Springora : peut-on douter de Marie-Laure Delorme ?

Au cul de la ronde germanopratine.

            Dans la brosse à reluire de Lagardère (Journal du dimanche), la perfide Marie-Laure Delorme signe un papier cynique sur le récit de Vanessa Springora (le consentement, Grasset, 18 €). La publiciste profite de la faiblesse de Vanessa pour remettre en selle la petite frappe bhlévienne Yann Moix ( lire ici ) : de l'art d'accommoder les pestes ?

 

« Il n'y a pas une once de littérature dans le consentement. Tout est plat.», écrit-elle.  

 

            La charge contre une femme éditrice étant sans appel, il est permis de douter : Marie-Laure Delorme aurait-elle commis, comme tant d'autres journaleux dans le passé, un papier complaisant à l'égard du pédophile Gabriel Matzneff ?

 

            A la perfidie de Marie-Laure Delorme, nous préférons la lucidité de Guy Konopnicki (Marianne du 3 janvier) : «Hier, la pédophilie promettait de belles ventes aux libraires. Matzneff passait donc pour un grand écrivain. Le marché s'est révélé décevant. La médiocrité littéraire change de registre, la dénonciation des vieux dégueulasses semble porteuse.»  

 

L'opportunisme reste le courant majoritaire, hier comme aujourd'hui.

 

Alexandre Anizy

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