L’hypocrisie est à son comble aux États-Unis et en Europe, et particulièrement en France, avec les des déclarations qui sont une insulte à l’humanité. Macron continue d’affirmer le droit d’Israël à se défendre (comment peut-on qualifier la tuerie indiscriminée de femmes, vieillards et enfants de défense ?), tout en préconisant qu’il doit le faire « en assurant la protection des populations civiles ».
L’ancien procureur général de la CPI Luis Moreno Ocampo, déclare aujourd’hui que « le siège de Gaza est en lui-même un génocide ». L’actuel procureur général ne jouit pas de cette liberté d’expression et de mouvement et répond docilement à l’invitation des néonazis sionistes : il se rendra donc en Israël, où Bibi le convaincra probablement de ne pas poursuivre cette grande et belle démocratie qui ne fait que se défendre depuis 75 ans.
En attendant, les bombardements continuent au nord, le camp de réfugiés de Jabalya restant une cible de choix, et redoublent d’intensité dans le sud de Gaza, en particulier dans les camps de réfugiés de Yabna à Rafah et de Khan Younis où, selon les déclarations de Tsahal, se cacherait finalement le haut commandement du Hamas (et non pas sous l’hôpital Al-Shifa, comme il avait d’abord été affirmé).
« C’est une guerre contre les enfants », a déclaré pour sa part James Elder, porte-parole de l’UNICEF, toujours sur place au péril de sa vie (plus d’une centaine de membres du personnel de l’ONU ont déjà péri sous les bombes israéliennes).
En 1948, Ben Gourion déclarait devant la presse internationale que le peuple juif était menacé d’un second Holocauste et que la guerre que venaient de déclarer les pays arabes mettait en cause l’existence même d’Israël. En réalité il savait qu’il mentait, que les forces armées hostiles étaient peu motivées, mal entraînées, mal équipées et trop peu coordonnées pour constituer une menace, et écrivit aux commandants de la Haganah le 11 mai 1948 : « Le nettoyage ethnique demeure l’objectif premier du Plan Daleth », plan au sujet duquel il avait écrit le premier janvier de la même année dans son journal : « Il faut frapper sans merci, femmes et enfants compris. Pendant l’opération, il n’y a aucun besoin de distinguer coupables et non coupable », puis le 2 mai : « Le mieux est de continuer de terroriser les zones rurales par une série d’offensives ».
Bibi a bien appris sa leçon : tout comme son mentor, il sait pertinemment que, contrairement à ce qu’il déclare en public, le Hamas ne constitue pas une menace existentielle pour l’État d’Israël, il ne fait aucune distinction entre coupables et non coupables, frappe sans merci, femmes et enfants compris et, en Cisjordanie, continue de terroriser les zones rurales par une série d’offensives, conduites par les colons et l’armée.
L’histoire n’a pas commencé le 7 octobre avec l’attaque meurtrière du Hamas. Elle a juste fait tomber le masque du monstre hideux qu’est le néonazisme sioniste et accéléré le génocide en cours depuis 75 ans.