RENCONTRE (PRESQUE) IMAGINAIRE AVEC L’ÉCRIVAIN ALGÉRIEN, RACHID MIMOUNI

C'est une rencontre avec l'un des meilleurs écrivains du Maghreb des dernières décennies. Il est question de sa production et de son engagement

Un soleil éclatant éclaire les ruelles d’Alger, les effluves de cigarettes se répandaient vite dans ce petit café maure, pas loin du tribunal et d’un commissariat de police, Cavaignac, donnant à vivre un printemps qui ne pouvait qu’être beau, malgré de fortes senteurs de lendemains incertains. Rachid Mimouni, cet enfant de Boudouaou, trop timide, un peu paysans sur les bords, les doigts jaunis par une épaisse fumée, n’arrête pas de bouger, de murmurer des bribes de mots, des onomatopées. Il aime marcher, lui qui a toujours adoré les arbres, les champs et les grandes randonnées aux espaces clos de Boudouaou. D’ailleurs, ses textes respirent justement cette propension aux grands espaces et donnent à lire ces grandes lignes labyrinthiques parcourant le monde rural. Mimouni a connu, comme Gorki qu’il aime beaucoup, la misère, cette tendance aux jeux mutiques et des silences qui, paradoxalement, se muent dans ses textes en des moments volubiles, dénonciateurs, mais où le rire, la parodie ne sont pas absents.

Je faisais des efforts inhumains pour comprendre, saisir le sens de lambeaux de mots qui, me semblait-il, disaient l’irrépressible mal d’être de cet homme, très politisé et très ouvert, refusant l’arbitraire, grand ami de beaucoup d’entre nous dont les écrivains Kateb Yacine, Tahar Djaout et l’ancien directeur de la Cinémathèque, un proche d’Henri Langlois, Boudjema Kareche et bien d’autres « perturbateurs au sein de la perturbation » pour reprendre cette belle expression de Kateb Yacine. Après avoir passé par l’Alhambra, aujourd’hui disparu, nous nous atterrîmes dans ce bouge obscur pour entamer notre entretien, en compagnie de deux amis communs, un paysage humain, Boudjema Kareche et le journaliste, Abdou B. Directeur de la cinémathèque, Boudj Kareche incarnait le cinéma, alors que Abdou qui avait peut-être regretté ce passage à la tête d’une télévision publique squattée, aux colères prononcées, était, avec Mouny Berrah, le plus grand critique du cinéma en Algérie.

Mimouni était un mordu du cinéma. Enfant, de famille modeste, Rachid se faufilait au milieu du public, regardant à gauche et à droite, pour éviter d’être attrapé et prenait calmement une place. Il aimait Fellini, Welles et Visconti. D’ailleurs, dans ses textes, notamment Le fleuve détourné, un roman du désenchantement, il structure le texte en empruntant la technique du montage parallèle, cher au cinéaste russe Dziga Vertov. « Ah, effectivement, j’ai toujours aimé Dziga Vertov et son film, L’homme à la caméra. Tous mes films renferment une structure proche de celle du cinéma, mais, bien entendu, je n’ai jamais confondu cinéma et littérature, les deux obéissent à des fonctionnements tout à fait différents ».

