Aldo B
Abonné·e de Mediapart

44 Billets

1 Éditions

Billet de blog 17 févr. 2022

Aldo B
Abonné·e de Mediapart

Médiapart et la démocratie totalitaire

Aldo B
Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Le plus terrible, c'est de voir qu'un journal qui prétend être à la pointe de l'indépendance et fait des grands effets de manches pour dénoncer le contrôle de la presse, ne se soit pas aperçu qu'on n'est plus en démocratie depuis deux ans : depuis le moment précis où une "dictature sanitaire" s'est mise en place.

J'imagine qu'à la lecture de ce début, certains doivent déjà penser comme Macron que c'est pas ça le fascisme, que le fascisme c'est des bruits de bottes, des emprisonnements arbitraires, de la terreur. A ceux-là ouvrez s'il vous plaît un livre de Deleuze, ou de Foucault. Ils appellent ça néo-fascisme. Le néo-fascisme, qu'ils appellent plus généralement "société de contrôle", c'est le fascisme individuel en chacun de nous porté par un système qui nous conforte dans ce biais. C'est à travers la norme qu'il se manifeste : il est question de faire adhérer à la majorité de nos concitoyens un panel de normes sur lesquelles il n'y aura plus à revenir. On appelle ça de l'idéologie aussi.

Des normes non seulement acceptées par tous, mais défendues par chacun. Le néo-fascisme c'est plus un psychopathe qui hypnotise un peuple et l'entraine vers un destin tragique, c'est le flic en chacun de nous qui portera des valeurs consensuelles contre lequel on ne pourra plus rien... et pour cause de démocratie ! Parce que personne ne peut trouver meilleure idée d'organisation politique que la démocratie, dans la mesure où la seule alternative semble être un état totalitaire. Oui le monde des idées aura triomphé, en dictature démocratique, mais hélas aux dépends du réel.

Aujourd'hui il est donc question de démocratie totalitaire et elle a de beaux jours devant elle, parce que le peuple entier sollicitera toujours un sytème qui répond à son micro-fascisme individuel, parce que chacun croira avoir triomphé en imposant sa pensée à lui. Ce système est et sera étayé par les normes revendiquées par le peuple, au nom du bon sens et du sens commun. Foucault nous avertissait il y a un moment sur le désir de fascisme populaire, dans sa préface à l'édition américaine de l'Anti-Œdipe :

"... l’ennemi majeur : le fascisme. Et non seulement le fascisme historique de Hitler et de Mussolini – qui a su si bien mobiliser et utiliser le désir des masses – mais aussi le fascisme qui est en nous tous, qui hante nos esprits et nos conduites quotidiennes, le fascisme qui nous fait aimer le pouvoir, désirer cette chose même qui nous domine et nous exploite" (http://1libertaire.free.fr/PrefaceFoucaultDeleuezGuattari.html)

                                                   ***

Les mécanismes de la société de contrôle sont quant à eux parfaitement analysées à travers un texte de Deleuze intitulé : "Y a-t-il moyen de soustraire la pensée au modèle d'état ?", long texte que donc je résume ici :

Il arrive qu’on critique des contenus de pensée jugés trop conformistes. Mais la question est d’abord celle de la forme elle-même. La pensée serait par elle-même déjà conforme à un modèle qu’elle emprunterait à l’appareil d’Etat, qui lui fixerait des buts et des chemins. Il y aurait une image de la pensée qui recouvrirait toute la pensée et qui serait comme la forme-Etat développée dans la pensée.

Cette image possède deux têtes qui renvoient aux deux pôles de la souveraineté : un imperium du penser-vrai, une république des esprits libres. Ces deux têtes ne cessent d’interférer, dans l’image classique de la pensée : une "république des esprits dont le prince serait l’idée d’un Etre suprême". Et si elles interfèrent, ce qu'elles sont nécessaires l’une à l’autre.

