheikh
- Mohannad et Ghosoun Batal 
- Ridha Heretani
- Ali Serio
- Yahya Faour...

Je tiens à votre disposition la liste des noms de 200 pédiatres inscrits à l'ordre des médecins et qui continuent à exercer leur métier à Alep.

Vive la Syrie unie, république laïque, libre, démocratique, souveraine et indépendante!

(Source : Moohamad Kamal Aljafa)

Saïd Hilal AlCharifi.

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Ceci est le neuvième billet de l'espace de parole syrien (non censuré), voici le huitième

le septième

le sixième

 le cinquième

le quatrième

le troisième

le second

Et le premier

 

Je refuse de soutenir le mensonge d'Etat qui raconte que cette guerre a commencé par une "revolution" et encourage nos politiques à agir de la façon la plus reparatrice possible des drames que nous avons générés.

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