La Résistance iranienne pose ses conditions minimums pour un transfert du camp d'Achraf

Le règlement de la question du camp d'Achraf où résident 3400 opposants iraniens appartenant à l'Organisation des Moudjahidine du peuple est dans sa phase la plus sensible.

Maryam Radjavi vient d'interpeller le président Obama et le Secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon pour leur demander d'assurer le minimum de garantie pour le déplacement des habitants du camp d’Achraf au camp Liberty

Tout en annonçant que les habitants du camp d’Achraf sont en principe prêts à se déplacer au camp Liberty, la présidente élue de la Résistance iranienne Maryam Radjavi a appelé le président Obama et le Secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon à intervenir et à apporter leur aide pour qu’un minimum de garanties sur la sécurité, la santé et le bien-être des Achrafiens dans le but d’empêcher de nouvelles violences et que le sang ne coule à nouveau jusqu’à ce qu’ils soient transférés vers des pays tiers, soient soutenues et confirmées par les USA, l’ONU et l’UE et acceptées par le gouvernement irakien.

Rappelant que le HCR a reconnu les Achrafiens comme « officiellement des demandeurs d’asile en vertu du droit international », et que « le droit international exige qu’ils soient en mesure de bénéficier d’une protection de base pour leur sécurité et leur bien-être », Mme Radjavi a déclaré que puisque le gouvernement irakien n’a pas accepté la protection des habitants d’Achraf au camp Liberty par les forces américaines, européennes ou les casques bleus ou même des compagnies de sécurité américaines privées, le “minimum”, qui trace la ligne rouge entre un déplacement forcé et illégal et une solution et un déplacement pacifiques et volontaires, comprend les points suivants :

- Une surveillance permanente et indépendante des Etats-Unis et de l’ONU au camp Liberty comme camp de réfugiés avec le drapeau de l’ONU et une garantie de sécurité pour chacun des habitants sans exception du camp d’Achraf vers le camp Liberty jusqu’à un pays tiers ;
- La fin du blocus et de toute persécution et de tout harcèlement des habitants, leur accès aux soins médicaux et le droit de visite de leurs familles et de leurs avocats au camp Liberty ;
- Les forces irakiennes ne doivent pas être présentes à l’intérieur du camp afin d’assurer la sécurité et la tranquillité, en particulier de près d’un millier de femmes musulmanes, et ne pas interférer avec la vie quotidienne des habitants ;
- Le transfert des habitants d’Achraf au camp Liberty avec leurs véhicules et leurs biens meubles sous le contrôle de l’ONU, des USA et de l’UE et la vente de leurs biens immeubles dont l’argent sera versé aux habitants pour payer leurs dépenses.

L'ONU a assuré aux habitants d'Achraf et à leurs représentants à Paris qu'aucun accord ne sera signé avec l'Irak, sans leur aval.

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