On voit bien ce que la pensée y gagne : une gravité qu’elle n’aurait jamais par elle-même, un centre qui fait que toutes le choses ont l’air, y compris l’Etat, d’exister par sa propre efficace. Mais l’Etat n’y gagne pas moins. La forme-Etat gagne en effet quelque chose d’essentiel à se développer ainsi dans la pensée : tout un consensus.

Seule la pensée peut inventer la fiction d’un Etat universel en droit, élever l’Etat à l’universel de droit. Comme si le souverain devenait seul au monde, et n’avait plus affaire qu’avec des sujets. L'Etat devient le principe qui fait le partage entre des sujets rebelles, renvoyés à l’Etat de nature, et des sujets consentants, renvoyant d’eux-mêmes à sa forme. S’il est intéressant pour la pensée de s’appuyer sur l’Etat, il est non moins intéressant pour l’Etat de s’étendre dans la pensée, et d’en recevoir la sanction de forme unique, universelle.

En droit, l’Etat moderne va se définir comme "l'organisation rationnelle et raisonnable d’une communauté" : la communauté n’a plus de particularité qu’intérieure ou morale (esprit d’un peuple), en même temps que son organisation la fait concourir à l’harmonie d’un universel (esprit absolu). L’Etat donne à la pensée une forme d’intériorité, mais la pensée donne à cette intériorité une forme d’universalité : le but de l’organisation mondiale est la satisfaction des individus raisonnables à l’intérieur d’Etats libres.

Dans la philosophie dite moderne et dans l’Etat dit moderne ou rationnel, il faut que l’Etat réalise la distinction du législateur et du sujet dans des conditions formelles telles que la pensée, de son côté, puisse penser son identité. Obéissez toujours, car, plus vous obéirez, plus vous serez maître, puisque vous n’obéirez qu’à la raison pure, c’est-à-dire à vous-même...

Depuis que la philosophie s’est assignée le rôle de fondement, elle n’a cessé de bénir les pouvoirs établis, et de décalquer sa doctrine des facultés sur les organes de pouvoir d’Etat. Le sens commun, l’unité de toutes les facultés, c’est le consensus d’Etat porté à l’absolu. Ce fut notamment la grande opération de la "critique" kantienne. Kant n’a pas cessé de critiquer les mauvais usages pour mieux bénir la fonction. Il n’y a pas à s’étonner que le philosophe soit devenu professeur public ou fonctionnaire d’Etat. Tout est réglé dès que la forme-Etat inspire une image de la pensée.

Tout ça se heurte à des contre-pensées, dont les apparitions sont discontinues à travers l’histoire. Ce sont les actes d’un "penseur privé", par opposition au professeur public. Toutefois, "penseur privé" n’est pas une expression satisfaisante, puisqu’elle enchérit sur une intériorité, tandis qu’il s’agit d’une pensée du dehors. Toute pensée est déjà une tribu, le contraire d’un Etat. C’est la force qui détruit l’image et ses copies, le modèle et ses reproductions, toute la possibilité de subordonner la pensée à un modèle du Vrai, du Juste ou du Droit. La pensée n’a pas d’image, ni pour constituer modèle, ni pour faire copie. Est-ce un hasard si, chaque fois q’un "penseur" lance une flèche, il y a un homme d’Etat ou une image d’homme d’Etat qui lui donne conseil et admonestation, et veut fixer un but ?

Mais le pire est dans la façon dont les textes mêmes finissent eux-mêmes par inspirer un modèle, pour les innombrables décalques qui prétendent les valoir. L’image classique de la pensée prétend à l’universalité. Dès lors, il est facile de caractériser la pensée nomade qui récuse une telle image et procède autrement. C’est qu’elle ne se réclame pas d’un sujet pensant universel, mais au contraire d’une race singulière ; elle ne se fonde sur une totalité englobante, mais se déploie dans un milieu sans horizon. C’est un autre type d’adéquation qui s’établit ici entre la race définie comme "tribu" et l’espace défini comme "milieu". Une tribu dans le désert, au lieu d’un sujet universel sous l’horizon de l’Etre englobant.

