Frappes en Syrie : les réactions se multiplient dans le monde

Les avions américains, français et britanniques ont conduit des frappes contre des sites syriens de 2h42 jusqu'à 4h10 du matin (heure de Paris). La Russie a vivement réagi à la frappe des Américains et de leurs alliés Britannique et Français. L'ambassadeur russe aux États-Unis, Anatoli Antonov, a déclaré que les frappes étaient une « insulte au président russe ».

La Russie a vivement réagi à la frappe des Américains et de leurs alliés Britannique et Français. L'ambassadeur russe aux États-Unis, Anatoli Antonov, a déclaré que les frappes étaient une « insulte au président russe ». La Russie soutient qu'il y aura des conséquences aux frappes alliées en Syrie, en ajoutant qu’insulter le président russe était « inacceptable et inadmissible » .

De son côté, le premier ministre canadien Justin Trudeau a apporté son soutien au président Donald Trump : « Le Canada appuie la décision des États-Unis, du Royaume-Uni et de la France de prendre des mesures pour diminuer la capacité du régime Assad de lancer des attaques par armes chimiques contre ses propres citoyens ».

L'OTAN appuie également la décision des États-Unis et ses alliés :« Elles vont réduire la capacité du régime à mener d'autres attaques contre le peuple de Syrie avec des armes chimiques », a affirmé le secrétaire général de l'Alliance atlantique, Jens Stoltenberg.

Le ministre des Affaires étrangères turc salue les frappes conjointes comme « une réponse appropriée ».

Toutefois, le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres : « J'appelle tous les États membres à faire preuve de retenue dans ces circonstances dangereuses et à éviter tous les actes qui pourraient entraîner une escalade de la situation et aggraver les souffrances du peuple syrien ».

L'Iran, principal allié régional de Damas, a mis en garde samedi contre les « conséquences régionales » des frappes : « Les États-Unis et leurs alliés, sans aucune preuve et avant même une prise de position de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques [OIAC] ont mené cette action militaire [...] contre la Syrie et sont responsables des conséquences régionales de cette action aventuriste », a déclaré le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères. Selon lui, ces bombardements constituent « une violation flagrante de la loi internationale » et « méprisent la souveraineté de la Syrie », a-t-il ajouté.

L'organisation Amnistie Internationale temporise en demandant de « minimiser le tort » causé aux civils dans les frappes aériennes menées en Syrie par les États-Unis, la France et le Royaume-Uni contre le régime de Bachar Al-Assad. « Le peuple syrien a déjà enduré six années d'un conflit dévastateur, et des attaques chimiques dont beaucoup sont des crimes de guerre », a déploré l'ONG.

Le régime syrien dénonce une "violation flagrante" du droit international.

Le 5 février 2003, Colin Powell avait prononcé à l'ONU un "célèbre" discours sur les armes de destruction massive en Irak, dans lequel il énonçait des "preuves" qui, pour la plupart, se sont révélées inexactes.

L'incroyable histoire du mensonge qui a permis la guerre en Irak

Colin Powell , mensonge à l'ONU © 6toyenvid

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