Le printemps iranien est fin prêt. C’est même le mieux organisé

Le printemps iranien est fin prêt. C’est même le mieux organisé


J'ai aperçu une très bonne analyse sur l'Iran et son opposition dans la Revue Parlementaire, signée par Emile Blessig, député (UMP, Bas- Rhin), et Jean-Pierre Michel, Sénateur (SOC., Haute-Saône).

Voic un extrait :

Le déclencheur du printemps arabe a été, ne l’oublions pas, le printemps iranien dès 2009 quand les Iraniens se sont déversés dans les rues pour demander d’abord un timide « où est mon vote » avant de réclamer à corps et à cris la fin de la tyrannie religieuse. Tout, des manifestations aux réseaux sociaux d’internet, jusqu’aux films envoyés sur la toile, va servir de modèle aux voisins arabes. La répression cruelle qui s’est abattue depuis, va elle aussi être copiée, surtout en Syrie où Téhéran prête main forte.

Mais alors que partout dans la presse on voit surgir des questions sur l’avenir incertain de ces peuples qui viennent de se libérer, politiques et analystes font l’impasse totale sur l’incroyable expérience iranienne qui a bien avant l’heure préparé les réponses aux problèmes soulevés par la chute d’une dictature.

La première question qui se pose c’est celle de l’alternative. La Libye a créé dans la tourmente un conseil national de transition encore au stade du balbutiement dans tous les domaines et annonce déjà la charia comme socle des lois. La Syrie tente d’en former un et de le faire connaître. La Tunisie projette un avenir incertain avec en tête des élections des islamistes et l’Egypte bourdonne de colère par manque d’alternative et des signes d’intolérance religieuse. Or les Iraniens, depuis l’instauration de la dictature religieuse, ont lancé un mouvement de résistance réuni au sein d’un Conseil national de la résistance (CNRI) qui regroupe cinq mouvements, de la droite libérale et nationale à la gauche. C’est la plus ancienne coalition politique de l’histoire de l’Iran, si ce n’est de l’histoire contemporaine, car elle affiche ses 30 ans. Il s’agit aujourd’hui d’un parlement en exil qui compte plus de 500 représentants, de toutes les minorités ethniques et religieuses. Son objectif est d’instaurer la souveraineté populaire au travers une république pluraliste, démocratique et laïque. Des élections pour une assemblée constituante dans les six mois qui suivent la chute de la dictature, figurent au nombre de ses tâches immédiates.

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http://www.larevueparlementaire.fr/pages/RP940/RP940-enjeux-debats-printemps-iranien.htm

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