On voit bien les dangers qui coexistent avec cette entreprise, comme si chaque création se confrontaient à une infamie possible. Car comment faire pour que le thème d’une race ne tourne pas en racisme, en fascisme ou en micro-fascismes ? La tribu-race n’existe qu’au niveau d’une race opprimée, et au nom d’une oppression qu’elle subit : il n’y a de race qu’inférieure, minoritaire, il n’y a pas de race dominante,, une race ne se définit pas par sa pureté, mais au contraire par l’impureté qu’un système de domination lui confère. Bâtard et sang-mêlé sont les vrais noms de la race. Et de même que la race n’est pas à retrouver : elle n’existe que par la constitution d’une tribu qui le peuple et le parcourt. C’est toute la pensée qui est un devenir, au lieu d’être l’attribut d’un Sujet et la représentation d’un Tout.


Gilles Deleuze et Félix Guattari

(texte intégral ici : http://lesilencequiparle.unblog.fr/2009/02/23/y-a-t-il-moyen-de-soustraire-la-pensee-au-modele-detat-gilles-deleuze-felix-guattari/)


                                                  ***

Cher Médiapart,

Vous vous étonnez que le peuple hésite en entendant Zemmour. Vous voilà sidérés et incapables de mots. Ça ne peut pas être ainsi, vous dites-vous. Sauf que ça l'est. La dictature n'a certes peut-être pas commencé avec le covid, forcément qu'elle était dans les cartons, mais il se trouve que c'est bien à ce moment qu'elle s'est exprimée au grand jour, qu'elle a pris ses aises.

Ça a commencé quand plus personne n'a paru choqué que l'état mente sans cesse à propos de tout. Les masques, les tests, bien sûr. Mais bien au delà, l'interdiction de soins : l'injonction faite aux hommes de les empêcher d'essayer quoi que ce soit... plutôt que rien. Alors que rien ne semblait à l'époque avoir prise sur le virus.

La dictature a commencé quand l'état a décidé que l'homme n'avait pas à renâcler quand on lui signifiait qu'il ne pouvait se prévaloir d'aucune maîtrise sur son destin. Quand on l'a dépossédé de ce droit le plus fondamental qu'on appelait jadis la liberté.

Quoi ? Que dites-vous ? La science, la raison ? A ça aussi vous avez cru ? Ne voyez-vous pas qu'on vous a roulé dans la farine : qu'il était incohérent qu'un consensus scientifique vante l'absolu de l'Evidence Based Medecine alors que lui-même disait ne rien connaître du covid, qu'il ait interdit tout traitement sous prétexte donc qu'il n'y avait pas d'essais randomisés ? N'avez-vous toujours pas compris que de tels essais ne pouvaient concerner justement qu'une maladie connue, pour laquelle on peut définir des critères précis, par exemple être au moins capable de savoir que les diabétiques se devaient d'être répartis équitablement dans les groupes-témoins pour ne pas conclure n'importe quoi ? Alors, vous saviez ou pas ? La science, c'est pas un consensus auquel il est question de croire ou pas. On croit pas à la science, c'est pas le sujet.

Vous n'avez rien vu, rien compris. Vous n'avez en tous cas rien voulu voir, malgré l'énormité des incohérences quotidiennes, alors qu'elles sautaient aux yeux de tant d'entre nous. Vous aviez tellement envie de revenir à votre petit confort, à cette place du justicier que vous avez investi sans vergogne, à cette conscience morale à partir de laquelle vous vous autorisez à juger de tout, et à l'exprimer haut et fort au nom de la chère liberté d'expression. Comme c'est facile ! Un tel ronronnement vous aurait fait rater la révolution il y a deux siècles. Et aujourd'hui vous avez raté la dictature démocratique, par inadvertance, peut-être par lâcheté.

