Comptes de campagne de Mélenchon : les chiens de garde

Après avoir réussi à fédérer les mouvements sociaux contre la politique de Macron, Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire pour des « vérifications » sur les comptes de la campagne présidentielle 2017 de Jean-Luc Mélenchon, a révélé L’Express, information confirmée au Monde par une source judiciaire.

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Jean-Luc Mélenchon «garantit» avoir agi «honnêtement et scrupuleusement dans la conduite financière» de sa campagne de 2017, mardi dans un communiqué publié après l’ouverture par le parquet de Paris d’une enquête pour «vérifications» de ses comptes.

« Je garantis que je ne comprends pas comment la Commission nationale des comptes de campagne a pu à la fois valider mes comptes et faire un signalement. Ni pourquoi elle ne m’en a jamais informé auparavant alors que cette démarche date du 18 mars dernier (…). Ni pourquoi elle l’a fait, alors qu’elle a, au contraire, fait un communiqué pour défendre les rabais dont a bénéficié le candidat Macron. »

«Un communiqué pour lui, un signalement judiciaire pour moi !»

Il précise :« pourquoi cette commission n’a pas demandé elle-même davantage de vérifications alors que c’était sa mission et qu’elle a posé à mon mandataire financier plus de deux mille questions orales ou écrites sur ce compte». «Je garantis que je ne sais pas pourquoi ce genre d’histoire apparaît soudainement. Je demande à mes amis qui croient à une diversion avant que des problèmes plus sérieux et autrement réels ne se confirment ou n’apparaissent dans les comptes de mes concurrents, d’être patients»

«Je garantis que je n’ai jamais bénéficié d’aucun rabais à cent pour cent sur une prestation», «que je n’ai jamais bénéficié de l’aide d’aucune collectivité locale», «que je n’ai jamais organisé de collecte de financement auprès de dirigeants d’entreprise», «jamais surpayé aucun collaborateur de cette campagne», «que les prêts par la banque qui m’ont été consentis sont exempt de toute suspicion»

"Le fait divers fait diversion". La phrase est signée Pierre Bourdieu en 1996 et n'a jamais été autant d'actualité, les articles dans la presse se multiplient, les commentaires également, le mouvement social est désormais relégué au second plan.

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