COMBIEN DE TEMPS ENCORE LES GÉNOCIDAIRES VONT-ILS NEUTRALISER LE CONSEIL DE SÉCURITÉ ?
Alejandro Teitelbaum
Le Conseil de sécurité - et aussi exceptionnellement l'Assemblée générale - peuvent adopter des résolutions qui prévoient l'intervention de forces armées, soit pacifiquement en tant que force d'interposition, soit par l'emploi actif de ces forces.
Cela a fonctionné lorsque les États-Unis ont été activement impliqués ou, du moins, ne s'y sont pas opposés.
EXEMPLES
Utilisation active des forces armées
La guerre du Golfe (2 août 1990-28 février 1991) est une guerre menée par une force de coalition de 34 pays sanctionnée par les Nations Unies, dirigée par les États-Unis, contre la République irakienne en réponse à l'invasion et à l'annexion de l'État du Koweït par l'Irak.
Dès que l'invasion du Koweït a été connue, le Conseil de sécurité de l'ONU a condamné cet acte dans une série de résolutions, tout comme la Ligue arabe. Ces décisions étaient les suivantes : la résolution n° 660, qui condamnait l'attaque et l'invasion irakiennes ; puis plusieurs autres, dont la résolution n° 661 du 6 août 1990, qui imposait des sanctions économiques ; la résolution n° 665 du 25 août sur l'embargo maritime ; la résolution n° 670 du 25 septembre sur le blocus aérien ; et enfin, la résolution n° 678 du 29 novembre autorisant l'usage de la force. Cette dernière exigeait que l'Irak quitte le Koweït avant le 15 janvier 1991. Si le délai passait sans réponse favorable, les pays participants pouvaient mettre en œuvre la résolution n° 660 et attaquer l'Irak.
En réponse à ces événements, le 16 janvier 1991, une coalition internationale de 34 pays dirigée par les États-Unis et mandatée par l'ONU a lancé une campagne militaire pour forcer l'armée d'invasion à se retirer du Koweït, conformément à la résolution n° 660 de l'ONU. Au moment de la bataille, la coalition avait amassé une armée de 959 600 hommes, 2 000 chars et une flotte de 100 navires de guerre dont six porte-avions, ainsi qu'un impressionnant déploiement aérien d'au moins 1 800 avions. Notamment, le contingent américain était de loin le plus important avec 415 000 soldats. -------------------------
Force d’interposition
La Force intérimaire des Nations unies au Liban (ou FINUL) (en anglais : United Nations Interim Force in Lebanon ou UNIFIL) a été mise en place par les résolutions 425 (1978) et 426 des Nations unies du 19 mars 1978 à la suite de l'escalade de la violence le long de la frontière israélo-libanaise qui avait culminé avec une incursion israélienne dans le Sud-Liban.
Résolution 425 du Conseil de sécurité des Nations unies
Le Conseil de Sécurité,
Prenant acte des lettres du représentant permanent du Liban et du représentant permanent d'Israël,
Ayant entendu les déclarations des représentants permanents du Liban et d'Israël,
Gravement préoccupé par la détérioration de la situation au Moyen-Orient et ses conséquences pour le maintien de la paix internationale,
Convaincu que la présente situation entrave l'instauration d'une juste paix au Moyen-Orient,
- Demande que soient strictement respectées l'intégrité territoriale, la souveraineté et l'indépendance politique du Liban à l'intérieur de ses frontières internationalement reconnues;
- Demande à Israël de cesser immédiatement son action militaire contre l'intégrité territoriale du Liban et de retirer sans délai ses forces de tout le territoire libanais;
- Décide, compte tenu de la demande du Gouvernement libanais, d'établir immédiatement sous son autorité une force intérimaire des Nations Unies pour le Sud du Liban aux fins de confirmer le retrait des forces israéliennes, de rétablir la paix et la sécurité internationales et d'aider le Gouvernement libanais à assurer la restauration de son autorité effective dans la région, cette force étant composée de personnels fournis par des Etats Membres;
- Prie le Secrétaire général de lui faire rapport dans les vingt-quatre heures sur l'application de la présente résolution.
Résolutions de l'ONU concernant Israël
Les résolutions des Nations unies concernant Israël sont celles principalement adoptées par le Conseil de sécurité de l'ONU, dont la mission est de maintenir la paix et la sécurité internationales. Ces résolutions peuvent avoir une portée contraignante, quand elles sont fondées sur le Chapitre VII de la Charte des Nations Unies. D'autres résolutions sont prises par l'Assemblée générale de l'ONU ; sauf exception, ces résolutions n'ont pas de valeur juridique.
Les résolutions concernant Israël sont liées au conflit à la question de la Palestine ; au conflit israélo-arabe ; après 1967, aux territoires palestiniens occupés, et à d'autres territoires arabes occupés, en l'occurrence le Golan syrien, le Sinaï égyptien ; au conflit avec le Liban puis avec le Hezbollah ; aux colonies israéliennes dans les territoires occupés ; au conflit avec la bande de Gaza.
Un très grand nombre de ces résolutions ne sont pas respectées par Israël. Par ailleurs, une quarantaine de résolutions n'ont pas pu être adoptées en raison de vetos opposés par les États-Unis.
https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9solutions_de_l%27ONU_concernant_Isra%C3%ABl
Ainsi, l'expérience indique que si l'État d'Israël viole les droits fondamentaux du peuple palestinien depuis 1948, il peut le faire sous la protection et le soutien logistique des États-Unis et d'autres États.
Le projet de résolution américain, auquel la Chine, la Russie et l'Algérie ont opposé leur veto, manifestement inopérant, était un piège destiné à assurer la poursuite du génocide à Gaza et en Cisjordanie.