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Billet de blog 3 janvier 2026

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L'HISTOIRE SE RÉPÈTE - INVASION DU PANAMA

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L'HISTOIRE SE RÉPÈTE - INVASION DU PANAMA

1990 - INTERVENTION DEVANT LA COMMISSION DES DROITS DE L'HOMME DES NATIONS UNIES- E/CN.4/1990/SR.10

TEITELBAUM (Association américaine des juristes) déclare que le continent américain vient d'assister à une violation flagrante duprincipe de non-intervention et du respect du droit à l'autodétermination, avec l'invasion de la République du Panama par les États-Unis. Les motifs invoqués par le gouvernement américain pour justifier l'invasion ne résistent pas à la moindre analyse. Il serait très naïf de croire que les troupes américaines ont envahi le Panama pourmettre fin au trafic de drogue en capturant Noriega et pour rétablir la démocratie, si ce n'était pas un chapitre de plus dans la longue histoire des interventions répétées des États-Unis contre les peuples d'Amérique latine et des Caraïbes. Ces interventions sont plus d'une centaine, depuis l'annexion de la moitié du territoire mexicain en 1848 jusqu'à l'invasion de la Grenade en 1983,en passant par de multiples interventions en Haïti, au Nicaragua, au Guatemala, enRépublique dominicaine, au Honduras, au Salvador, à Cuba, au Panama, au Mexique et au Chili. Le prétexte a toujours été le même, à savoir protéger la vie et lapropriété des citoyens américains, et les conséquences ont toujours été néfastes pour le respect des droits humains dans les pays agressés. L'invasion du Panama a un objectif bien précis : ignorer ou renégocier avec un gouvernement panaméen docile les traités Torrijos-Carterde 1977, afin de prolonger la présence militaire américaine au Panama au-delà de l'an 2000.Pendant longtemps, la militarisation de la zone du canal a été justifiée par la nécessité de défendre la voie maritime en cas de guerre. Mais il suffit de jeter un coup d'œil à la carte de la région pour comprendre que les bases militaires des États-Unis au Panama, les unités mobiles de leur 8earmée, ses forces spéciales entraînées aux activités de contre-insurrection, ses conseillers et instructeurs et ses systèmes électroniques sophistiqués constituent le pivot opérationnel de l'ingérence américaine dans toute l'Amérique latine et les Caraïbes, et servent à attiser les conflits régionaux, appelés guerres limitées ou conflits de faible intensité.

L'Association américaine des juristes soutient fermement le devoir d'intervention de la communauté internationale dans le cadre de la Charte des Nations Unies et des déclarations, pactes et traités internationaux,lorsque les droits de l'homme ou les droits des peuples sont violés dans un pays,mais elle rejette avec la même fermeté l'ingérence unilatérale de tout pays, même au nom de la démocratie ou de la lutte contre le trafic de drogue,car il s'agit en réalité d'une politique du grand bâton sous d'autres apparences qui ne parviennent pas à dissimuler sa véritable nature. Il soutient également que les notions de souveraineté populaire et de souveraineté nationale ne peuvent être dissociées et qu'ellesfont toutes deux partie du droit à l'autodétermination des peuples.Prétendre qu'une armée d'occupation étrangère, qui ne parle même pas la langue du pays occupé, puisse être le garant du rétablissement de lalibre détermination populaire est un défi au bon sens et à l'expérience historique des peuples latino-américains. L'invasion du Panama a entraîné la destruction quasi totale d'un quartier populaire,  El Chorillo, de 80 pâtés de maisons, sous les bombes et les roquettes de l'aviation américaine, avec un nombre élevé de victimes civiles. Les troupes d'occupation ont arrêté illégalement plusieurs milliers de personnes, civils et militaires, ont procédé à des perquisitions brutales dans des domiciles privés et des locaux syndicaux, ont envahi la résidence de l'ambassadeur du Nicaragua et ont exercé une pression incessante sur la Nonciature apostolique du Vatican pour obtenir la remise de Noriega.Le droit d'intervention, dont la légitimité est douteuse, que se sont réservé les États-Unis dans les amendements introduits par le Sénat américain aux traités Torrijos-Carter, se limite aux cas où le fonctionnement normal du canal est menacé, ce qui n'était manifestement pas le cas. L'invasion du Panama constitue une violation flagrante du préambule et de l'article 1 de la Charte des Nations Unies, ainsi que de l'article premier des deux pactes relatifs aux droits de l'homme qui, bien qu'ils n'aient pas été ratifiés parles États-Unis, font partie du noyau intangible des droitsobligatoires pour tous les États. Les actes commis par l'arméeaméricaine d'occupation constituent des violations du paragraphe 1 de l'article 14 de la Déclaration universelle des droits de l'homme, qui consacre le droit d'asile, ainsi que des Conventions américaines sur l'asile de 1928, 1933 etde 1954, auxquelles les États-Unis n'ont pas adhéré, mais qui régissent  du paragraphe 1 de l'article 14 de la Déclaration universelle des droits de l'homme, qui consacre le droit d'asile, ainsi que des Conventions américaines sur l'asile de 1928, 1933 et1954, auxquelles les États-Unis n'ont pas adhéré, mais qui s'appliquent sur le territoire de la République du Panama, pays signataire des troisconventions. L'armée d'occupation a également violé la Convention deVienne sur les relations diplomatiques, ratifiée par le Panama en 1963 et par États-Unis en 1972, en particulier les articles relatifs à la liberté de  circulation des agents diplomatiques et à l'inviolabilité de la personne et de la résidence des diplomates.Pour toutes les raisons exposées ci-dessus, l'Association américaine des juristes se permet de suggérer à la Commission des droits de l'homme, à l'instar de l'Organisation des États américains, de l'Assemblée générale des Nations Unies et le Parlement européen, condamne l'invasion du Panama et les autres actions commises en violation du droit international par les troupes d'occupation, invite le gouvernement des États-Unis à retirer immédiatement l'armée d'occupation et à indemniser l'État et le peuple panaméens, et de désigner un groupe de membres de la Commission pour enquêtersur le terrain sur la situation des droits de l'homme dans ce pays.----------------

