La laïcité n'est pas une opinion, c'est la liberté d'en avoir !

En France, chaque individu est libre de croire ou de ne pas croire, de pratiquer ou de ne pas pratiquer une religion. C’est une question individuelle au sens philosophique du terme.

La France n’a pas de religion d’Etat. Contrairement à d’autres pays, nous ne jurons pas sur la Bible et nous ne devons pas chanter que Dieu sauve la Reine. Et c’est tant mieux.

Les extrémismes religieux, les cléricalismes, (tous les extrémismes religieux, tous les cléricalismes) partout dans le monde, menacent les droits des femmes. Dans le monde et même en Europe, il est des pays où les femmes et les filles n’ont pas le droit d’aller à l’école, d’avorter, d’avoir recours à une contraception, de conduire une voiture, de prendre la parole publiquement sans autorisation d’un homme.

En France, les femmes ont le droit de se promener dans la rue si elles le veulent, en jupe ou en pantalon si elles le veulent, elles peuvent avoir recours à une contraception libre et l’avortement est remboursé à 100% par la sécurité sociale.  Des femmes peuvent épouser des femmes si elles le veulent. Les femmes n’ont pas besoin de la permission d’un mari ou d’un père pour travailler, déménager, payer, voter.

La loi française n’est soumise à aucune doctrine, à aucun cléricalisme, à aucun dogme d’aucune religion. Parce que la loi de 1905 est une barrière, une protection, un garant des droits des femmes.

La loi française protège les femmes et leurs droits, parce que la loi française est protégée par 1905.

Nous, femmes, filles, entendons défendre une application stricte de la loi de 1905 :

« L’Etat ne reconnaît, ne salarie, ne subventionne aucun culte. »

L’Etat chez lui, les églises chez elles.

111 ans après la loi, les filles de 1905 protégeront leurs droits et ceux de leurs filles face aux montées des réactionnaires et des radicaux religieux de tous bords, et feront entendre dans le débat public par tout moyen la voix de femmes défendant l’Etat laïc qui défend les droits des femmes.

 Les filles de 1905.

Premières signataires :

Marlène Schiappa Maire adjointe du Mans, romancière, fondatrice de Maman travaille Hélène Conway-Mouret Sénatrice, vice-présidente de la délégation aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre les hommes et les femmes Ghislaine ToutainEx-députée présidente de la commission aux droits des femmes Ovidie Productrice, scénariste et réalisatrice Assia Benziane Maire adjointe de Fontenay aux droits des femmes Anne-Isabelle Tollet Grand reporter Emmanuelle Gagliardi Fondatrice de Connecting Women Agency Sylvie Tolmont Députée, membre de la délégation aux droits des femmes Debora Kahn-Sriber Editrice Lunise Marquis Elue de Paris Blandine Métayer Auteure et comédienne Brigitte Lahaie Auteure et journaliste radio. lesfillesde1905@gmail.com

 

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