Ces hauts dignitaires africains qui ne meurent qu'en occident

Priver volontairement son peuple d'une vie et une fin de vie décentes, par le refus de lui faire bénéficier des progrès de la médecine, n'éloigne pas le "nègre " qu’est le dirigeant africain de la condition animalière qui lui est affublée à tort ou à raison. Récit d’un requiem pour un continent macabre.

       L'homme noir a souvent été décrit par les « suprémacistes » blancs comme un être inférieur, qui n'est jamais rentré dans le train de la modernité, du progrès scientifique et donc social.

Le coût de l’exotisme sanitaire des gardiens africains de la colonisation occidentale

        Récemment, un fidèle ami du chef de l'État camerounais et haut dignitaire de ce « géant » (à économie fragile) de l’Afrique centrale décédait en Suisse. Ce n'est ni le premier ni le dernier de cette longue liste macabre qui met en lumière le système de santé moribond de l’Afrique subsaharienne. En effet, il s'agit d'une énième nouvelle nécrologique d'une longue liste de cadavres à rapatrier dans le continent, bien évidemment aux frais du pauvre contribuable de pays qui n'offrent que précarité et misère à ses filles et fils. Nul besoin de vous dire que le rapatriement d'un corps coûte au minimum 10 000 euros (soit 6 550 000 Fcfa). Et l'ardoise ne se limite pas à cette dépense qu'on qualifierait de détournement de deniers publics si on était dans des pays à gouvernance vertueuse. Pour mourir dans un hôpital européen, il faut s'y rendre et s'y soigner ou du moins y recevoir des soins.  Le rapatriement sanitaire coûte une ardoise d’au moins 20 millions de Fcfa (30 534 euros) et peut aller jusqu’à 50 millions de Fcfa (76 335 euros) si l'état morbide du patient justifie une prise en charge en soins intensifs ou en réanimation. 

       Souvent, le contribuable africain n'est pas verni et passe davantage à la caisse à cause des caprices des hommes du pouvoir.   Ces ô combien illustres malades ne méritant pas souiller leurs corps dans les hôpitaux -mouroirs africains, préfèrent aller crever au fameux hôpital américain de Paris.  Cet hôpital-hôtel 6 étoiles n'a d'hôpital que son nom.  En fait on n'y soigne personne mais y héberge les prévaricateurs du monde entier. Principalement les émirs du golf et les bandits africains atteint du virus de la kleptomanie qui n'ont hérité du colon que son côté sombre, en pire. 

        Aucun français normal ne se soigne d'ailleurs dans cet hôtel-hôpital américain. N'y cherchez jamais les statistiques du taux de mortalité, on frise le 0%. Comment est-ce possible ?  Très simple : dès que les médecins-hôteliers de ce palace perçoivent une dégradation mortifère de votre état de santé, vous êtes illico transférez dans un vrai hôpital. Ce dernier, en plus de ne pouvoir rentrer dans ses frais après que vous ayez été dépouillé chez l'américain de Paris, doit vous compter dans ses statistiques macabres. Je ne parle même pas du tourisme médical de bobologie de nos dirigeants, à l'instar de l'ex-ministre de la santé camerounais qui s’en alla soigner un doigt de sa main gauche en Suisse. 

 Se servir et non servir son peuple ou crime contre l’humanité

         Les dépenses annuelles des soins à l'étranger de nos illustres appelés (à nous servir et non à se servir) dépassent de loin le budget global en santé publique de chaque pays de l’Afrique noire qui est rarement supérieur à de 5% du produit intérieur brut (PIB).  Une vraie calamité, voir un scandale pour un continent qui a décidé de tordre le cou à ses engagements d'Abuja (Nigeria) où chaque pays c'était obligé à consacrer au moins 15% de son budget aux dépenses de santé. L’Afrique noire est donc un très mauvais élève en la matière, un cancre. D'où son très mauvais classement en termes d'indice de développement humain (IDH). Ce marqueur de qualité de vie est basé sur le niveau économique (produit intérieur brut), sanitaire (taux de mortalité à la naissance) et d'éducation (taux de scolarité convenable des personnes de plus de 15 ans). Le premier pays de l’Afrique (Seychelles) occupe le 62è rang, le premier pays francophone subsaharien (Gabon) ramant à la 110è place sur 187 pays. C’est tout dire !