LA HISTORIA SE REPITE -INVASION DE PANAMÁ

1990- INTERVENCIÓN ANTE LA COMISION DE DERECHOS HUMANOS DE LAS NACIONES UNIDAS

E/CN.4/1990/SR.10

El Sr. TEITELBAUM (Asociacion Americana de J u r i s t a s ) declara que en e l

continente americano se acaba de a s i s t i r  a l a violacion flagrante d el

p r i n c i p i o de  no intervencion y del respeto del derecho a l a l i b r e

determinacion, con l a invasion de l a Republica de Panama por los

Estados Unidos. Los motivos invocados por e l Gobierno de los Estados Unidos

para j u s t i f i c a r l a invasion no resisten e l menor analisis. Seria xma gran

ingenuidad creerse que las tropas norteamericanas invadieron Panama para

acabar con e l narcotrafico mediante l a captura de Noriega y para restablecer

l a democracia, s i este no fuera tin capitulo mas de una larga h i s t o r i a de

reiteradas intervenciones norteamericanas contra los pueblos de America Latina

y e l Caribe. Tales intervenciones superan e l centenar, desde l a anexion de l a

mitad del t e r r i t o r i o mexicano en 1848, hasta l a invasion a Granada en 1983,

pasando por multiples intervenciones en Haiti, Nicaragua, Guatemala, l a

Republica Dominicana, Honduras, E l Salvador, Cuba, Panama, Mexico y Chile.

E l pretexto siempre ha sido e l mismo, es d e c i r , proteger l a v i d a y l a

propiedad de ciudadanos norteamericanos, y las consecuencias siempre han sido

nefastas para l a vigencia de los derechos humanos en los paises agredidos.

La invasion a Panama tiene un objetivo bien preciso: desconocer o

renegociar con un Gobierno panameno docil los tratados Torrijos-Carter

de 1977, a f i n de prolongar l a presencia m i l i t a r norteamericana en Panama mas

alla del ano 2000.

Durante mucho tiempo se ha explicado l a militarizacion de l a zona d el

Canal por l a necesidad de defender l a via maritima en caso de guerra. Pero

basta echar una mirada al mapa de l a region para comprender que las bases

m i l i t a r e s de los Estados Unidos en Panama, y l a s unidades moviles de su Octavo

Ejercito, sus fuerzas especiales entrenadas en las actividades de

contrainsurgencia, sus asesores e instructores y sus s o f i s t i c a d o s sistemas

electronicos, constituyen e l pivote operacional de l a i n j e r e n c ia

norteamericana en toda America Latina y e l Caribe, y sirven para a t i z a r l o s

c o n f l i c t o s regionales, llamadas guerras limitadas o c o n f l i c t o s de baja

intensidad.

