aleteitelbaum
retraité
Abonné·e de Mediapart

73 Billets

0 Édition

Billet de blog 22 janv. 2022

ÉPIDÉMIES, PANDÉMIES, ENDÉMIES.

ÉPIDÉMIES, PANDÉMIES, ENDÉMIES.Les combattre doit être un service public, c'est-à-dire non soumis aux lois du marché et du profit capitaliste.

aleteitelbaum
retraité
Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

ÉPIDÉMIES, PANDÉMIES, ENDÉMIES.

Les combattre doit être un service public, c'est-à-dire non soumis aux lois du marché et du profit capitaliste.

I. Les ÉPIDÉMIES, PANDÉMIES et ENDÉMIES constituent un problème de santé de première grandeur et, pour les combattre efficacement, il est nécessaire non seulement de prendre les mesures immédiates que la connaissance et l'expérience indiquent comme les plus appropriées, mais encore de les aborder globalement dans leurs multiples aspects, étroitement liés entre eux, qui comprennent la recherche biologique, épidémiologique et historique (expériences antérieures et perspectives en vue de perfectionner la prévention), l'enquête statistique, l'étude des facteurs conditionnants économiques, écologiques, sociaux et culturels et l'adaptation préventive spécialisée du personnel sanitaire et des infrastructures hospitalières.

II. Glossaire.

Flambée épidémique. Classification utilisée en épidémiologie pour désigner l'apparition soudaine d'une maladie infectieuse dans un lieu et à un moment précis.

Épidémie. Une épidémie est une maladie qui se propage rapidement et activement de sorte que le nombre de cas augmente de manière significative, bien qu'elle reste dans une zone géographique spécifique.

Pandémie. Une maladie qui touche plus d'un continent, les cas de chaque pays étant importés et transmis localement.

Endémie. La présence constante d'une maladie dans une zone géographique ou un groupe de population, bien qu'elle puisse également se référer à une prévalence chroniquement élevée d'une maladie dans cette zone ou ce groupe. Pour cela, deux critères doivent être réunis simultanément : la permanence de la maladie dans le temps et l'implication d'une région ou d'un groupe de population clairement défini.

Maladies émergentes ou réémergentes. En 2006, l'Organisation mondiale de la Santé animale (OIE - Office international des épizooties) a défini les maladies émergentes comme de nouvelles infections causées par l'évolution ou la modification d'un agent pathogène ou d'un parasite existant. Le nouveau caractère de l'infection entraîne alors un changement d'hôte, de voisin, de pathogénicité ou de maladie.

III. Les zoonoses sont des maladies et des infections dont les agents sont transmis des animaux aux humains et vice-versa.

L'étude des zoonoses est principalement motivée dans le premier cas, lorsque l'animal joue un rôle dans la transmission de l'agent pathogène d'une maladie affectant la santé humaine. 3) Les maladies communes à l'homme et à certains animaux, sans transmission inter-espèces, ne relèvent pas des zoonoses.

L'importance sanitaire des zoonoses ne cesse de croître et environ 75 % des maladies humaines émergentes sont des zoonoses. En outre, certaines de ces zoonoses sont des maladies professionnelles, touchant par exemple les apiculteurs, les taxidermistes, les agriculteurs, les pépiniéristes, les vétérinaires, les forestiers, etc.

Historiquement, la transmission d'agents infectieux de l'animal à l'homme a connu une première vague importante lors de la sédentarisation d'une partie de l'espèce humaine et de la domestication des animaux qui s'est ensuivi. Une deuxième vague s'est produite à l'époque contemporaine, suite à plusieurs bouleversements récents : Intensification de l'élevage en zone périurbaine favorisant la dissémination massive d'agents pathogènes , l'apparition de variants  et de souches antibiorésistantes ; augmentation de la population et des besoins alimentaires, notamment en protéines animales, avec un fort développement des marchés d'animaux vivants ; mondialisation des échanges humains et animaux ; changement climatique ; impact des activités humaines sur les milieux naturels : la déforestation, la transformation de terres vierges en terres arables, qui ont fait perdre à de nombreuses espèces animales leur habitat naturel loin de l'homme et qui, comme porteurs immuns de virus, entrent en contact avec l'homme, vulnérable à ces virus, etc.

Et aussi les maladies zoonotiques attribuées à la fuite de virus transmis par les animaux dans les laboratoires.

