PSA: Les syndicats acceptent un projet de rupture conventionnelle collective

Le projet de 1.300 ruptures conventionnelles collectives présenté par le constructeur automobile PSA a reçu l’approbation d’une majorité de syndicats. "Les ruptures conventionnelles sont une façon très facile de se débarrasser d'un certain nombre de salariés", accuse Philippe Martinez, de la CGT.

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Après plusieurs semaines de débats et de négociations, la majorité des syndicats de PSA a finalement accepté le principe de la rupture conventionnelle collective, jeudi 18 janvier 2017.

La direction de PSA a obtenu l'accord de FO, de la CFTC, de la CFDT et du GSEA (groupement des syndicats européens de l'automobile), qui totalisent au total 58% des voix. Seule la CGT, le second syndicat du groupe en termes de voix (19,6%) dit "refuser catégoriquement de signer ce nouveau plan de suppressions d'emplois dont le détail par site et par catégorie est caché aux syndicats". La CFDT estime avoir "sécurisé cet accord afin qu'il ne soit pas un danger pour les salariés". La CFE-CGC n'a pas communiqué de position.

Jean-Pierre Mercier, délegué CGT manifeste son désaccord en critiquant la direction de PSA qui n'a, selon lui, aucunement besoin de se séparer de 1 300 salariés en raison de l'excellente situation économique du groupe. "On est dans une entreprise qui vient d'annoncer un nouveau record historique de ventes mondiales et qui pète la forme au niveau financier. Il est donc inconcevable d'avoir encore un nouveau plan de suppressions d'emplois dans les usines et les bureaux".

Il prévient PSA que la CGT ne se laissera pas faire : "La direction n'est pas à l'abri d'une explosion du mécontentement et je vous assure qu'à la CGT, on fera tout pour que ce mécontentement soit le plus large possible et puisse faire beaucoup de bruit".

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