Le corbeau est l’unique oiseau qui se hasarde à attaquer l’aigle. Sa tactique offensive est la suivante : il s’agrippe sur le dos de l’imposant rapace diurne et tente de lacérer son cou apparemment fragile.
Nonobstant, l’aigle ne réagit pas aussitôt contre le passereau nettoyeur de charognes ; ce qui lui permet de ne perdre ni son temps précieux, ni l’énergie nécessaire à sa qualité de puissant prédateur sélectif.
Riposte
La riposte de l'oiseau de proie est somme toute simple : l’Accipitridé planeur ouvre ses longues ailes et s’élève de plus en plus haut dans le ciel. Et plus vole-t-il vers l’atmosphère étouffante, plus est-il malaisé à son passager clandestin de supporter l'altitude asphyxiante.
Le résultat de l’attaque aventureuse est inévitable : le corvidé omnivore et opportuniste, aux reflets iridescents de son plumage noir, décroche et descend abruptement en vrille par manque d’oxygène revivifiant.
Moralité
La moralité de cette confrontation classique est d'éviter de perdre le temps avec des corbeaux présomptueux et vaniteux. Malgré leur pallium exagérément volumineux, emportez-les dans vos hauteurs inapprivoisables et ils retomberont par moiteur irrespirable !
Alain Boutat
Épidémiologiste,
Économiste et Politiste
Lausanne