Le Président de la République n´est pas le Chef de ma Tribu.

“Libérez tous les analphabètes qui n´ont pas su lire les panneaux de propriétés privées“. Le message de la mouette était écrit en blanc.

Bloody affirme que les rêves n´accepteront jamais de comparaître. Le pouvoir est par nature hors la loi. La mafia l´a bien compris et les peuples paient le prix de la culture bronzée, par l´infâme trahison de la soumission, ils protègent avec de l´argent les palais des beautés dorées, par cover-girls internationales et show-buiseness interposés.

La mer à Mimikos frise sous un soleil de plomb plaqué or. Bloody délire toujours, parle à son chien, rit toute seule, veut tordre le coup à tous les coqs de l´île, mange des tartines de miel en ruinant son pantalon et son tee-shirt, accuse le vent… Depuis que Bloody s´est fait percer les oreilles, quelque chose a changé. Baddock ne s´inquiète pas vraiment. La quiétude c´est mieux nom de Dieu !…

C´est la nuit du lendemain. Le vieil homme est mort. La réalité accroche mal mais il va bien falloir l´enterrer. Au milieu des faits divers : WANTED. Avis de recherche international. Cette femme n´a rien fait. Il faut qu´elle fasse quelque chose. Cet homme l´accompagne. Il n´est complice de rien. Et vice versa. La récompense pour toute information amenant à leur capture est fixée unilatéralement à une mise à la retraite anticipée d´un an, et à la médaille du travail si leur arrestation s´en suit. Baddock et Bloody sont dans de beaux draps. La chirurgie esthétique opérée par le soleil et leurs faux papiers ne sont valables que jusqu´à bientôt. Ils décident donc de prendre le train au plus tôt.  

Entre ce moment et maintenant il est trop tard. 

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