Le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, a accusé le 4 mai Jean-Luc Mélenchon d'user de «méthodes d'extrême droite», dénonçant son «poujado-castrisme» à la veille de la manifestation pour «faire la fête à Macron» .
«Fête à Macron» Darmanin fustige les «méthodes d'extrême droite» de Mélenchon. Les adversaires du 5 mai sont chauffés à blanc. À la veille de la «fête à Macron» organisée par François Ruffin, le gouvernement tire à vue sur La France insoumise, préparant ainsi une confrontation binaire. Un choix malheureux, quelques jours après les violences commises par les black blocs le 1er mai à Paris. Ce vendredi matin sur Public Sénat, Gérald Darmanin a vu dans le mot d'ordre de LFI une incitation «à la violence». «D'ailleurs je suis assez étonné que M. Mélenchon reprenne des méthodes de l'extrême droite (...) comme M. Ruffin parfois», a ajouté le ministre de l'Action et des Comptes publics.
D'après l'ancien membre des Républicains, le patron des Insoumis, «quelqu'un qui avait une voix respectée dans la République», est coupable de «poujado-castrisme». Une référence croisée, d'abord à Pierre Poujade, député antiparlementariste de la IVe République, et à Fidel Castro, ancien leader communiste de Cuba. «M. Mélenchon (...) se tourne effectivement vers un modèle vénézuélien qui nous empêche un petit peu d'avoir une discussion démocratique», a tancé Gérald Darmanin.
La propagande en Marche, tous les grands médias fustigent cette fête. Une seule réponse à donner à ces médias et aux membres du gouvernement, le 5 c'est massivement qu'il faut investir la voie publique pacifiquement .
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