Parmi les zoonoses les plus graves et les plus répandues, depuis la mal nommée grippe espagnole de 1918 (Teitelbaum, Una hipótesis sobre el origen de la gripe porcina https://centroschilenos.blogia.com/2009/052202-una-hip-tesis-sobre-el-origen-de-la-gripe-porcina.php . Diario El País- La gripe injustement apodada gripe española  de 1918 https://elpais.com/elpais/2020/03/29/hechos/1585471712_168131.html-)

On peut citer : Ebola ; Hépatite virale A ; Syndrome respiratoire aigu sévère, Covid-19. Des hypothèses scientifiques sur la nature zoonotique du SIDA ont été émises, mais sans confirmation définitive.

IV. L'énorme vitesse de propagation du variant Omicron à l'échelle mondiale pose à nouveau la question de la suspension des brevets afin de mettre les vaccins à la disposition des habitants des pays pauvres qui les ont reçus à un taux dix à vingt fois inférieur à celui de la population des pays riches.

Il est faux de dire que les grands laboratoires ont besoin des profits astronomiques qu'ils reçoivent pour pouvoir continuer leurs recherches. 

-Les dépenses des laboratoires en recherches  en pourcentage du chiffre d'affaires : en 2015, il était de 20% et est passé à 17,1% en 2022 (https://aapmra.com/informes/20-01-10_observatorio-de-medicamentos-y-salud-colectiva.pdf). Page 15.

-Pfizer a vu ses bénéfices exploser de plus de 120 % de janvier à septembre de 2021, ces derniers passant de 8,3 milliards de dollars en 2020 à près de 18,6 milliards en 2021.

(https://fr.statista.com/infographie/24861/profits-entreprises-pharmaceutiques-benefices-nets-fabricants-vaccins-covid-19/)

-Une étude révèle que 97% de l'investissement pour développer le vaccin d'AstraZeneca était public (https://elpais.com/sociedad/2021-04-16/un-estudio-revela-que-el-97-de-la-inversion-para-desarrollar-la-vacuna-de-astrazeneca-fue-publica.html)

-Pfizer commence à investir ses bénéfices, dans le but de développer ses activités. Après le succès de son vaccin Covid-19, Pfizer commence à définir le type d'investissements qu'il réalisera avec les recettes. Le 15/12/2021, Pfizer a acquis Arena Pharmaceuticals pour 6,7 milliards de dollars. L'achat d'Arena correspond à l'intérêt de Pfizer pour l'etrasimod, un projet de traitement des maladies intestinales dans lequel certains voient un énorme potentiel de profit. Des données cruciales sont attendues cette année. Le plan de Pfizer est simple : donner la priorité aux acquisitions futures d'actifs prometteurs susceptibles de générer des revenus dans la seconde moitié de la décennie.

 Avec les ressources actuelles de l'entreprise, elle prévoit de réaliser cette année une série de fusions et d'acquisitions qui porteraient le chiffre d'affaires à 101,3 milliards de dollars, grâce notamment à la vente de Comirnaty (injection) et de Paxlovid (pilule) pour Covid-19. Les prévisions de ventes du vaccin Covid de Pfizer pour 2022 s'élèvent à 29,7 milliards de dollars (https://consultorsalud.com/pfizer-empieza-a-invertir-las-ganancias/).

La théorie du ruissellement, selon laquelle les gros bénéfices des riches profitent également aux pauvres, est également vérifiée. Avec cette variante : l'effet des gros profits des riches est de rendre les riches plus riches et les pauvres plus pauvres.

Le 17 janvier, OXFAM France a publié un communiqué contenant les informations suivantes :

La fortune des milliardaires du monde entier a davantage augmenté en 19 mois de pandémie qu'au cours de la dernière décennie. Il s'agit de la plus forte augmentation depuis que ce type de données est collecté. Depuis la pandémie, le monde compte un nouveau milliardaire toutes les 26 heures, tandis que 160 millions de personnes sont jetées dans la pauvreté.En France, de mars 2020 à octobre 2021, la richesse des milliardaires français a augmenté de 86 %.Avec 236 milliards d'euros supplémentaires en 19 mois de la part des milliardaires français, on pourrait quadrupler le budget des hôpitaux publics ou distribuer 3500 euros à chaque Français.Les cinq personnes les plus riches de France ont doublé leur fortune depuis le début de la pandémie. En mars 2020, ils possédaient 165 milliards d'euros et en octobre 2021, 338 milliards d'euros, soit une augmentation de 173 milliards d'euros en un an et demi.  Ils possèdent à eux seuls jusqu'à 40% des personnes les plus pauvres en France.Sept millions de personnes ont besoin d'une aide alimentaire pour vivre, soit 10% de la population française, et 4 millions de personnes supplémentaires sont vulnérables à cause de la crise (https://www.oxfamfrance.org/communiques-de-presse/la-fortune-des-milliardaires-a-davantage-augmente-depuis-le-debut-de-la-pandemie-quen-une-decennie/).

