Que faire après le dernier rapport du GIEC ?

Le dernier rapport du GIEC montre que le réchauffement climatique en cours va s’emballer et avoir des conséquences considérables sur les écosystèmes de la planète. Il souligne que seuls des « changements sans précédent » pourraient limiter ces phénomènes, mais chacun sait que les gouvernements actuels ne les feront pas. Seule une Internationale Ouvrière Révolutionnaire pourrait le faire.

En attendant d’être détrônée par une autre mode médiatique, l'‘écologie’ est actuellement au premier plan.

Déjà, il y a quelques semaines, le Landerneau médiatico-politique était en pleine ébullition. Mon oncle Monsieur Hulot, le pantin ‘naïf’ dont même les ‘écolos’ n’avaient pas voulu à la primaire de 2011, avait démissionné de son poste de ministre sans prévenir sa femme, ni même le président Micron ! Diable ! Et chacun de produire son ‘analyse’: quel homme courageux ce Hulot; il se sentait seul, non soutenu par ‘le peuple’ ; le Ministère de l’Écologie est un ministère maudit ; ce sont les lobbies qui gouvernent la France... Puis les médias nous ont servi toutes leurs recommandations pour remplacer le pantin Hulot par d’autres pantins à la sauce Dany ‘le rouge’ (!) ou Ségolène ‘Je-suis-là !’, avant la nomination de François de Rugy, qualifiée par François Ruffin de ‘pitrerie’. Mais toutes ces brillantes considérations se gardaient bien d’évoquer les questions fondamentales: l’‘écologie’ est-elle compatible avec le capitalisme ; un gouvernement de la Ve République peut-il mettre en œuvre une politique environnementale, énergétique et de production qui ne soit pas dictée par les patrons, les actionnaires, les banquiers et leur alliés ; quels groupes sociaux seraient-ils susceptible de s’affronter réellement aux forces qui détruisent l’environnement et la santé des humains ?

Et puis voilà que sort le rapport 2018 du GIEC, qui, sur la base d’une synthèse de multitudes de données scientifiques de toutes natures, annonce les conséquences possibles d’un réchauffement de 1,5°C ou de 2°C de la température du globe et évoque les moyens à mettre en œuvre pour limiter l’impact du changement climatique, sur l’atmosphère, les océans et la biosphère. Le GIEC ayant été créé par l’ONU et étant un organisme intergouvernemental financé par les États, ses conclusions doivent être accueillies avec prudence, non parce qu’elles seraient trop alarmistes (comme le prétendent les négationnistes de la crise de l’environnement !) mais parce qu’elles sont clairement trop prudentes. C’est pourquoi les conclusions très inquiétantes de ce dernier rapport ne doivent pas être prises à la légère. Et encore celles-ci se situent-elles dans une perspective très ‘sage’, ne prenant pas en compte les conséquences sociales et politiques synergiques inéluctables des destructions de l’environnement [1].

Commentant ce rapport, Christophe Gueugneau [2] écrit : « Un vice-président du GIEC cité par Euractiv, Jim Skea, estime que “limiter le réchauffement à 1,5 °C est possible selon les lois de la physique et de la chimie, mais [que] cela demandera des changements sans précédent”. Par syllogisme, un tel changement n’étant pas près d’intervenir, à quoi bon un tel rapport ? ». Il y a certes lieu de douter de la pertinence des termes du combat évoqué, qui se jouerait entre ‘le GIEC’ et ‘l’inertie’, mais cette phrase traduit bien le sentiment de ‘sidération’ qui semble actuellement dominant dans la frange de la population qui est consciente de la gravité de la situation. L’horizon semble complètement bouché, car il est clair pour tout le monde qu’aucun des gouvernements de la planète n’est prêt à effectuer la moindre action réelle pour enrayer le processus en cours, qui est consubstantiel au mode de fonctionnement de l’économie mondiale, le capitalisme, sous sa forme mondialisée actuelle, qualifiée il y a déjà un siècle par Lénine du terme d’impérialisme. Après des décennies de ‘grandes messes’ internationales débouchant sur des déclarations vides et jamais suivies d’effets, il devient criminel de faire confiance à ces gouvernements pour ‘amender’ ou ‘verdir’ le capitalisme et ralentir ou stopper la catastrophe déjà en cours. C’est que le moteur de fonctionnement de l’économie capitaliste est le profit (la plus-value) et non pas la satisfaction des besoins humains. Cela a été pleinement démontré par plus d’un siècle d’histoire : non seulement le capitalisme n’est plus porteur d’aucun progrès pour l’humanité, non seulement il n’est pas ‘améliorable’ ou ‘réformable’, mais encore il s’est battu, se bat et se battra à mort contre toute tentative de lui arracher le pouvoir. Or il ne saurait être question de résoudre le problème de la crise environnementale et climatique et de son urgence sans sortir du capitalisme, c’est-à-dire sans mettre fin au régime de la propriété privée des moyens de production, de l’exploitation de l’homme par l’homme et du profit, au service d’une infime minorité de la population humaine, et le remplacer par un autre système politico-économico-social au service de la majorité. Un tel projet ne relève pas du débat, mais du combat.

