Léa Salamé - Benoît Hamon : la déontologie journalistique

Léa Salamé conviviale, chaleureuse et familière avec Benoît Hamon un ami de son compagnon, Raphaël Glucksmann et odieuse avec Jean-Luc Mélenchon, la déontologie journalistique est-elle respectée sur le service public ?

L'émission politique de France 2 du 30 novembre 2017 dont Jean-Luc Mélenchon était un modèle du genre du manque de déontologie journalistique de Léa Salamé. Contradicteurs dont l'engagement politique est caché, mensonges présentés comme des faits par le journaliste économique : tout était fait pour piéger son invité et non permettre au public de connaître son point de vue.

Jean-Luc Mélenchon avait publié une note de Blog : « Quand elle m’a pris à parti sur mon patrimoine de riche, moi le fils d’un postier et d’une institutrice, j’aurais pu lui en jeter de bien bonnes à la figure en matière de patrimoine et de famille. Depuis, ma naïveté fait rire mes amis mieux informés et plus vigilant que moi sur tout cela. Quoiqu’il en soit, elle m’a abusé et sciemment endormi. J’ai donc du affronter deux heures de pièges à deux balles, de mensonges et d’abus de pouvoir médiatique, au lieu de la belle soirée de réflexion politique à laquelle j’avais naïvement cru. Léa Salamé est juste une personne sans foi ni loi. Pourquoi ai-je oublié comment j’avais été traité déjà sur ce plateau par elle et Lenglet ? Maudite soit ma manie de croire sur parole les gens que je crois être de bonne foi. Pour finir la séquence finale PS/UMP avec Saint-Cricq et son comparse a été une plongée en apnée dans l’égout de la politicaille psycho-minaudante dont cette dame est la figure de proue. Ça m’apprendra à accepter les invitations de n’importe qui. »

Suite à cette une émission, une vague d’indignation avait conduit à la publication d’une pétition pour la création d'un Conseil de déontologie du journalisme en France, cette pétition a recueilli à ce jour près de 200 000 signatures.

Par contre Léa Salamé a eu un comportement tout à fait différent lorsqu’elle invita Benoît Hamon, elle a été courtoise en se permettant de l’appeler par son prénom. Ce qui a conduit l’observatoire du journalisme a publié l’article suivant :

Quand France Inter reçoit Benoît Hamon, pardon Benoît 

« France Inter nous amusera toujours par son parti pris absolu, son absence totale de pluralisme et son sectarisme acharné. Pour l’anecdote, nous reprenons une partie du 7/9 de Léa Salamé et Nicolas Demorand, le 6 novembre 2018. L’émission nous a été signalée par un lecteur/auditeur qui se reconnaîtra.

Le débat se poursuit normalement autour des succès et des échecs de Trump. L’émission a lieu juste avant les élections américaines de mi mandat et ce dernier n’est pas encore à terre. D’ailleurs l’économie se développe ajoutent les journalistes, ce à quoi Hamon répond que ce développement est court termiste et ne tient aucun compte de l’environnement. Léa Salamé l’interrompt (à 1h27’40’’ environ) : « Le chômage baisse, Benoît ». Imaginons sur d’autres sujets des interjections comme les suivantes : avec Marine Le Pen, « L’immigration baisse, Marine » ou avec Laurent Wauquiez « Les impôts diminuent, Laurent » ou avec Jean-Luc Mélenchon « La pollution baisse, Jean-Luc ». Difficile à imaginer ? Difficile en effet. Le premier de nos lecteurs qui en aura compris la raison aura droit à notre estime reconnaissante. À moins que ce ne soit tellement évident. »

Il est de notoriété publique que Léa Salamé est la compagne de Raphaël Glucksmann qui a lancé son mouvement « Place publique » le lendemain ( 7 Novembre ) , un mouvement qui espère bousculer la Gauche.

R. Glucksmann, celui qui lors des présidentielles, voulait que Mélenchon se désiste au profit d'Hamon, pour nous priver du droit de choisir  ? "Et, pourtant, ou plutôt pour toutes ces raisons, le maintien de votre candidature me laisse un goût de cendres dans la bouche. "

Selon l’express : "Il nous appelle à nous réapproprier l'espace collectif. Il est excellent !" Ce cri du coeur est celui d'une députée... de La République en marche. Le 17 octobre, Sonia Krimi invite Raphaël Glucksmann à un petit-déjeuner avec des élus et assistants parlementaires LREM. Le casting ne manque pas de piquant. Dans le salon Visconti, tapi dans une annexe du Palais-Bourbon, le pourfendeur du macronisme vient évangéliser les brebis égarées de son aile gauche.

Le jour du lancement de son mouvement Benoît Hamon signe une "Lettre aux orphelins d'une grande idée" dans le quotidien Le Monde. Éparpillée façon puzzle, inaudible depuis la débâcle de 2017, la gauche ni-ni (ni Macron ni Mélenchon).

Toujours selon l’express « A la dernière présidentielle, Raphaël Glucksmann a voté pour Benoît Hamon alors qu'il s'était "juré de ne plus voter pour le PS". Par amitié, il a transmis une simple note au candidat pour l'aider à préparer son grand discours de Bercy, le 19 mars 2017, sans pour autant intégrer son équipe de campagne. Les deux hommes échangent encore régulièrement. »

Léa Salamé conviviale, chaleureuse et familière avec Benoît Hamon un ami de son compagnon et odieuse avec Jean-Luc Mélenchon, la déontologie journalistique est-elle respectée sur le service public ?

création d'un Conseil de déontologie du journalisme en France

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