L' état de la démocratie ivoirienne.

L' état de la démocratie ivoirienne envisagé sous la perspective des trois systèmes: l'Etat, la société politique et la société civile. Réparer la société politique, l'enjeu de la démocratie ivoirienne. Qu'en est-il de L'ÉTAT ivoirien ? Le rôle fonctionnel de l'Etat dans une démocratie est d'intégrer la société,

L' état de la démocratie ivoirienne envisagé sous la perspective des trois systèmes: l'Etat, la société politique et la société civile.
Réparer la société politique, l'enjeu de la démocratie ivoirienne.

Qu'en est-il de L'ÉTAT ivoirien ?
Le rôle fonctionnel de l'Etat dans une démocratie est d'intégrer la société, d'élaborer et de défendre l'unité nationale, d'assurer la continuité de cette unité face au passé et à l'avenir dans une perspective de développement endogène. Il est de défendre cette unité nationale face aux menaces intérieures et extérieures, d'agir au nom de la nation et de promouvoir la respectabilité et les intérêts souverains du pays dans le monde.

Sous la gouvernance du RHDP, L’ÉTAT ivoirien est revenu à cette fonction cardinale de l'Etat dans une démocratie.
En faisant de la construction de la nation, de la représentation des intérêts sociaux, de l'intégration sociale, du développement endogène et de la restauration de la respectabilité internationale de la Côte d'Ivoire son programme majeur, la majorité RHDP au pouvoir a rétabli, par l'EXEMPLE, le parti politique ivoirien dans sa fonction sytémique.

Qu'en est-il alors de la
la SOCIÉTÉ CIVILE ivoirienne?

Sous l'auspice d'un Etat qui a relâché son emprise sur la société, d'un pouvoir qui se limite par les droits de l'homme et se définit comme force d'intégration sociale et comme acteur de développement, LA SOCIÉTÉ CIVILE ivoirienne se structure en affirmant son autonomie et son hétérogénéité constitutive. La libre expression des catégories qui la composent, le dynamisme des associations culturelles et des mouvements sociaux sont les signes patents de cette vitalité multidimensionnelle .

Peut-on en dire autant de la société politique ivoirienne?
Se consacre-telle, en toutes ses composantes, à sa tâche fonctionnelle qui est d'élaborer l'unité à partir de la diversité, de servir de médiation entre la pluralité de la société civile et l'unité de l'Etat?
L'une des tâche les plus éminentes des partis politiques comme architectes de l'unité à partir de la diversité est d'être les chevilles ouvrières de la construction de la nation, des médiateurs.

Or certains partis et certaines fractions de notre échiquier politiques ont choisi emblématiquement de diviser intérieurement la cité, de manipuler les identités ethniques et confessionnelles, d'empêcher leur unification nationale, d'instrumentaliser les associations de la société civile, d'opposer la société à l'Etat.

Le problème de la démocratie ivoirienne semble donc provenir de la SOCIÉTÉ POLITIQUE.
Certaines parties de cette société agissent à contre courant de la logique fonctionnelle de ce système qui est d'élaborer l'unité à partir de la diversité des intérêts qui s'expriment dans la société civile, de jouer un rôle de médiation entre la société civile et l'Etat.
Certains PARTIS POLITIQUES et certaines FRACTIONS ont CHOISI de DIVISER AU LIEU D'UNIR , de SÉPARER AU LIEU DE RASSEMBLER .
Ils ont choisi de mettre la société civile à leur service, au lieu de se mettre à son service. Ils ont choisi de l'envahir, de la soumettre à leurs stratégies d'appareil, de l'instrumentaliser pour réaliser leur projet partisan de capture du pouvoir.
Une logique de partitocratie s'est développée dans certains secteurs de la société politique ivoirienne.
Contre la fonction naturelle des partis politiques du régime de démocratie pluraliste qui est de représenter et de défendre les intérêts des catégories de la société, certains partis et certaines fractions se sont mis à leur propres service, au service de leurs intérêts particuliers d'appareils .
Ils se sont notamment mis au service des ambitions de pouvoir de leurs chefs et ont donc choisi, à cette fin, de diviser, de fragmenter et de cliver la société au lieu de l'unir.
Ils ont choisi d'obérer et d'entraver le travail de médiation qui est la tâche fonctionnelle et systémique de la société politique.
CE SYSTÈME MÉDIATEUR EXISTE POUR SERVIR DE PONT ENTRE la SOCIÉTÉ CIVILE et L'ETAT .
Ce bref parcours critique des trois systèmes montre clairement que la société POLITIQUE est le MAILLON MALADE de la démocratie ivoirienne.

L'enjeu national de la lutte démocratique ivoirienne est donc de réparer notre société politique, de la resituer pleinement dans sa fonction de médiateur entre société civile et État, de cheville ouvrière de l'unité nationale.
Il faut pour cela reconstruire la représentativité sociale des partis ivoiriens qui se sont définis dans la partitocratie et ont troqué à cette fin la représentativité sociale contre une représentativité de type communautaire.

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