A l'instar de ceux que vous dénoncez, vous vous êtes vite réfugiés dans l'après-crise, forcément le cauchemar s'éteindrait bien un jour. Il suffisait d'attendre. Puisque finalement c'était pas la peste. Et aujourd'hui, perdus dans les inévitables conséquences de vos choix, vous en êtes à vanter à marche forcée un "vaccin pour tous" qui pour l'Omicron, ne fonctionne pas, n'a aucun intérêt en mettant les choses au mieux. Et ce pour la seule raison de ne pas vous dédire. Vous avez perdu le sens des priorités, comme l'ensemble de la presse, en ne répercutant plus depuis deux ans qu'une information verticale.

Comme l'ensemble de la presse, vous avez étroitement contribué, oserais-je le mot : collaboré, à cette machine infernale, en avalant toutes les couleuvres de Véran et sa clique, et ce sans jamais un regard en arrière pour imaginer les conséquences d'un consensus médiatique jamais vu (sauf en temps de guerre) au sein de la presse.

En toute irresponsabilité.

Alors oui, le petit bonhomme avait parlé de guerre. Il vous aurait convaincu, vraiment ? Quant à votre fameuse indépendance, elle ne vous a pas empêché de censurer ce qui déplaisait aux injonctions de l'Elysée, pour un mot de travers, pour une précaution de langage insuffisamment prise, et ce au sein de blogs dont depuis le début, vous vous prévalez de n'être aucunement responsables.

De par votre faute, certes partagée, la liberté d'expression n'est plus qu'un privilège réservé à la seule presse, et non plus un droit de l'homme dédié à l'usage des citoyens.

                                                  ***

En conclusion, je me permets de reprendre ici les conclusions d'un billet qui s'intitule dictature démocratique et qu'on peut trouver ici : https://blogs.mediapart.fr/aldo-b/blog/210721/dictature-democratique.

Le risque serait-il de se retrouver face aux questions que pose une civilisation toute entière occupée à juger, à savoir ; une culture où chacun se prétend comme en droit d'avoir une opinion sur tout. Aussi quel est donc ce vice que de vouloir juger de tout ? La question est certes délicate à résoudre, mais une autre se profile en même temps : jusqu'où cette dinguerie peut-elle nous mener ? Et cette fois y répondre est simple depuis le covid : jusqu'à une dictature de la pensée unique, collective, soit l'endroit précis où une dictature démocratique devient possible.

Et l'on voit bien que le problème n'est plus du tout dans les vieilles images qu'on nous agite sous le nez. Le pas de l'oie n'est plus l'apanage d'une armée fanatisée qui devrait nous hanter pour toujours, mais est rythmé par des petits bouts de certitude dans la tête de chacun. Ce n'est plus à d'abominables SS qu'on risque d'avoir à faire face, mais à de braves gens qui ne comprennent tout simplement pas qu'on pense autrement qu'eux. Les récalcitrants ne seront plus d'affreux êtres immoraux mais de simples réfractaires au "bon sens populaire". Car la vraie condition d'acceptabilité des mots d'ordres est qu'ils soient perçus comme "de bon sens".

Le "bon sens" est traditionnellement attribué au peuple, il a toujours été l'arbitre ultime de l'air du temps, celui censé sonner le tocsin quand les choses vont trop loin, quand on atteint les limites à ne pas dépasser, quand "ça se voit". C'est dire que les autorités s'en méfient. Aussi le politique semble agir aujourd'hui pour récupérer le bon sens à son profit, afin de pouvoir désormais le dicter au peuple.

Ne nous y trompons pas, quand on nous parle de science, c'est bien le bon sens qu'on nous agite sous le nez, c'est bien au nom du bon sens qu'on met la science en exergue, qu'on se sert d'elle, et l'on se sert d'elle parce qu'elle a une image incontestable : sûr que le la science, le peuple n'a pas les moyens de la remettre en question ! Le bon sens, c'est donc croire à la science : voilà ce qu'on nous dit. Ne reste alors plus qu'à jouer avec les mots pour faire entendre raison aux gens. Les mots ont un sens, oui en effet. Sauf que là, il n'est plus question que de mots d'ordres : oui monsieur Macron, vos mots d'ordres, hélas, ont un sens.