La Asociacion Americana de J u r i s t a s sostiene firmemente e l deber de

intervencion de l a comunidad internacional en e l marco de l a Carta de las

Naciones Unidas, y de l a s declaraciones, pactos y tratados internacionales,

cuando en algun pais se v i o l a n los derechos humanos o los derechos de los

pueblos, pero rechaza con i g u a l firmeza l a i n j e r e n c i a u n i l a t e r a l de cualquier

pais, aun en nombre de l a democracia o de l a lucha contra e l narcotrafico,

pues en los hechos es l a politica del gran garrote con otras vestiduras que no

logran disimular su verdadera naturaleza. Tambien sostiene que las nociones

de soberania popular y de soberania nacional no pueden escindirse y que ambas

forman parte del derecho a l a l i b r e determinacion de los pueblos.

Pretender que un ejercito de ocupacion extranjero, que n i s i q u i e r a habla

l a lengua del pais ocupado, pueda ser e l garante del restablecimiento de l a

l i b r e determinacion popular es un desafio a l sentido comun y a l a experiencia

historica de los pueblos latinoamericanos. La invasion de Panama ha dejado

como saldo l a c a s i t o t a l destruccion de im b a r r i o popular de 80 manzanas.

E l C h o r r i l l o , bajo las bombas y los cohetes de l a aviacion estadounidense, con

un elevado numero de victimas c i v i l e s . Las tropas de ocupacion detuvieron

ilegalmente a varios miles de personas, c i v i l e s y m i l i t a r e s , hicieron brutales

registros de domicilios particulares y de locales s i n d i c a l e s , invadieron l a

residencia del Embajador nicaraguense y ejercieron una en irme presion sobre l a

Nunciatura Apostolica Vaticana para lograr l a entrega de Noriega.

El derecho de intervencion, de dudosa legitimidad, que se ha reservado

los Estados Unidos en l a s enmiendas introducidas por e l Senado estadounidense

a los tratados Torrijos-Carter, se l i m i t a a los casos en que e l normal

funcionamiento del canal este en p e l i g r o , cosa que evidentemente no habia

ocurrido. La invasion de Panama constituye una c l a r a violacion del preambulo

y a l articulo 1 de l a Carta de las Naciones Unidas, y del articulo primero de

los dos pactos de derechos humanos que, axmque no hayan sido r a t i f i c a d o s por

los Estados Unidos, forman parte del nucleo intangible de derechos

obligatorios para todos los Estados. Los actos cometidos por e l ejercito

estadounidense de ocupacion son violaciones del parrafo 1 del articulo 14 de

l a Declaracion Universal de Derechos Humanos, que consagra e l derecho de

a s i l o , asi como de las Convenciones americanas sobre a s i l o de 1928, de 1933 y

de 1954 que no suscribieron los Estados Unidos, pero que rigen en e l

t e r r i t o r i o de l a Republica de Panama, pais signatario de las tres

Convenciones. El ejercito de ocupacion tambien transgredio l a Convencion de

Viena sobre Relaciones Diplomaticas, r a t i f i c a d a por Panama en 1963 y por

Estados Unidos en 1972, particularmente l o s articulos sobre l a l i b e r t a d de

movimiento de los agentes diplomaticos, y sobre l a i n v i o l a b i l i d a d de l a

persona y l a residencia de los diplomaticos.

Por todo l o expuesto, l a Asociacion Americana de J u r i s t a s se permite

sugerir a l a Comision de Derechos Humanos que, t a l como l o han hecho l a

Organizacion de los Estados Americanos, l a Asamblea General de las

Naciones Unidas y e l Parlamento Europeo, condene l a invasion a Panama y l as

demas acciones cometidas en violacion del derecho internacional por l a s tropas

de ocupacion, i n v i t e a l Gobierno de los Estados Unidos a r e t i r ar

inmediatamente e l ejercito de ocupacion y a indemnizar a l Estado y a l pueblo

panamenos y, designe un grupo de miembros de l a Comision para que investigue

sobre e l terreno l a situacion de los derechos humanos en ese pais.----------------

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