Vous n'avez pas honte de votre paresse, de votre sectarisme ?

La rage de Ruffin après le rejet d'un texte pour les élèves handicapés. Le député La France insoumise n'était même pas l'auteur de ce texte déposé par la droite. Il l'a pourtant défendu comme si c'était le sien. François Ruffin a laissé exploser sa colère à l'Assemblée nationale après le rejet préalable de la proposition de loi pour "l'inclusion des élèves en situation de handicap".

La rage de Ruffin après le rejet d'un texte pour les élèves handicapés © LeHuffPost

François Ruffin a laissé exploser sa colère ce jeudi 11 octobre dans l'hémicycle après le rejet préalable de la proposition de loi pour "l'inclusion des élèves en situation de handicap".

Portée par le député Les Républicains Aurélien Pradié, cette proposition prévoyait notamment la création d'un statut unique "d'accompagnant à l'inclusion scolaire", mieux rémunéré, pour les auxiliaires de vie scolaire (AVS) ou les accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH). Des fonctions aujourd'hui très souvent précaires et mal payées.

"Personne ne peut décemment regarder dans les yeux ces familles, ces enfants, ces adolescents, ces accompagnants et leur dire que l'urgence est ailleurs", a argumenté Aurélien Pradié dans l'hémicycle, qui défendait ce texte.

Le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer, avec le soutien de la secrétaire d'Etat aux Personnes handicapées, Sophie Cluzel, lui a opposé que des mesures avaient déjà été prises dans cette direction. La majorité LREM a donc rejeté la proposition sans plus de débat.

Une situation qui a indigné François Ruffin. "Vous n'avez pas honte? Honte de votre paresse? Honte de votre sectarisme?", a précisé l'élu. "Nous avons dans le pays des femmes, des milliers de femmes qui accompagnent les enfants handicapés dans les écoles. Elles sont sous-payées, avec des contrats ultra-précaires. Pour changer ça, quelle proposition de loi avez vous porté? Rien, aucune!", a-t-il indiqué en reprochant aux députés LREM d'avoir voté "contre, contre, contre comme des Playmobil".

"J'espère que le pays ne vous le pardonnera pas", a-t-il accusé en pointant le "déshonneur" des élus marcheurs et en promettant de publier les noms de ceux qui ont voté le rejet préalable. "Ils circuleront à travers la France. Et ce vote, j'en suis convaincu, vous collera à la peau comme une infamie."

 

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