Il se cabre lourdement dans sa chaise, prend une gorgée de café couplée à une cigarette et se met, lui le timide qui, disait-on, rougissait même au téléphone, et se met à monologuer, répondant à une question sur la relation littérature et politique qui semblait le déranger, le mettre dans tous ses états. Il ne refuse pas la relation qu’entretient le politique avec l’art, mais se révolte contre cette propension de certains à réduire ses textes à de simples pamphlets politiques. Son visage devient rouge, ses mots volcaniques : « Pendant longtemps, on a qualifié en particulier pendant la longue période du parti unique, mes romans de contestation politique. On les a souvent traités dans la presse algérienne de pamphlets politiques. C’était l’une des multiples façons qu’on avait de récuser un écrivain qui était fondamentalement un écrivain de la contestation et du désenchantement. Donc, pour dénuer toute valeur littéraire à ces écrits là et en particulier au moment du Fleuve détourné, et de « Tombéza », on a dit que c’était une dénonciation politique. Autrement dit, c’est une espèce de politicien frustré qui a trouvé ce moyen-là, qui a trouvé ce moyen pour marquer son existence et son opposition. Ce qui, bien entendu, n’est absolument pas le cas. Je ne suis pas du tout un politicien et je n’en ai aucune envie. Je suis d’abord écrivain et par conséquent ces éléments qu’on a apportés à mes romans avaient pour but essentiel de leur dénier toute qualité littéraire et on constate qu’on commence à prendre en compte qu’au-delà de la contestation politique, au-delà de la dimension strictement contestataire qui est contenue dans mes ouvrages, je ne le nie pas, il y a quand même une écriture et la preuve en est qu’aujourd’hui, ces textes sont étudiés dans de nombreuses universités, non seulement algériennes, mais aussi étrangères ».

Rachid Mimouni s’allume, une véritable étincelle dans ses yeux, il perd le sourire quand il commence à parler de ceux qui auraient, selon lui, volé le rêve de ceux qui s’étaient battus contre le colonialisme, de cette indépendance « détournée » et de ces gens considérés comme d’éternels enfants, manquant d’une maturité supposée être la propriété exclusive des puissants. En parlant ainsi, il n’arrête pas de dire qu’il n’était pas du tout un politicien, mais qu’il s’exprimait en homme libre aimant son pays, par-dessus tout, contrairement à ceux qui n’arrêtent pas d’évoquer le « peuple » tout en l’enserrant dans les couloirs de la décrépitude. J’ai ainsi l’impression de lire ses romans, Le fleuve détourné et Tombéza (dans Tombéza, il y a tombe) qui sont extrêmement bien agencés et bien écrits. Le fleuve détourné, au ton acerbe, mettant au jour corruption, dictature, désillusion, jeux bureaucratiques, me fait penser à Rachid, à cette parole courageuse qui permet à la narration de distordre des espaces discursifs, fortement éclatés, jouissant paradoxalement des lieux de blessures anciennes.

Je sais que chez Rachid Mimouni, les personnages prennent en charge des bribes de parole de l’auteur, Tombeza, cet innommé, ce sujet sans objet broie du noir comme Rachid qui ne supporte plus ces irascibles misères qui marquent la culture de l’ordinaire le poussant à un exil non désiré. Rachid sait que le désir est le lieu de l’incomplétude. Il donne l’impression, uniquement l’impression d’être irascible, mais il est d’une sensibilité à fleur de peau. Il lui arrivait de pleurer parce qu’un voisin souffrait tout simplement. Il était l’enfant intégral de la terre, des grands espaces, d’un temps dur, la colonisation, la pauvreté, qu’on retrouve d’ailleurs dans ses textes.

La guerre est toujours présente, comme ces tristes chenapans qui ont détourné la révolution. Il sait que d’autres romanciers, Bourboune, Dib et Ouettar ont déjà abordé ce sujet du désenchantement, ce va et vient entre un passé marqué par les traces d’un combat pour des moments faits de beauté et un présent traversé par les stigmates de pratiques plutôt négatives, la ville nargue un maquis se muant en lieu de désaffection. C’est vrai que dans les textes des trois romanciers, le style réaliste s’accommode parfaitement avec les résidus d’un fantastique et d’un merveilleux apportant une certaine luminosité à une narration éclatée, donnant à lire des lignes scénographiques singuliers.