Mais vous n'en avez pas pour autant fini avec les mots.

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Bienvenue dans le Club de Mediapart

Tout·e abonné·e à Mediapart dispose d’un blog et peut exercer sa liberté d’expression dans le respect de notre charte de participation.

Les textes ne sont ni validés, ni modérés en amont de leur publication.

Voir notre charte

À la Une de Mediapart

Journal — Proche-Orient
« L’Asphyxie », chronique de la descente aux enfers de Raqqa, devenue capitale de Daech
Le tribunal administratif de Nantes doit examiner mercredi 5 octobre un recours déposé par les avocats de notre collaborateur, le journaliste syrien Hussam Hammoud, contre le refus de visa humanitaire qui lui permettrait de partir de Turquie, où il vit sous la menace de l’État islamique. Mediapart publie les bonnes feuilles de son livre, coécrit avec Céline Martelet et publié mercredi.
par La rédaction de Mediapart
Journal — Livres
« La Syrie a été un terrain d’expérimentation politique et militaire pour Poutine »
L’attention médiatique s’est détournée de la guerre en Syrie, où depuis 2015, le soutien russe à Bachar al-Assad a permis au dictateur syrien de se maintenir au pouvoir. Un ouvrage collectif veut lutter contre l’oubli et le négationnisme alors qu’un autre conflit ravage l’Europe. 
par François Bougon
Journal
Éducation : le « droit au mentorat », nouveau dada libéral du gouvernement
L’exécutif a lancé un grand plan « mentorat », doté de 30 millions d’euros, afin que 200 000 jeunes soient suivis en 2022 par des cadres d’entreprises. Si les associations impliquées se félicitent des premiers résultats, certains observateurs s’inquiètent de cette « orientation politique qui conçoit la société comme une addition d’individus responsables ».
par Sarah Nafti
Journal — Finances publiques
Budget 2023 : les communes tentent de résoudre une équation financière insoluble
Étouffées financièrement par l’inflation et peu aidées par l’État, les mairies se demandent si elles pourront boucler leur prochain budget sans avoir à fermer des services publics.
par Mathias Thépot

La sélection du Club

Billet de blog
Ouvrir les yeux sur le fascisme qui vient
Un peu partout, « la loi et l’ordre » s’imposent, sous une forme directement inspirée des années 40 comme Italie, ou de façon plus insidieuse, comme chez nous. De L’écofascisme au post-fascisme en passant par l’autoritarisme policier ultra-libéral, c’est cinquante nuances de brun. Et il va falloir commencer à sérieusement s’en inquiéter, si on ne veut pas voir nos gosses grandir au son des bottes.
par Mačko Dràgàn
Billet de blog
Après les élections, vers le post-fascisme
Aujourd'hui, en Italie, l'institutionnalisation du fascisme va porter l'agression raciste et patriarcale à un niveau supérieur. Avec cette combinaison du fascisme et de la technocratie, le gouvernement Meloni ne sera probablement pas simplement un gouvernement Draghi plus raciste. Nous verrons dans quelle mesure les alliances internationales, l'Union européenne et la Présidence de la République pourront limiter et contenir les dégâts. 
par Bruno Montesano
Billet de blog
L'Italie post-fasciste : en marche vers le passé
La victoire du post-fascisme, déflagration annoncée, menace nos systèmes démocratiques imparfaits et l'Europe qui subit une guerre de conquête et un bouleversement interne avec ces extrêmes-droites qui accèdent au pouvoir. Faut-il attendre les catastrophes pour crier ? La remise en cause de vieux réflexes ne demandent-elles pas une actualisation pour agir sur notre époque sans se renier ?
par Georges-André
Billet de blog
La grande nostalgie
Les nostalgiques de l'ère fasciste s'en donnent à cœur joie pour ressortir les reliques de l'époque. Dimanche matin à Porta Portese, le plus grand marché aux puces de la capitale, j'ai trouvé un choix impressionnant de memorabilia de l'ère Mussolini.
par D Magada