Sortir du capitalisme, que signifie concrètement cette formule ? Il ne peut s’agir de ‘réformes’ à la marge de ce système. Comme la Commune de Paris l’a montré, il est indispensable de détruire la machine d’État existante et d’en construire une nouvelle, fonctionnant différemment. La seule solution est d’en passer par une révolution, non pour des raisons idéologiques et morales, mais pour de simples raisons matérielles de rapports entre les classes. Comme toutes les sociétés humaines depuis l’apparition de l’agriculture, notre société est une société de classes, et c’est la lutte des classes qui est le moteur de l’histoire. Tout au long de l’histoire humaine, aucune classe sociale au pouvoir n’a cédé celui-ci de son plein gré. Concrètement, la première tâche de la révolution doit être d’exproprier tous les capitalistes, toutes les multinationales, toutes les grandes entreprises de production de biens matériels et de techniques, tous les grands propriétaires terriens, toutes les banques privées, de mettre fin à la spéculation financière, donc supprimer la Bourse et tous les organismes internationaux de contrôle des marchés et de la finance (FMI, Banque Mondiale, Banque Centrale Européenne, Commission Européenne, etc.). Et pour ce faire, il faudra remplacer le pouvoir actuel, dit ‘démocratique’ mais qui ne l’est nullement, par un vrai pouvoir démocratique exercé depuis la base jusqu’au niveau de l’État par les travailleurs, dans des conditions inspirées de celles de la Commune de Paris : révocabilité permanente de tous les élus à chaque niveau par leurs mandants en cas de non-respect du mandat, salaires des élus plafonnés et similaires à ceux des ouvriers qualifiés, absence d’avantages matériels liés à la condition élective, etc. Le moyen de mettre en place un tel État n’est pas écrit de manière univoque, mais il est peu probable, au vu de toute l’histoire passée, que cela soit possible par le simple moyen d’élections, et il faudra sans doute s’appuyer sur les méthodes traditionnelles de lutte de la classe ouvrière, grève, grève générale, occupations d’entreprises, barrages filtrants, barricades, insurrection.

Qu’est-ce que vous dites ? Vous pouvez répéter ? Mais vous êtes complètement fou mon vieux ! C’est totalement impossible ! La classe ouvrière n’existe plus ! Et, comme l’a dit Margaret Thatcher, ‘TINA’, ‘there is no alternative’, le capitalisme est le seul système possible ! On l’a bien vu, puisque le ‘socialisme réel’ en URSS a mené à de telles catastrophes. Comme si le système politique qui a prévalu en URSS pendant une soixantaine d’années, résultat de la contre-révolution stalinienne, était le socialisme ! Et comme si les masses exploitées et surexploitées dans le monde entier pour produire les objets et techniques consommés principalement en Europe occidentale et aux USA ne constituaient pas une classe ouvrière !