Je lui dis que Le fleuve détourné, c’est, pour moi,  l’histoire d’un pays qui va à vau-l’eau, c’est aussi une parole marquée par les jeux sinueux d’une sciure sans cesse défigurée et de mots puisés dans l’univers d’une violence qui détruit tout sur son passage. Le fleuve détourné, Tombéza et La malédiction semblent répondre, comme dans une affabulation sublimée, à une paix à vivre, texte décrivant l’enthousiasme de lendemains qui pensait-on, allait être euphoriques. Il y a plutôt un dialogue entre la parole euphémique des premiers romans et le champ singulièrement violent de mots à la lisière du nihilisme.

Mimouni était un grand écrivain. Il reprend vite la parole, intarissable Rachid, qui a d’extraordinaires qualités humaines, il ne parle rarement des gens qu’ils n’aiment pas. Tous ceux qui l’ont connu le savent. Il revient à la charge, me disait-il, contre un ceux qui ont toujours harcelé les vrais intellectuels, ceux qu’il a toujours appréciés : Kateb Yacine, Tahar Djaout, Mohamed Dib, Ahmed Azzegagh, Mouloud Mammeri et bien d’autres artistes : « Me réduire à une fonction de politicien, je continue à penser que ce n’était qu’une accusation qui avait pour but d’ignorer, sinon de discréditer un écrivain, qui n’allait pas dans le sens du pouvoir politique de l’époque, qui dénonçait le parti unique. En dépit de toutes ces « tares », aujourd’hui, la plupart des critiques, qu’elles soient de la presse ou des universités reviennent à une lecture différente. Ils n’ont plus à aller dans le sens que le pouvoir leur suggérait à l’époque ».

Rachid Mimouni aimait discuter avec les jeunes, il participait à différentes rencontres de cinéma et de littérature, il est après son décès adulé, célébré. C’est un peu le cas de Kateb Yacine, de Mohammed Dib et de Tahar Djaout. Rachid, cet ancien étudiant de sciences commerciales, ce brillant enseignant à l’INPED (Institut National de la Productivité et du Développement Industriel) et à l’ESC (Ecole Supérieure du Commerce) n’a jamais cherché à dissimuler ses idées et ses positions, je me souviens de ces rencontres à Alger, en 1990, avec l’écrivain de langue arabe, Abdelhamid Benhadouga, le peintre, Mohamed Khadda et l’homme de théâtre, Abdelkader Alloula, il était alors membre de l’éphémère conseil national de la culture (CNC) ou lors de ces soirées mémorables organisées par Tahar Ouettar où il illuminait ces rencontres avec son style particulier et sa subtilité à ciseler les mots. C’est vrai qu’elles étaient singulières, ces « fêtes » où tout était permis, où on parlait littérature, art et politique jusqu’au petit matin. Rachid était intarissable, infatigable.

Il fait un clin d’œil à Djaout dans l’exergue de son texte,  La malédiction: « À la mémoire de mon ami, l'écrivain Tahar Djaout, assassiné par un marchand de bonbons sur l'ordre d'un ancien tôlier ». Je susurre le mot « récupération » tout en lui parlant de la gravité de la réalité politique et des jeux de connivence de beaucoup d’écrivains et d’artistes qui, souvent, se dissimulent derrière le silence, quêtant des miettes et d’hypothétiques postes. Il se lève, se rassied, la colère dissimulée. Rachid, très timide, pudique, des silences ponctuent son discours puis se lance dans un sermon fait certes d’euphémismes et de mots mesurés, des gestes amples, clignements d’yeux, souffle bruyamment, regarde le plafond puis lance avec un sourire en coin, l’Histoire leur trouvera une place : la poubelle. Puis il observe le silence.

