Emmanuel Maurel sauve l'honneur de la Gauche

Le député européen regrette « une absence de solidarité » avec Jean –Jean-Luc Mélenchon. Si cela s’était passé sous De Gaulle, je peux vous dire que toute la gauche aurait été dans la rue pour dire que les droits de l’opposition sont bafoués.

« Il n'y a pas d'affaire Mélenchon » déclare Emmanuel Maurel

" Il n'y a pas d'affaire Mélenchon " déclare Emmanuel Maurel © Public Sénat

« ll n'y a pas d'affaire Mélenchon. Si j'étais provocateur, je dirais qu'il y a une affaire Macron. Si dans n’importe quel pays d’Europe, un leader de l’opposition faisait l’objet d’une perquisition avec cent policiers mobilisés pour des sujets totalement mineurs, même en France nous dirions que ce n’est pas possible. »

« On s’intéresse aux conséquences mais on ne s’intéresse pas aux causes. Que cela le mette en colère, je trouve ça absolument normal compte tenu du caractère disproportionné et inédit d’une telle opération. Si cela s’était passé sous De Gaulle, je peux vous dire que toute la gauche aurait été dans la rue pour dire que les droits de l’opposition sont bafoués.»

Emmanuel Maurel conclut en évoquant un traitement à deux vitesses de cette affaire : « Je regrette cette absence de solidarité car on s’éloigne de plus en plus des principes parmi lesquels : les droits de la défense. On ne peut pas laisser au parquet une telle affaire. Je suis pour le respect des institutions républicaines mais c’est une affaire politique et je suis surpris que quasiment personne dans la presse française ne pose cette question (…) Il y a un traitement à deux vitesses selon que l'on soit opposant ou partisan. »

En attendant le résultat des perquisitions " le carnaval de l'investigation " va continuer sur Médiapart. Comme le souligne Régis de Castelnau, sur son article   : “Mélenchongate” : Demandez le programme " Il est d’ailleurs probable que les interlocuteurs privilégiés sont déjà choisis, l’officine Mediapart, fidèle et zélé petit télégraphiste du pouvoir étant bien sûr de la fête."

" Avec le grand cirque médiatico-judiciaire qui va se dérouler, le raid du 16 octobre va rapidement apparaître comme un léger hors-d’œuvre. Collection de convocations diverses et variées aux dirigeants et collaborateurs de la France Insoumise. Soit pour des mises en examen spectaculaires avec des qualifications sonores, de celles qui enjolivent les manchettes, « escroqueries en bande organisée, détournement de fonds publics en réunion, blanchiment de fraude fiscale etc. etc. ». Soit pour des gardes à vue fatigantes dont les durées seront fonctions des qualifications et pourront aller jusqu’à 96 heures… Nouvelles perquisitions bien sûr chez les mêmes, avec des écoutes téléphoniques tous azimuts. La presse sera comme d’habitude scrupuleusement alimentée de copies partielles de procès-verbaux, de pièces de procédure de toute nature, de transcriptions trafiquées d’écoutes téléphoniques."

Nous connaissons déjà les suites de l'affaire, la seule incertitude étant de savoir quel journaliste à gage comme les qualifie Jacques Sapir ( La chasse à la France Insoumise est ouverte… va tirer et sur quel média : L****, Le M****, M***** etc ces derniers s'étant peut être déjà partagé le gâteau des informations fabriquées à diffuser. Nous aurons certainement ce type de titre :

"France Insoumise :  escroqueries en bande organisée "

"France Insoumise :  détournement de fonds publics en réunion "

Il s'agit bien sûr d'un scénario fiction, toute ressemblance avec des faits existants ou ayant existé ou qui existeront est purement fortuite.

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