Cela a été rendu possible par les politiques des gouvernements des grandes puissances et des dirigeants de diverses organisations internationales (Commission européenne, OMC et autres), qui ont agi de concert avec les Big Pharma, composant une sorte de mafia mondiale.

Outre le fait (Voir : New York Times du 28 janvier 2021. En anglais : https://www.nytimes.com/2021/01/28/world/europe/vaccine-secret-contracts-prices.html.En espagnol : https://www.nytimes.com/es/2021/02/01/espanol/vacunas-secretos.html) que les fabricants de médicaments ont la garantie qu'une grande partie des accords ne seront pas divulgués, la propriété des brevets et la marge de manœuvre sur les dates de livraison et les prix.Les contrats contiennent des clauses de non-responsabilité si leurs vaccins ne fonctionnent pas ou provoquent des effets secondaires graves. Les négociateurs européens ont refusé d'accepter cet clause. Lorsque des membres du Parlement européen se sont réunis pour lire le premier contrat d'achat de vaccins accessible au public, ils ont remarqué que plusieurs éléments manquaient, notamment :Le prix par dose, le calendrier de livraison et l'argent payé d'avance. Les gouvernements ont dépensé des milliards de dollars pour aider les entreprises pharmaceutiques à développer des vaccins et en dépensent encore des milliards pour acheter les doses. En bref, les citoyens, par l'intermédiaire de l'État, financent la recherche et la fabrication des vaccins et, également par l'intermédiaire de l'État, paient le prix de détail pour avoir accès aux vaccins.  Mais la plupart des détails des accords avec ces entreprises restent secrets (NYT, 28/1/2021). C'est-à-dire totalement inconnus du citoyen ordinaire, qui est ainsi privé du droit fondamental d'être correctement informé de la gestion gouvernementale.

V. Le 27 novembre 2000, le Comité du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels a organisé un débat sur le droit à la propriété intellectuelle en tant que droit humain, auquel nous avons participé. Nous y avons proposé deux choses :

1) Que le Comité fasse une distinction claire entre ce droit en tant que droit humain, d'une part, lorsqu'il s'agit du droit intellectuel de la personne qui est l'auteur de l'invention ou de la création, et en tant que droit de propriété, d'autre part, lorsqu'il s'agit de la propriété d'un brevet, détenu par exemple par une entreprise ; et

2) Que le Comité recommande que, dans toutes les questions relatives à la propriété intellectuelle, en particulier en ce qui concerne l'interprétation de l'Accord de l'Organisation mondiale du commerce sur les aspects des droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce (ADPIC) et le règlement des différends dans le cadre de cet accord, la primauté des droits humain et de l'intérêt public soit reconnue.

En 2001, nous avons soumis un document à la Sous-commission des droits de l'homme des Nations unies , dans lequel nous écrivions, entre autres, qu'il était nécessaire de :

1) Établir une distinction claire dans ce droit (à la propriété intellectuelle) : d'une part en tant que droit humain et d'autre part en tant que droit de propriété. 2) Reconnaître la primauté des droits humains et de l'intérêt général, notamment en ce qui concerne l'interprétation de l'accord de Marrakech sur les aspects commerciaux de la propriété intellectuelle et le règlement des différends dans le cadre de cet accord. (https://www.cetim.ch/la-propiedad-intelectual-como-derecho-humano/).

Par la suite, le Comité des droits économiques, sociaux et culturels a publié une déclaration disant : "Alors que les droits de propriété intellectuelle sont attribuables et limités dans leur portée et leur durée et susceptibles d'être compromis, modifiés et même abandonnés, les droits de l'homme sont éternels et constituent l'expression d'une revendication fondamentale de la personne humaine. Alors que les droits de l'homme visent à assurer un degré satisfaisant de bien-être humain et social, les régimes de propriété intellectuelle - tout en assurant traditionnellement la protection des auteurs et des créateurs individuels - sont de plus en plus axés sur la protection des intérêts et des investissements commerciaux et des entreprises" (Comité des droits économiques, sociaux et culturels, Droits de l'homme et questions de propriété intellectuelle. Déclaration du Comité. Nations Unies (E/C.12/2001/15) 14/12/2001, par. 6).