Aujourd’hui, on adapte ses romans, on l’idolâtre, il s’enflamme dans un entretien qu’il m’avait accordé au début des années 1990 : « Oui, aujourd’hui, c’est le retour du balancier en quelque sorte, puisque tout le monde a l’air de dire maintenant, après Octobre 88, le multipartisme, une plus grande liberté d’expression, une plus grande liberté de la presse, tout ce qu’écrivait Mimouni est tout à fait vrai. Il avait raison de dénoncer, de dire que nous allions aboutir à une catastrophe, à une tragédie. Nous avons abouti à une catastrophe qu’étaient les événements d’Octobre. Aujourd’hui, on a l’air de faire un retour sur les écrits de Mimouni, en disant, il avait finalement raison, il était parmi les premiers à avoir raison et à avoir eu le courage de le dire. Très souvent, ce sont les mêmes personnes, ceux qui me déniaient toute qualité littéraire, qui découvrent paradoxalement aujourd’hui que j’avais du courage à dénoncer cela à cette époque. ». Mimouni n’a jamais renié ses engagements et ses accointances littéraires, il aimait beaucoup Kateb Yacine, Mourad Bourboune et  Mouloud Mammeri, ses auteurs de référence. Il définissait ainsi l’intellectuel et ses positions critiques : « Le concept moderne du rôle de l’intellectuel, c’est d’être d’abord et avant tout un intellectuel critique, c’est-à-dire qui dénonce les tares de la société et celles du pouvoir particulièrement dans des systèmes comme celui dans lequel nous vivions, des systèmes de parti unique qui voulaient imposer une réflexion, une pensée unique, une démarche unique, etc. Le rôle d’écrivain, comme Mammeri, Bourboune et d’autres était tout à fait de dénoncer, et en ce sens, ma démarche s’inscrit dans cette idée. Le rôle de l’écrivain n’est pas de soutenir le pouvoir, mais de critiquer toutes les mauvaises décisions qu’il peut avoir prises. L’écrivain qui est, je dirais, le parangon de l’intellectuel et il doit l’être absolument. C’est ma conception. Il doit vivre en plein dans la société, dans des conditions similaires. C’est le seul moyen de pouvoir en parler. On ne peut parler de quelque chose du dehors. Parler de la société algérienne quand on ne vit pas son quotidien me semble totalement impossible. Je crois qu’il faut absolument récuser cette image que beaucoup de gens ont de l’écrivain qui vivrait dans sa tour d’ivoire, en train de penser au devenir du monde. Moi, je crois davantage à l’écrivain plongé dans a société, parmi ses concitoyens, vivant leurs joies et leurs souffrances et qui a le même comportement que n’importe quel citoyen de la rue »

Comme Kateb Yacine, Mimouni s’accroche à cette idée que l’écrivain devrait-être au service des « petites gens », de ceux qui font le quotidien.

Il claque ses doigts, reprend une bruyante gorgée de café et une autre cigarette pour parler de ses engagements, au Conseil national de la culture (CNC) du temps où le chef du gouvernement de l’époque, Mouloud Hamrouche avait remplacé le ministère de la culture par cette structure. Il profite de l’occasion pour parler d’Amnesty International. Il y avait à l’époque du CNC un rêve qui unissait le groupe, celui de mettre en œuvre un projet culturel. « Nous y croyions, certes, mais nous savions que rien ne pouvait se faire sans une réelle refondation politique, un processus de mise en œuvre de vrais instruments pouvant provoquer l’émergence d’une véritable citoyenneté. Nous étions une bande d’amis sérieux et compétents, Benhadouga, Alloula, Khadda. Je crois beaucoup à la lucidité populaire. Il est très rare quand on présente une image sans complaisance d’une société, que la population la refuse, bien au contraire, elle s’y identifie et reconnaît, au travers de ce miroir, et cela est dû à cet aspect fondamental de cette dimension d’une opinion qui est la lucidité, une certaine capacité à se voir, sans fard, sans complaisance, sans enjolivement d’aucune sorte. Qu’on ne nous dise pas que le peuple n’est pas mûr ».