Sans être une utopie folle, il faut toutefois admettre qu’une révolution renversant le capitalisme ne sera pas aisée. Cela n’a rien de mystérieux : cette révolution a un siècle de retard. Elle était non seulement possible, mais très vraisemblable, en Europe après la révolution russe, mais ensuite la trahison de celle-ci par le régime stalinien a entraîné le changement de nature de tous les partis de la IIIe Internationale et leur « passage définitif du côté de l’ordre bourgeois » en 1933, pour avoir permis le prise de pouvoir par Hitler (après la IIe Internationale en 1914, pour avoir permis le déclenchement de la Première Guerre Mondiale Impérialiste). Ces partis dits ‘communistes’ ont ensuite joué un rôle contre-révolutionnaire permanent, non seulement en bloquant et faisant échouer la plupart des mouvements révolutionnaires du 20e siècle, mais encore en démoralisant et brisant des générations de militants—avec l’appui fidèle de toutes les organisations réformistes, plus ou moins liées à la IIe Internationale et, ce qui est nouveau, depuis quelques décennies par les organisations se réclamant de l’‘écologie politique’. En effet la plupart de ces dernières ne souhaitent pas la fin du capitalisme, mais seulement de ses nuisances, tout en conservant le système. Ils prônent soit l’individualisme et le retrait de la société pour vivre dans des ghettos (style Larzac ou ZAD), soit la ‘décroissance’ et la ‘sobriété’—termes qu’il faut traduire dans la réalité politico-sociale par ‘austérité’—alors que la seule croissance que le capitalisme offre à l’humanité est celle de la plus-value pour la classe dominante et que la majeure partie de la population mondiale est déjà dans une décroissance monstrueuse.

Face à cette série infinie de trahisons, l’humanité ne pourra faire l’économie de la construction de partis nationaux et d’une nouvelle Internationale cohérente et déterminée à renverser le capitalisme, et non pas à le réformer. La IVe Internationale proclamée en 1938 a échoué à jouer son rôle historique et en conséquence a sombré dans des querelles internes et scissions qui l’ont largement impuissantée : il est peu vraisemblable qu’elle puisse encore être ‘redressée’ ou ‘reconstruite’, et mieux vaudra sans doute laisser les quelques sectes qui s’en réclament encore sur le bas-côté de la route de l’histoire, pour construire une nouvelle Internationale et de nouveaux partis, en s’appuyant pour ce faire sur une partie des organisations qui, en raison de l’échec des partis traditionnels, ont fleuri ces dernières décennies. Mais il serait de nouveau mortel d’accepter pour ce faire toutes les organisations dites ‘contestataires’ sans prendre garde à leur nature de classe. Le remplacement dans le vocabulaire médiatique et politique des termes traditionnels de la lutte des classes, traduisant la place dans les rapports de production des groupes sociaux concernés (‘les travailleurs’, ‘les ouvriers’, ‘les prolétaires’) par des termes plus neutres et sans signification claire de classe (‘la gauche’, ‘les anticapitalistes’, ‘les insoumis’, ‘le peuple’, ‘les gens’) n’est pas anodin. Il n’a pas pour seule fonction d’éviter d’‘effrayer le bourgeois’ (le pauvre ! menacé comme de juste par ‘le couteau entre les dents’) mais d’émasculer les mouvements révolutionnaires en les noyant dans un relativisme politique confusionnel.

En effet, sur quelles forces sociales la révolution destinée à détruire le capitalisme pourra-elle compter ? Avant tout, sur la seule force sociale qui n’aurait rien à perdre à cette révolution, c’est-à-dire les travailleurs, ceux qui n’ont pour tout patrimoine que leur force de travail, leurs compétences et leur capacité à s’organiser pour défendre leurs intérêts. Toutes les autres forces sociales ont (grand capital financier, industriel ou agricole, bourgeoisie) ou s’imaginent avoir (petite-bourgeoisie, paysannerie, intellectuels ‘de gauche’ anti-marxistes) intérêt ce que le système capitaliste perdure. Certes, une partie de ces dernières pourront être entraînées à combattre pour la révolution aux côtés du prolétariat lorsque celui-ci aura résolument engagé le combat, mais elles ne sauraient prendre la direction de ce combat. Construire des organisations ou des fronts se donnant pour objectif la destruction du système capitalisme ne peut se faire dans le cadre de la collaboration de classe, c’est-à-dire en incluant des organisations bourgeoises, petites-bourgeoises ou autres refusant de s’afficher clairement dans la lutte des classes au côté des travailleurs et de leurs organisations syndicales et politiques.

