Fête du feu célébrée en Iran aux cris de « Mort à Khamenei »

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Malgré toutes les précautions prises par le régime des mollahs pour contrôler la fête du feu (la veille du dernier mercredi de l’année iranienne) Téhéran et l’ensemble des villes d’Iran ont été le théâtre de la manifestation de la volonté de liberté et d’émancipation des Iraniens du joug de la dictature religieuse.

Tchahar-Chabé-Souri ou la fête de la veille du dernier mercredi de l’année iranienne est considérée par le pouvoir comme une fête païenne, longtemps réprimée, cette fête est devenue une occasion de contestation pour la jeunesse.

Sachant qu’il sera incapable d’empêcher la population de célébrer cette fête, le pouvoir s’est contenté de mettre en garde contre tout caractère politique de cette célébration.

Mais la résistance iranienne et les jeunes contestataires ont appelé à l’intérieur du pays à transformer cette fête en une soirée de contestation contre la totalité du pouvoir.

Ce soir partout à travers la capitale fusent et éclatent les pétards et les grenades sonores, mêlés aux slogans « a bas la dictature » ou « mort au Guide suprême ». des feux sont allumés dans pratiquement tous les quartiers.

Avec la tombé de la nuit les forces de sécurité ont du mal à contrôler malgré l’important dispositif mis en place depuis hier soir.

Voici quelques informations :

A 19h00 locales, A Varamine, Saadat Abad et sur la place Mohseni, les gens ont allumé des feux de joie en criant « Mort au dictateur », « Dictateur, ta mort approche » « dictateur ta mort est arrivée » (Dictator, margat fara ressidé). Dans le quartier de Guicha, les jeunes scandent « Khamenei honte à toi, abandonne le pouvoir ».

Les rues Sabalan et Golestan de Chahrak-e-Gharb vibrent des slogans enthousiastes des jeunes.

A Ekbatan, au milieu des explosions de pétards, s’élèvent les cris de « Mort à Khamenei » lancés par la jeunesse.

A Téhran-Pars, des jeunes intrépides ont détruit un immense poster de Khamenei.

Dans le sud de la capitale, c'est-à-dire les quartiers les plus défavorisés à Khazaneh, Javadieh, Naziabad, la jeunesse a allumé des feux de joie en criant sa haine du régime. Des affrontements ont éclaté avec les forces de sécurité. C’est la première fois que de tels affrontements sont signalés dans le sud de la capitale depuis la reprise des manifestations contre le pouvoir.

A Varamine et Saadat-Abad, les slogans hostiles au pouvoir ponctuent les explosions de pétards et de grenades sonores.

Des hélicoptères des forces de sécurité survolent les zones d’attroupements pour faire peur à la population.

A 20 h

Les jeunes sur le parc Pardissane scandent : "nous tuerons celui qui a tué notre frère" les forces de sécurité n'arrivent pas a disperser les manifestants qui brûlent des photos de Khomeiny et de Khameneï le guide suprême.

En province des manifestations sont signalées à Khoramabad et boroujerd (ouest de l’Iran) à Karaj (ouest de Téhéran), Chiraz (sud), Ispahan (centre), Tabriz (nord ouest), Racht (nord)…

Une fois de plus les Iraniens ont pu manifester ainsi leur dégoût de la dictature religieuse.

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