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Toutes les explications données ci et là sur l'illégalité de l'intervention américaine au Venezuela, oublient le principal : aucune dictature n'est assez solide pour résister à l'appétit des grandes puissances.
Or, aucune puissance n'est assez solide pour déloger comme un rat un président normalement élu et adulé par son peuple, fût-il d'un petit pays. C'est mille fois plus compliqué pour l'impérialisme d'envahir un pays sérieux que renverser un tyran dont le peuple veut se débarrasser.
Les coups d'Etat militaires sont devenus populaires en Afrique parce que les peuples sont fatigués des tyrans.
Les rues sont en ébullition dès l'annonce de la chute du dictateur, même par une junte qui vient aussi pour se servir. L'envie de voir tomber la tyrannie est toujours un sentiment dominant pour les peuples emprisonnés dans la mauvaise gouvernance. Les gens se satisfont de "on verra après". C'est pareil pour les puissances occidentales. Elles viennent "au secours des populations bastonnées", au nom de principes fallacieux de la démocratie virtuelle. Elles viennent pour leurs intérêts (comme les juntes militaires africaines), le peuple le sait et s'en accommode. LA réalité est que l'infime espoir de lendemains meilleurs est suffisant pour célébrer la nouvelle de la capture du tyran par une puissance étrangère. Ceci s'est confirmé par la liesse populaire des Vénézuéliens qui ne sont pas dupes.
Moralité : gouvernez bien vos pays, soyez populaires pour consolider la souveraineté des nations fragiles