L'indifférence nous rend incapables d'éprouver de l'empathie
Face aux situations terrifiantes que traverse l'humanité, l'un des problèmes les plus graves est l'indifférence d’une bonne partie de la population, une maladie psychique introduite en grande partie par les classes dominantes à travers leurs différents appareils de domination : culturels, éducatifs, communicationnels, linguistiques, etc.
L'indifférence nous rend incapables d'éprouver de l'empathie. Elle s'accompagne souvent de solitude, d'instabilité sur les plans social et professionnel, d'une incapacité à nouer des relations durables, ainsi que de dépression.
UNAM Faculté de psychologie / Direction générale de la diffusion des sciences humaines
27 octobre 2022
L'indifférence peut être définie comme un manque d'intérêt et de participation émotionnelle. L'indifférence affective est l'absence de sentiment ; elle se présente comme un manque d'expression des émotions. Le manque d'émotivité ou l'inhibition des affects, également connu sous le nom d'aplatissement, désigne un phénomène psychopathologique dans lequel l'individu éprouve des difficultés, voire une incapacité, à ressentir et à exprimer des sentiments et des émotions dans son environnement social.
Lorsqu'une personne se montre indifférente, elle communique un état d'apathie, c'est-à-dire un manque d'émotion, de motivation ou d'enthousiasme ; en d'autres termes, elle ne réagit ni froidement ni chaleureusement. D'un point de vue moral, l'indifférence est considérée comme une valeur opposée à l'empathie ; elle nous rend insensibles à la douleur d'autrui et nous prive du sentiment le plus élémentaire.
Il s'agit d'un manque d'implication émotionnelle. Dans diverses circonstances, certaines personnes ne perçoivent pas de lien affectif significatif et préfèrent garder leurs distances.
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