Les travailleurs ont payé assez cher les illusions ‘bisounoursiennes’ selon lesquelles ‘tout le monde il est bon, tout le monde il est gentil’, ‘plus on est de fous plus l’on rit’ ou ‘l’union fait la force’ : oui, l’union avec ceux qui ont les mêmes intérêts et objectifs peut faire la force, mais l’union avec ceux qui ont des intérêts divergents est une source puissante d’affaiblissement, de paralysie et d’échec. La formule récente de ‘conflits d’intérêts’ s’applique tout à fait ici : même dans les institutions de notre société capitaliste, il n’est pas acceptable que siègent dans des structures décisionnelles ou simplement de réflexion ou de conseil des représentants d’un intérêt privé identifié, s’opposant à l’intérêt général. Tout au long du 20e siècle, les coalitions regroupant des partis et syndicats de travailleurs avec des organisations bourgeoises s’affichant ‘de gauche’ ont mené à la défaite, souvent sanglante : fronts ‘antifascistes’ des années 30, constitués sous la houlette des staliniens et qui se sont avérés ‘incapables’ d’empêcher la venue au pouvoir des nazis en Allemagne, ‘fronts populaires’ en Europe, Amérique-du-Sud, Asie, etc. Le terme ‘incapables’ ci-dessus y est entouré de guillemets car tout indique qu’en fait ces défaites avaient été en fait leur but non avoué, comme le montrent de manière lumineuse parmi bien d’autres les cas de l’Allemagne [4], de l’Espagne [5] et du Chili [6].

Concernant plus spécifiquement la question du combat contre la destruction de l’environnement, prenons un seul exemple, celui de la ‘Coalition Climat 21’ créée en 2014 principalement pour ‘peser’ sur la COP 21 en 2015. Elle rassemblait ‘plus de 130 organisations de la société civile’ [7]. A côté de quelques rares organisations appartenant clairement au mouvement ouvrier (CGT, UNEF, Union Syndicale Solidaires) ou ses alliés (Amis de la Terre, Confédération Paysanne, Ligue des Droits de l’Homme), elle était presque entièrement constituée d’organisations à la position de classe non déclarée, ou clairement anti-ouvrière, notamment de nature religieuse et confessionnelle (Chrétiens Unis pour la Terre, Fédération Protestante, Secours Catholique). Elle se donnait pour objectif de défendre le monde « de la paix, de la justice, de la lutte contre les inégalités et contre les dérèglements climatiques », « à l’abri des guerres et des atrocités et des ravages de la crise climatique ». Voilà une caractérisation bien œcuménique et creuse, qui rappelle celle des fronts de collaboration de classe évoqués ci-dessus. Pas un mot sur la nature de la société réelle qui est responsable de la crise cnvironnementale et climatique actuelle, et qu’il faudra bien abattre pour construire le mode rêvé évoqué ci-dessus. Dans ces conditions, la participation ou le soutien à une telle coalition est plus que problématique.

Ce n’est pas pour des raisons morales ou idéologiques que l’alliance avec des organisations ‘de gauche’ de la bourgeoisie est inacceptable pour des révolutionnaires sincères et déterminés. C’est parce que, comme toute l’histoire des fronts populaires l’a montré, ces organisations soutiendront l’action pour le but commun déclaré tant que cette action ne menacera pas la propriété privée des moyens de productions et le sacro-saint État bourgeois, mais se dressera contre toute action destinée à porter le fer contre ces piliers de l’ordre ancien, et, si elles ne sont pas expulsées de la coalition, impuissanteront celle-ci.

C’est pourquoi l’Internationale qu’il faudra construire si l’on veut se donner quelques chances (diminuant d’année en année) d’arrêter le processus de destruction de l’environnement en cours devrait avoir des frontières de classe nette. Ce n’est en aucune manière le cas de toutes les organisations qui se réclament de l’‘écosocialisme’, terme fourre-tout, aux définitions et limites variables. Il ne suffit pas de se proclamer ‘antilibéral’, ‘anticapitaliste’ ou ‘insoumis’, encore faut-il donner une claire caractérisation de classe au combat à mener.