        Comme si mourir à plus de 80 ans était un parjure, l'argent dépensé pour faire semblant de soigner une poignée d'octogénaires à l'étranger construirait un vrai hôpital par région.  Des hôpitaux modernes et non ces auberges de futurs cadavres appelés pompeusement hôpitaux de références aux pharmacies à étagères vides, où 4 malades sur 5 sortent des services de réanimation directement pour la morgue. Il est important de signaler que la plupart des pays africains dépensent moins de 20 dollars de soins par habitant. Une évacuation toujours injustifiée (au vue de la richesse de ces pays) permettrait donc de soigner 1600 africains. En doublant cette enveloppe misérable, soit 40 dollars par habitant, afin d’augmenter significativement la qualité de soins, une évacuation permettrait à 800 africains de se soigner plus décemment. Multiplier par le nombreux scandaleusement élevé de cet exotisme sanitaire, ce sont des centaines de millions d’africains qui éviteraient une mort prématurée. C’est le cas de dire qu’on est en face d’un crime contre l’humanité.

        Le problème des soins à l'étranger a été définitivement résolu dans certains pays de l'Afrique subsaharienne dont le Rwanda.  Être Président d'un pays et se faire hospitalisé à l’étranger, pour des soins banaux, est inadmissible.  Y annoncer sa déclaration de candidature à un énième mandat (de trop) n’est plus ni moins qu’une injure à l’intelligence humaine. Malheureusement Abdelaziz Bouteflika (Algérie) n’est pas moins un « nègre » que tous ces despotes africains arrivés au pouvoir pour y mourir. Des Nelson Mandela, Thomas Sankara et autres Patrice Lumumba n’ont pas fait des émules dans ce continent en panne d’exigence du respect de la dignité humaine.

        Le cas du président gabonais, soignant un AVC en Arabie Saoudite et une convalescence au Maroc, est un autre exemple de ce que l'homme noire, le "nègre" comme nous appellent plusieurs peuples occidentaux, est un être humain de seconde zone. Une sorte d'homo sapiens bizarre qui n'aime pas son frère, son voisin, son peuple.  Un type franchement barbare qui maintient dans la misère un pays plus riche que n'importe quel pays du golfe ou européen. Un méchant type qui n'a pas hésité à initier et nourrir la traite négrière. Un sous-homme qui n'est jamais " (…) rentré dans l'histoire (…) " comme l'a à juste titre rappelé Nicolas Sarkozy dans son fameux discours de Dakar.  Propos vrais que de faux panafricanistes à l'autocritique à fleur de peau, faisant le lit d'un déni pathologique de la bêtise du nègre, ont vite fait de dénoncer. Voici le portrait-robot du nègre. Ce nègre qui pourtant aime le beau, la modernité, sait apprécier les avancées scientifiques ; tant que cela ne profite pas à son peuple. Faut le voir s'émerveiller dans les hôpitaux européens, souvent soigné par ses frères africains qui s'entendent claironner le même disque rayé " pourquoi tu ne rentres pas au pays (…) ". Un vrai traquenard le retour dans ces " pays de merde " selon Donald Trump. 

      Culturellement, les riches ne se soignent pas avec les pauvres en Afrique, au contraire de tous les pays normaux. Donc nous devons nous accommoder des annonces nécrologiques venues de l'Europe, malheureusement. A moins que la rue africaine impose à l'occident de « blacklister » tous ces dirigeants africains, leurs interdisant l'accès aux soins (c’est-à-dire aux hôpitaux) en occident.  Ne pas pouvoir se soigner à l'étranger obligerait ces mécréants en col blanc à développer localement une politique de santé publique efficiente dont le slogan "santé pour tous" ne serait plus un leurre, un énième slogan pompeux, mais une réalité. 

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.