1968 aux Comores. Le Printemps en janvier

1968, les années précédentes et suivantes furent des années de soulèvement et de révoltes, dans le monde entier. Ici il n'est bien souvent question que du mai 68 en France, comme si ces évènements n'avait aucun lien avec ce qui se passait ailleurs. Aux Comores, par exemple, encore partie prenante de l'empire colonial français, c'est dès le mois de janvier que les lycéens se révoltaient

Guigui, c'est ainsi que chacun l'appelle, en France comme aux Comores. Il milite, de fait, depuis 50 ans, c'est à dire depuis le 68 des Comores qui eu lieu en janvier. Il est bien connu à Marseille où il a été éducateur de prévention dans les quartiers populaires, il a connu la prison dans son pays gardé par les milices de Bob Dénard au procès duquel il fut appeler à témoigner.
Il est l'un des meilleurs connaisseurs de la situation politique et sociale de son pays et tout particulièrement de Mayotte.
Il avait toujours dit qu'un jour il rentrerait définitivement aux Comores. C'est chose faite depuis l'été 2017. Il est membre actif du Comité Maore qui milite pour le retour de Mayotte au sein de l'Union des Comores et a participé aux Assises nationales sur le bilan de 42 ans d'indépendance.

De passage à Marseille, j'ai réalisé un entretien d'un peu plus d'une heure dont je publie ci-dessous cet extrait consacré au 68 comrien.

1968 aux Comores © Alain Castan

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