En Afrique Noire, ouvrons les yeux sur la corruption qui fait le lit du terrorisme djihadiste

En Afrique Noire il faut combattre la corruption endémique pour pouvoir lutter efficacement contre le terrorisme djihadiste.

Ouvrir en Afrique Noire, les yeux sur la menace mortelle  des terrorismes esclavagistes de Daech, de Al Qaeda et de leurs filiales maghrébines Aqmi qui ciblent en ce moment l'Afrique Noire en missionnant leurs différents sous-traitants africains locaux, c'est d'abord ouvrir les yeux sur la corruption locale interne qui leur ouvre, grande, les portes de nos cités. (cf. lemonde.fr/Afrique. Menaces-dans-le-sahel-ouvrons-les-yeux par Laurent Bigot)

Pour lutter efficacement contre ce nouveau terrorisme, qui nous rappelle de douloureux souvenirs en tant qu’Africains, ce terrorisme d’esclavagistes, les dirigeants politiques africains doivent travailler à construire l’unité de la nation par l’intégration politique et économique de la pluralité sociale, bâtir la citoyenneté et mettre la puissance publique au service de sa pérennité. Ils doivent pour cela assumer leurs responsabilités politiques qui sont de DEFENDRE L’INTÉRÊT GÉNÉRAL, de SERVIR LE BIEN COMMUN, d’ASSURER LA SÉCURITÉ DES POPULATIONS.

Ils doivent donc accomplir le mandat que leur a confié le peuple qui n'est pas de s'aménager un mode de vie ostentatoire, d'acheter des avions présidentiels et d'accumuler des biens de prestige au détriment du bien-être des populations. Les priorités politiques  de nos dirigeants doivent être de  promouvoir le bien-être de la population globale  au lieu d'être de promouvoir leur bien-être personnel, d'assurer la pérennité de leur pouvoir, de garantir leur sécurité financière ainsi que celle de leurs familles et tribus. Il faut donc qu’ils  soient pleinement des dirigeants politiques dans la cité c'est-à-dire des serviteurs de la Généralité qui respectent les particularités. Ils ne doivent pas représenter des particularités au détriment de la Généralité.

Il faut, en conséquence, qu'en Afrique Noire, la politique cesse d'être une lutte à la vie et à la mort pour l'appropriation personnelle ou clanique du pouvoir. C'est la matrice de la violence et de la corruption qui deviennent, par là, les modèles mortifères de la vie sociale et politique africaine. La politique en nos sociétés d’Afrique Noire doit cesser de s’exercer  sous le mode de la guerre, d'une guerre d'extermination. Elle doit cesser d'être une lutte pour l'accaparement du pouvoir où tous les coups sont permis, y compris l'embrigadement du terrorisme esclavagiste arabe qui instrumentalise l'Islam pour servir sa cause morbide.

L’affrontement politique africain doit se définir contre le chaos qui est si profitable à l’appropriation personnelle et à l’accaparement du pouvoir. Aux prises dans cette lutte féroce pour l’accaparement du pouvoir qui les aveugle, des dirigeants politiques, au Moyen-Orient, au Maghreb et en Afrique Noire, se font doubler par ces trafiquants prébendiers  passés maîtres dans l’art de s’infiltrer dans les fissures sociales provoquées par leurs combats fratricides. Prêts à mobiliser toutes les armes qui pourraient  leur permettre d’accaparer le pouvoir, bien souvent, nos dirigeants n’hésitent pas à donner à leur lutte politique un habillage confessionnel et à appeler à la rescousse ces brigadiers de la mort et de Satan qui violent le Coran et la Parole de Mahomet, ces imposteurs qui ne vont pas au paradis comme ils le croient dans leurs cerveaux malades mais plutôt en ENFER.

Les chefs d’Etat africains de la nouvelle génération doivent assumer leur responsabilité politique qui n'est pas de protéger leur pouvoir personnel,  de traquer leurs adversaires politiques et leurs oppositions. Au plan sécuritaire  nos chefs d’Etat doivent assumer leur fonction de chefs suprêmes  des armées qui ne saurait être de détourner la totalité du budget de la défense nationale pour prémunir leurs gardes prétoriennes et de démunir, à cette fin, l’armée et la police nationales. Ils doivent exercer pleinement cette fonction qui n’est pas de confier aux forces de défense des institutions de la République la tâche de protéger leur pouvoir personnel en terrorisant la population et l'armée nationale. Ils doivent mettre la force publique au service de la protection de sécurité des populations et de celle de l’intégrité de la République.

En un mot, nos dirigeants politiques et nos élites doivent opérer une révolution mentale pour s'inscrire dans le nouveau monde où le bien-être des populations des États qu'ils dirigent est, comme il aurait dû l'être depuis toujours, la raison d'être ultime de la politique. Ils  doivent sortir mentalement du monde ancien de la guerre froide, de ses schémas et priorités périmés dans lesquels ils officiaient comme lieutenants et chiens de garde des prés-carrés africains des deux camps occidentaux et soviétiques et de leurs différents satellites. Ce temps des gardes présidentielles et des polices politiques féroces formées pour réprimer et traquer les opposants est terminé depuis 25 ans. Ce temps de l'impunité et de la corruption politique, sociale et économique est définitivement mort.

Faire de la politique et exister politiquement en Afrique Noire signifie désormais, pour ceux qui revendiquent ce statut ou qui formulent cette prétention, se mettre au service de la société et des populations, de la Nation, des valeurs de la République et de la Démocratie. Pour freiner en Afrique Noire  les prébendiers enturbannés  qui instrumentalisent et défigurent l’Islam de Mahomet pour servir leurs objectifs de prédateurs,  il faut leur opposer les forces irréductibles de la volonté républicaine qui respecte le Sacré, le spirituel et le religieux. Pour briser les colonnes de ce monstre nihiliste qui veut détruire l’Islam syncrétique africain  afin implanter sa tutelle économique et politique sur l’Afrique Noire au détriment de la République et de la Démocratie, il faut mettre la politique africaine au service des valeurs de la laïcité et du vivre-ensemble. Pour vaincre et abattre en Afrique Noire ce monstre orgueilleux d’égrégores terrifiants venu d’ailleurs qui trafique  les idéaux  et prétend être, comme Dieu Tout-Puissant, au-dessus de l’angoisse de la mort, il faut mettre les forces de défense nationale au service des idéaux immortels positifs et généreux de la Nation, de la République et de la Démocratie qui méritent eux-aussi d’être défendus au prix de la vie, du confort et de la sécurité personnelle. Face au  terrorisme des trafiquants de l'Islam, sur lesquels s'abat déjà la colère des peuples et des armées humaines de même que la sanction divine de Mahomet et de son Coran dont ils violent La LOI, certains autocrates africains ont tort d’escompter sauver leur pouvoir et leurs prébendes en se reconvertissant en nouveaux lieutenants sécuritaires de la géopolitique des puissances occidentales. Ils seront jetés au sol  et piétinés par la dynamique irrésistible de l'Histoire qui avance rapidement et avec assurance  de manière imperturbable en Afrique Noire. 

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