En novembre 2005, le même Comité a adopté l'Observation générale n° 17 sur le droit d'auteur, dans laquelle il a réaffirmé que le paragraphe 1 de l'article 15 du Pacte relatif aux droits économiques, sociaux et culturels protège les intérêts moraux et matériels de l'auteur ou des auteurs, qui ne coïncident pas nécessairement avec les intérêts et les investissements des sociétés, protégés en tant que propriété intellectuelle dans les lois nationales et les traités internationaux (https://conf-dts1.unog.ch/1%20spa/tradutek/derechos_hum_base/cescr/00_1_obs_grales_cte%20dchos%20ec%20soc%20cult.html#GEN17)

De nombreuses personnes et institutions se battent depuis des décennies pour que les inventions et les découvertes visant à améliorer la qualité de vie, en particulier la santé des êtres humains, soient reconnues comme le patrimoine commun de l'humanité.

(Voir : Le rôle du système des brevets dans le transfert de technologie aux pays en développement - Nations Unies. TD/B/AC.11/19/Rev.1 - 1975.-En anglais : TD/B/ AC.11/19 - 23 avril 1974) ; Comercialización y mundialización de la atención de la salud: Lecciones de la investigación de UNRISD (Síntesis de investigación y política de UNRISD. https://www.unrisd.org/unrisd/website/document.nsf/(httpPublications)/7BEB7FE936A8AFADC125742F00391405?OpenDocument. 2008).

Mais le grand capital, avec son activité criminelle au profit exclusif des grands actionnaires et avec la complicité des dirigeants des grandes puissances et d'autres personnes et institutions fidèles serviteurs du système dominant, continue à dévaster la planète et à causer la mort de millions de personnes.

Ils tentent de dissimuler leur attitude criminelle en envoyant de minuscules quantités de vaccins aux pays pauvres, notamment des lots hors d'usage (https://www.bbc.com/mundo/noticias-internacional-59769957).

Il faut les obliger à cesser de tirer profit de la vente des vaccins et autres médicaments, qui doivent être mis dans le domaine public, ainsi que des technologies permettant de les produire.

Un exemple à suivre à l'échelle mondiale :

Martin Shkreli, l'ancien dirigeant d'une société pharmaceutique qui a ordonné une augmentation drastique du prix d'un médicament vital, a été banni à vie du secteur.

Le 14 janvier 2022, Denise L. Cote, juge en chef d'un district de New York, lui a ordonné de rembourser 64,6 millions de dollars US de bénéfices qu'il a réalisés en achetant un brevet sur un médicament, puis en augmentant considérablement son prix.

Le juge a décidé que les actions de Shkreli violaient les lois antitrust. M. Shkreli purge actuellement une peine de sept ans de prison pour avoir escroqué des investisseurs et utilisé à son profit les fonds d'une des sociétés qu'il a fondées. (https://www.bbc.com/mundo/noticias-60010895)-----------------------------------------------

Autres articles de l'auteur sur le même sujet :

MORIR POR WALL STREET

Coronavirus, clases sociales y cultura dominante https://blogs.mediapart.fr/aleteitelbaum/blog/200221/morir-por-wall-street

Anglais: TO DIE FOR WALL STREET CORONAVIRUS, SOCIAL CLASSES AND THE PREVAILING CULTURE https://www.jussemper.org/Resources/Economic%20Data/todieforwallstreet.html

VACUNAS ANTICOVID ¿SUSPENSION TEMPORARIA DE LOS BREVETS?

https://blogs.mediapart.fr/aleteitelbaum/blog/150521/vacunas-anticovid-suspension-temporaria-de-brevets

Anglais : ANTI COVID VACCINES — TEMPORARY SUSPENSION OF PATENTS?

https://www.jussemper.org/Resources/Democracy%20Best%20Practices/Resources/AlejandroTeitelbaum-COVID-19-PatentSuspension.pdf .  Il comprend un paragraphe sur la façon dont l'Organisation mondiale du commerce existe et fonctionne pour défendre les intérêts du pouvoir économique transnational.

