SNCF : la direction annonce "un sursaut de mobilisation"

L'intersyndicale appelait à une journée "sans cheminots", alors que débute ce 14 mai la consultation interne des salariés sur la réforme de la SNCF. Les cheminots en grève ne baissent pas les bras. La direction de la SNCF a annoncé que le trafic serait "très perturbé", lundi, à l'occasion de la 18e journée de grève contre le projet de réforme de la SNCF.

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"La journée sera très difficile pour nos clients et les cheminots qui vont travailler. Nous attendons en effet un sursaut de mobilisation", explique la direction dans un communiqué. Les perturbations seront encore plus fortes du côté des trains Intercités. Seul un train sur cinq devrait circuler.

La direction dit avoir "connaissance de menaces d'exactions et blocages de gares. Cela pourrait se traduire par l'occupation de voies, de locaux, de gares."

Ce durcissement de la grève coïncide avec le lancement lundi de la "vot'action", pendant laquelle les cheminots devront faire savoir s'ils sont "pour ou contre le pacte ferroviaire porté par le gouvernement". Cette consultation s'adressant à chaque agent en activité durera jusqu'au 21 mai à 10 heures.

"Il est vital pour ce mouvement sans précédent de frapper un grand coup", avait prévenu l'Unsa ferroviaire, tandis que Sud-Rail appelait à une journée "sans cheminots". Ce regain de la mobilisation est bienvenu pour l'intersyndicale, alors que mercredi, le taux de grévistes avait chuté à 14,46% en matinée, soit le taux le plus faible depuis le début du mouvement.

Xavier Bertrand, président des Hauts-de-France, a mis en cause dimanche la "technostructure SNCF déconnectée des usagers et de leurs agents", évoquant de fortes perturbations dans sa région. Invité du "Grand Rendez-vous CNEWS-Europe 1-Les Echos", il a qualifié de "radin" le patron de la SNCF, Guillaume Pepy, qui a annoncé une "opération de reconquête" de la clientèle avec des tarifs cassés sur les cartes de réduction et des billets TGV à prix préférentiel pour l'été.

On note un «sursaut de mobilisation» ce lundi. Suite à un incident, le trafic est notamment interrompu sur la ligne qui relie Paris à la Normandie. En Ile-de-France, le cumul des bouchons dépassent les 500 kilomètres.

Des cheminots bloquent depuis 4 heures du matin l'accès de la gare de Marseille Saint-Charles à leurs collègues non-grévistes. En revanche ils n'empêchent pas les usagers de prendre le train, rapporte France 3 Provence-Alpes-Côte d'Azur.

 

 

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