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Billet de blog 11 février 2014

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Cynthia Fleury racole dans Libération

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

            En sortant de la salle de sport, nous ramassons Libération sur le présentoir des gratuits (1) offerts par l'enseigne (c'est mieux que d'emballer le poisson, n'est-ce pas ?), car plus question d'acheter ce sermon libéral quotidien depuis belle lurette.

            Aujourd'hui, la parole est à la philosophe Cynthia Fleury qui vient soigner sa cote de notoriété en pissant un amphigouri brillant de son orthodoxie.

« Libération, c'est plus de quarante ans de vie démocratique, de combats intellectuels, de résistance de la pensée, quarante ans de la performativité du dire au service de la société... »

"de résistance de la pensée", quèsaco ? Un concept fleuryen ?

"de la performativité du dire au service de la société" : moyen de pression au service de la famille Seydoux dans les années 80 (à quoi sert le Figaro, les Echos, le Point... ?), etc. , de quelle action d'intérêt général Libération est-il l'énoncé ? Si la philosophe pressée voulait bien éclairer les lecteurs...

« La bataille qui se livre à Libération (...) Celle du travail, du pluralisme, de l'indépendance, du récit de nos vies singulières, celle du contre-pouvoir et de la régulation démocratique. »

            Il faut partager leurs idées ou bien n'avoir jamais lu la propagande d'un Jean Quatremer, d'un Bernard Guetta, ou d'un Eric Decouty (2) pour oser voir dans Libération un contre-pouvoir !

            Mais peut-être que Cynthia Fleury se fiche de Libération, de l'Humanité (3), comme du travail ? Elle n'interviendrait aujourd'hui que pour accroître sa part de marché médiatique, en quelque sorte.

            Ce n'est pas un délit. Mais quelle connerie !

Alexandre Anizy

(1) : à côté du Figaro, L'équipe, Auto-Journal, des magazines féminins, c'est une démarche commerciale honorable.

(2) : Extraits de l'éditorial du 11 février 2014 sur la votation suisse :

« Le vote anti-immigration » ;

« La majorité helvétique qui s'est exprimée dimanche illustre enfin le risque de contagion du discours glauque mêlant le sentiment anti-européen, le rejet des étrangers et le refus d'un supposé "système" politique. » « Il est encore temps d'expliquer que l'Europe et l'immigration sont une chance économique et culturelle pour toutes nos sociétés. »

On croirait lire un éditorial de Natalie Nougayrède, le style alambiqué en moins... voire le communiqué de presse d'un Commissaire bruxellois.

(3) : Cynthia Fleury y tient une chronique.

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