THE PANDEMIC AS A MANIFESTO OF A GENERAL  CRISIS OF THE CAPITALIST  SYSTEM https://blogs.mediapart.fr/aleteitelbaum/blog/010821/pandemic-manifesto-general-crisis-capitalist-system

Espagnol: LA PANDEMIA COMO REVELADOR DE UNA CRISIS GENERAL Y PROLONGADA DEL SISTEMA CAPITALISTA— EL CASO DE FRANCIA https://www.jussemper.org/Inicio/Recursos/Info.%20econ/lapandemiacomoreveladordeu.html

Français: LA PANDEMIE COMME REVELATEUR ET ACCELERATEUR D'UNE CRISE GENERALE

https://blogs.mediapart.fr/aleteitelbaum/blog/060421/la-pandemie-comme-revelateur-et-accelerateur-dune-crise-generale

LOS TRATADOS BILATERALES DE LIBRE COMERCIO (1974)

https://www.isds.bilaterals.org/?el-alca-esta-entre-nosotros-los&lang=en

Bienvenue dans le Club de Mediapart

Tout·e abonné·e à Mediapart dispose d’un blog et peut exercer sa liberté d’expression dans le respect de notre charte de participation.

Les textes ne sont ni validés, ni modérés en amont de leur publication.

Voir notre charte

À la Une de Mediapart

Journal — Exécutif
Une seule surprise, Pap Ndiaye à l'Éducation
Après vingt-six jours d’attente, Emmanuel Macron a nommé les vingt-sept membres du premier gouvernement d’Élisabeth Borne. Un casting gouvernemental marqué par sa continuité et toujours ancré à droite. La nomination de l’historien Pap Ndiaye à l’Éducation nationale y fait presque figure d’anomalie.
par Ilyes Ramdani
Journal — Gauche(s)
Union de la gauche : un programme pour mettre fin au présidentialisme
Jean-Luc Mélenchon et ses alliés de gauche et écologistes ont présenté le 19 mai leur programme partagé pour les élections législatives, 650 mesures qui jettent les bases d’un hypothétique gouvernement, avec l’ambition de « revivifier le rôle du Parlement ». 
par Mathieu Dejean
Journal
Écologie politique : ce qui a changé en 2022
Les élections nationales ont mis à l’épreuve la stratégie d’autonomie des écologistes vis-à-vis de la « vieille gauche ». Quel dispositif pour la bifurcation écologique, comment convaincre l'électorat : un débat entre David Cormand, Maxime Combes et Claire Lejeune.  
par Mathieu Dejean et Fabien Escalona
Journal — France
À Romainville, un site industriel laissé à la spéculation par la Caisse des dépôts
Biocitech, site historique de l’industrie pharmaceutique, a été revendu avec une plus-value pharaonique dans des conditions étranges par un promoteur et la Caisse des dépôts. Et sans aucune concertation avec des élus locaux, qui avaient pourtant des projets de réindustrialisation. 
par Romaric Godin

La sélection du Club

Billet de blog
Marche contre Monsanto-Bayer : face au système agrochimique, cultivons un autre monde !
« Un autre monde est possible, et il est déjà en germe. » Afin de continuer le combat contre les multinationales de l’agrochimie « qui empoisonnent nos terres et nos corps », un ensemble d'activistes et d'associations appellent à une dixième marche contre Monsanto le samedi 21 mai 2022, « déterminé·es à promouvoir un autre modèle agricole et alimentaire, écologique, respectueux du vivant et juste socialement pour les paysan·nes et l'ensemble de la population ». 
par Les invités de Mediapart
Billet de blog
L'effondrement de l'écologie de marché
Pourquoi ce hiatus entre la prise de conscience (trop lente mais réelle tout de même) de la nécessité d’une transformation écologique du modèle productif et consumériste et la perte de vitesse de l’écologie politique façon EELV ?
par jmharribey
Billet de blog
Reculer les limites écologiques de la croissance… ou celles du déni ?
« À partir d’un exemple, vous montrerez que l’innovation peut aider à reculer les limites écologiques de la croissance ». L' Atécopol et Enseignant·es pour la planète analysent ce sujet du bac SES, qui montre l’inadéquation de l’enseignement des crises environnementales, et les biais de programmes empêchant de penser la sobriété et la sortie d’un modèle croissantiste et productiviste.
par Atelier d'Ecologie Politique de Toulouse
Billet de blog
Rapport Meadows 9 : la crise annoncée des matières premières
La fabrication de nos objets « high tech » nécessite de plus en plus de ressources minières rares, qu'il faudra extraire avec de moins en moins d'énergie disponible, comme nous l'a rappelé le précédent entretien avec Matthieu Auzanneau. Aujourd'hui, c'est Philippe Bihouix, un expert des questions minières, qui répond aux questions d'Audrey Boehly.
par Pierre Sassier