Ne rêvons pas. Les chances pour que la révolution indispensable ait lieu sont faibles : toute la société capitaliste est arc-boutée contre elle, au nom de maintes ‘analyses modernes’, enfants naturels du stalinisme, qui jettent le marxisme aux orties et reviennent à dire, en fait, que le capitalisme pourra se réformer. Rappelons-nous ce passage maintes fois cité du Programme de Transition [3] : « Les bavardages de toutes sortes selon lesquels les conditions historiques ne seraient pas encore ‘mûres’ pour le socialisme ne sont que le produit de l’ignorance ou d’une tromperie consciente. Les prémisses objectives de la révolution prolétarienne ne sont pas seulement mûres ; elles ont même commencé à pourrir. Sans révolution socialiste, et cela dans la prochaine période historique, la civilisation humaine tout entière est menacée d’être emportée dans une catastrophe. Tout dépend du prolétariat, c’est-à-dire au premier chef de son avant-garde révolutionnaire. La crise historique de l’humanité se réduit à la crise de la direction révolutionnaire. » Ces phrases célèbres, et la formule plus brève qui les résume, « socialisme ou barbarie », ont été répétées comme des perroquets par des générations de militants de diverses organisations, qui ne semblent pas avoir vraiment compris que, comme toute alternative, celle-ci comporte deux solutions possibles. Ces phrases ne signifient pas que, de toute façon, la révolution est inéluctable et se produira, car le contraire serait ‘trop horrible’. Il n’y a pas de preuve par l’horrible. Il n’existe pas de Dieu ou de destin écrit à l’avance, qui mènerait inéluctablement à la victoire de la révolution et à l’évitement de la ‘catastrophe’ annoncée. A l’instar de la fameuse Île de Pâques, trop de civilisations humaines ont disparu pour n’avoir pas su faire face aux crises environnementales [8] pour qu’il soit légitime de penser que, si elle ne se donne pas les moyens de renverser la vapeur, ce qui exige de se débarrasser du capitalisme, la civilisation actuelle ‘mondialisée’ échappera à une issue similaire. Et ‘la planète’ restera de marbre face à cette péripétie de son histoire.

  

Alain Dubois

11 octobre 2018

 

  

Notes et références

 [1] Comme ont tenté de l’imaginer de nombreux auteurs dans les dystopies qui se sont multipliées depuis la Deuxième Guerre Mondiale Impérialiste, ces conséquences seront susceptibles de comporter des phénomènes considérablement plus massifs encore qu’aujourd’hui de misère, famines, épidémies, exodes, insurrections, massacres, guerres civiles et conflits internationaux : une fois un tel processus engagé, il pourrait s’emballer très vite, impliquant par exemple l’usage d’armes nucléaires, la disparition des réseaux de communication et de transport, et aboutir de manière très rapide à une destruction de la civilisation humaine.

[2] Christophe Gueugniot, « Climat : le GIEC peut-il gagner contre l’inertie ? », <https://www.mediapart.fr/journal/international/081018/climat-le-giec-peut-il-gagner-contre-l-inertie>.

[3] Léon Trotsky, Programme de Transition, L’agonie du capitalisme et les tâches de la IVe Internationale, 1938.

[4] Léon Trotsky, Contre le fascisme (1922‒1940), Syllepse, 2015.

[5] Pierre Broué, Staline et la révolution : le cas espagnol (1936‒1939), Fayard, 1993.

[6] Charles Berg & Stéphane Just, Fronts populaires d’hier et d’aujourd’hui, Stock, 1978.

[7] Coalition Climat 21, « La société civile, unie, solidaire et toujours mobilisée pour le climat », % Attac, 17 novembre 2015, <https://france.attac.org/se-mobiliser/changeons-systeme-pas-climat/article/la-societe-civile-unie-solidaire-et-toujours-mobilisee-pour-le-climat>.

[8] Jared Diamond, Effondrement : comment les sociétés décident de leur effondrement et de leur survie, Gallimard, 2006.

 

 

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