Mimouni respire un coup, comme s’il avait mal à l’estomac, il prend un Alka Seltzer, une sorte d’aspirine, pouvant le soulager et continue, lui qui a toujours été sujet à quelques problèmes articulaires, lui qui a fait ses études à l’Ecole supérieure de Commerce d’Alger et entrepris la profession d’enseignant aime rire, affectionne les blagues osées et raconter, avec une voix douce, les jeux de l’art et de la politique. Il ne sait pas parler de lui, il est aux antipodes de l’égocentrisme. Il revient à son œuvre : « Tu sais, mes textes sont, certes, marqués par une écriture traversée par les traces brulantes de la violence, convoquant souvent deux temporalités et deux spatialités, voguant entre deux univers, mais n’excluant jamais l’espoir. Dans mes textes, le premier type d’échec qui se retrouve le plus souvent, c’est la folie. La folie étant inconscience, on reste en vie, mais on ne fonctionne plus sur la réalité. Autrement dit, à ce moment-là, on ne vit plus les contradictions de la société puisqu’on n’en a pas conscience, on ne vit plus que dans un univers personnel, totalement détraqué. L’autre situation qui est évidemment une non-fin est une solution parce qu’elle supprime l’individu, c’est la mort ».

La mort investit l’univers romanesque de Mimouni. Dans tous ses textes (Le printemps n’en sera que plus beau ; Le fleuve détourné ; Tombéza ; La malédiction ; L’honneur de la tribu ; La ceinture de l’ogresse), souvent, c’est la crapule qui réussit, c’est un peu le cas de Tombéza qui, me dit-il, « réussit, mais il finit par tomber sur une plus crapule que lui, qui le tue et si le roman ne s’arrêtait pas là, cette plus crapule serait tuée par une autre et c’est ainsi qu’on dérive vers une démarche suicidaire de la société, ça éclate à un moment donné et en Algérie, ça a éclaté en octobre. Ce système est pervers en lui-même parce que si on laisse cette part de nous-mêmes, la plus mauvaise prendra le dessus. ».

La guerre, la politique, le désenchantement, la violence sous-tendent une structure littéraire marquée par les jeux de l’invention d’une singulière combinaison de mots, participant d’une danse funèbre, fonctionnant par traces de pas, donnant aux textes une formidable puissance langagière et artistique. Mimouni rejoint Brecht qui « tirait son esthétique des nécessités du combat ».

Exilé à Tanger, animant des chroniques dans une radio, Médi1, il finit ses jours dans un exil mal assumé par quelqu’un qui a profondément aimé son pays, des larmes scrutent soudainement sur son visage l’esquisse d’une carte, l’Algérie. Il respire difficilement, retient ses larmes et dit pour conclure la discussion, Abdou B et Karèche lui tiennent machinalement ses mains : « Elle est suicidaire pour la société, parce qu’eux en profitent bien évidemment. Les tenants du pouvoir ont un formidable intérêt à maintenir ce système parce qu’ils en profitent pleinement. Ils ont tous les avantages et aucun inconvénient. Donc, leur intérêt immédiat, personnel est de maintenir ce système. Mais pour la société, c’est tragique parce que à un moment donné, il va se produire une rupture, une prise de conscience collective qui refuse le système passé et à ce moment-là, il faudra retourner en arrière pour essayer de reprendre tous les fils du métier qui ont été cassés afin de remettre en lac la trame la plus saine du tissu et là, je t’informe en passant que le premier titre que je voulais donner à Tombéza, c’était « le métier et le tissu ». Autrement dit, quand les fils d’une société se rompent, c’est-à-dire quand la société se dérègle, pour que le tissu soit correct, il faut absolument retourner en arrière et renouer les fils qui ont été cassés et je crois que c’est ce que devrait faire l’Algérie ».

Mimouni a toujours eu maille à partir avec le choix des titres. Je me souviens, à l’époque, quand exténué, il venait nous voir, Balhi, Djaout et moi, à l’hebdomadaire, Algérie-Actualité pour nous demander de l’aider à trouver un titre à un roman qui allait s’intituler « Tombeza ». Même son premier roman, Le printemps n’en sera que plus beau  devait initialement s’intituler  Jeunesse perdue , un titre peu attirant, quelque peu ringard, diraient les mauvaises langues.

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